‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 370 sur 503 · Ms. Dubuisson, p · texte numérisé non relu

Ms. Dubuisson, p

2. « Le lendemain, ces meurtriers et voleurs tout ensemble eurent asseï d'impudence pour aller aux maisons d'aucuns particuliers demander le reste de l'argent qui leur avait été promis. L'on en arrêta deui seulement qui furent menés à la conciergerie du Palais et condamnés à mort; ce qui fut exécuté dans la cour du Palais, par l'appréhension que l'on avait qu'il n'arrivât encore sédition dans la Grève cà leur sujet, d'autant plus qu'il y en avait un qui était officier de cuisine du prince de Condé. Laisné, conseiller à la grand'chambre, qui était avec Gilbert de Voisins^ commis pour informer contre eux, trouva écrit en grosses lettres •ur sa porte : « Si vous faites mourir ces deux prisonniers, vous ne vivrei « pas six heures après. » Conrart, Mémoires.

3. Ms. Dubuisson. Ce même témoin dit avoir vu arriver en Grève, par a rivière, avant le désordre, un bateau plein de soldats des princes qui se mêlèrent avec la canaille sur la place, et un conseiller de ville, de Dourges, a dit affirmativement à M. d'Orléans avoir reconnu parmi les officiers le major du régiment de Languedoc, assurant de plus que ceux qui le sauvèrent et le reconduisirent chez lui étaient des soldats des princes, auxquels il donna 100 écus; un nommé Poucet, officier du Pariement, donna 100 louis au trompette du régiment de Valois, qui la sauva (ces deux régiments dépendaient du duc d'Orléans).

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