‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 438 sur 503 · SOUMISSION DE LA GUIENNE · texte numérisé non relu

SOUMISSION DE LA GUIENNE

par les armes un homme tel que Du Doignon. Louis de Bassompierre, évêque de Saintes, fut le négociateur, et Louis XIV, par lettres enregistrées au Parlement de Paris le 18 mars 1653, accorda à Du Doignon et aux siens amnistie pleine et entière ; dix jours après il reçut le bâton de maréchal sous le nom de duc Foucault avec une gratification de 530,000 livres, tout en conservant son gouvernement de la Rochelle, dont il se démit plus tard en faveur de Mazarin.

Celte défection acheva d'ébranler l'Ormée. Candale au contraire, secondé par l'escadre de Vendôme, se rapprochait chaque jour de Bordeaux, de plus en plus divisé, et où les complots amenaient des vengeances qui, à leur tour, excitaient des ressentiments. Bientôt Mont-de-Marsan, Bazas, La Réole, Cadillac, Langon et tous les postes de la Garonne furent au pouvoir du roi; Sarlat chassa sa garnison, Bergerac ouvrit ses portes ; après la prise de Lormont, Bourg, la place de sûreté que Condé avait livrée aux Espagnols, assiégée à la fois par terre et par mer, capitula; Libourne se rendit ensuite; et alors les deux chefs, Vendôme et Candale, vinrent s'établir autour de Bordeaux (18 juillet).

Les partisans de la paix, encouragés par ce voisinage, donnent un libre cours à leur opposition ; des réunions nombreuses se tiennent à la Bourse, centre du haut commerce et qui remplace dans cette ville le Palais-Royal de ^ Paris. Des collisions ont lieu entre la jeunesse et l'Ormée, qui est battue ; au haut des clochers et partout où les Orniistes avaient arboré un drapeau rouge, on le remplace par un mouchoir blanc. On demande à Conti d'interdire les réunions de l'Ormée, des députations sont envoyées aux camps des deux ducs, on échange des articles

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