‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 452 sur 503 · BUDGET DES HOPITAUX · texte numérisé non relu

BUDGET DES HOPITAUX

de Jour en jour, le nombre prodigieux des malades, qui n'était autrtv fois que de 800 à 900, monte à plus de 2,500. En 16G3, la dépense n surpassé Is recette de 228,003 livres, ili sous, 11 deniers. •

L'hôpital général est aussi misérable :

« Pour le vin, on n'en donne qu'à ceux qui ont 60 ans passés et aux enfants, sur ordre des médecins, et un demiseptier seulement chaque jour ; la viande, 0 onces de chair crue par jour pour chaque pauvre, réduite à 3 lorsqu'elle est cuite. Les troncs de 1659 et 1660 n'allèrent pas au quart des années précédentes ; à l'égard des legs, il n'y en a presque pas qui n'aient été contestés, du moins des considérables ; l'hôpital doit 60,000 livres en 1660. On dépense environ 6,090 livres par an pour les procès ; le 15 janvier 1663, il est sans crédit et n'a pu trouver 100. 001 livres pour achever les bâtiments commencés par Mazarin; il doit plus de 15,000 livres, et chaque mois Ta l'engager encore de 25 à 30,000 livres; s'il n'est point soulagé, la ruine est inévitable. La misère est telle que les messagers apportent de petits enfants, 8 ou 10 à la fois, desquels on ne pouvait savoir môme le nom. » Un état vrai du revenu de rh6pital de la Charité donne, pour 1658, un déficit de 39,007 livres *.

La misère de Paris est si exigeante qu'elle nuit aux secours que réclame la province.

« Je suis affligé, écrit Vincent de Paul à un de ses missionnaires do Sedan, M. Coglée, en janvier 1654, des misères de votre frontière et de la quantité des pauvres qui vous accablent, mais je ne puis que prier Dieu pour leur soulagement, car, de faire ajouter quelque chose aux 100 livres que l'on vous donne pour eux par mois, il ne s'y faut

1. Etat au vrai des biens et du revenu de VHÔtel-Dieu, tant de ce qui est annuel et des revenus de ses domaines, que de ce qui est casjel, sur le pied des six dernières années, une commune, pour fairo connaître au public les vraies nécessités des pauvres malades qu'on est obligé d'y recevoir de toutes parts, sans en refuser aucun, comme aussi les nécesisités de l'hôpital Saint-Louis «t de l'hôpital Sainte- Anne qui en dépendent (1662). — Etat présent ds l'hipital général et de ses pressants besoins, que MM. les curés sont priés de représenter

eu leurs prônes, et MM. les prédicateurs en leurs sermons. L-„-*

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— ç;tat au vrai du revenu de la Charité en 1C58. Bill. Muzar. (17009.)

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