‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 371 sur 503 · DE GOULAS AU DUC D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

DE GOULAS AU DUC D'ORLÉANS

Iparent, et trouvant dans la luo de la Verrerie un grand hoiiinie d'apparence accompagné, et ayant un hausse-col kloré, dit exprès : « Voilà grande pitié de laisser périr jtant d'honnêles gens que l'on pourrait sauver, s'il y allait Uiu secours seulement une escouade de chacune des com- {pagnies de la colonnelle de ce quartier. « A quoi cet homme hausse-col, qui sans doute était exprés pour cela, rfr» ondit : « Mort-Dieu, il faut que désordre arrive. » Le vœu de l'homme à hausse-col était plus que satisfait, le désordre n'avait plus de bornes et personne n'était là pour l'arrêter; les princes étaient retournés au Luxem-» bourg, à l'autre extrémité de la ville. Quelques citoyens courageux osent pénétrer jusqu'à eux, leur apprennent ce qui se passe à l'hôtel de ville, et présentent à Gaston le billet que lui adressait son secrétaire Goulas, et dont Dous avons retrouvé l'original à la bibliothèque impériale. Pour apprécier l'horreur de la situation, il faudrait que le lecteur vît de ses propres yeux ce billet si concis; il comprendrait par celte écriture tremblée, illisible, sur un petit papier chiffonné, où aucune des règles de l'étiquette, si Importante à cette époque, n'est observée, il devinerait h terreur qui s'était emparée de tous ces malheureux renfermés dans l'hôtel de ville.

a L'hôtel-de-ville est assiégé, on brûle la porte, et toutes les coinpagaies qui étaient à la garde ont fait leurs décharges dans les fenêtre» de la grande salle ; tout est perdu sans votre secours, que tcns 1 -s Iionnètes gens de la ville réclament, et je vous assure qu'il n'y a pas un moment à perdre. Je suis, avec tout le respect que je vous dois, Mon- . Seigneur,

« Votre très-humble et très-obéissant serviteur,

« GouLiS*

. De l'hôtel-iie-ville, ce 4 juillet 1652.

« A Son Altesse Royale ^ »

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