‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 385 sur 503 · ENVIRONS DE PARIS · texte numérisé non relu

ENVIRONS DE PARIS

au môme fail : « Le Parlement fait défense de présenter aucune requL'te au nom collectif des propriétaires, sauf à chacun en particulier à se pourvoir devant les juges ordinaires pour la diminution prétendue qu'il peut devoir d'un quartier d'arréragé de rentes foncières et autios constituées pour la construction de bâtiments, de maisons dont les locataires se trouvent déchargés. »

Il est inutile d'ajouter à ces récits celui des Relations. Nous leur emprunterons un seul détail: après la journée du faubourg Saint-Antoine, les pauvres artisans des faubourgs coururent couper des morceaux de la chair des chevaux tués dans le combat, et cette viande se vendait encore 10 sols la livre... La situation des environs de Paris n'était pas meilleure, examinons-la rapidement, en nous arrêtant spécialement à Étampes. Une partie des troupes de Turenne vint camper le 7 mai, dit la Gazette de Renaudot, au camp d'Antoni, le gros de l'arméeétant à Palaiseau, d'où les coureurs ont visité tous les villages desenvirons de Paris, et y ont fail tant de désordre que la plupart des paysans ont été contraints de se réfugier dans la ville; le 24 mai, d'après les JVoMie//e5 à la main publiées dans la Revue Rétrospective de M. Taschereau * ses troupes se sont tellement gorgées de butin que les soldats se débandent de tous côtés et se retirent chez eux pour le mettre en sûreté; derrière eux, ils ne laissaient que maladies et pauvreté. Vincent de Paul écrit à un missionnaire le 24 juillet : M

« Nous avons entrepris à Palaiseau, où l'armée royale a campé vingt jours, un aussi grand travail que celui d'Etanipcs; les maladies et la pauvreté y sont aussi extrêmes, et nos ouvriers (les missionnaires) sont , tombés malades au nombre de sept ou huit, les uns après les autres, ' ce qui nous oblige d'y en envoyer d'autres et de rappeler ceux-là.

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