LE REVENU ET LES PROD ITS
VILLEROÏ.
GHON.
UALAÏ.
SERCINES.
rONTATMi- FOURLUE.
De
3 muids 1/4
4 setiers (32
4 set. (fro-
8 set. de fro-
13 set. de fro-
(312bichels)
bich.) de
mentj
ment.
ment.
de froment; 3 muid 1/4
d'avoine ; 3 porcs
froment.
4 d'avoine ;
2 bich. pois;
2 de fèves ;
2 d'oignons et 150 liv. de chanvre.
8 de seigle.
3 set. d'orge.
30setier8(240
26 bich. mé-
27 bich. mé-
40 bich. mé-
170 bich. mé-
bich.)demé-
tei!.
teil.
teil.
teil.
teil.
24set.(192b.) méteil.
32 bich. met.
36 bich. met.
140 bich. met
40 hectol. de
400 ff., paire
620 fr., paire
845 fr., 2 pai-
1,683 fr. cl
from. , 4 pou-
de poulets et
de poulets et
res de pou-
lesconlribu
lets, 2,175 f.
les contribu-
les contribu-
lets, et con-
tions.
et 200 fr.
tions.
tions.
tributions.
de contribu-
tions.
Ces chiffres ne prouvent que trop la décadence profonde de l'agriculture en France vers l'époque de. la Fronde; reste à en chercher les causes. Examinons la condition des paysans et des rares possesseurs du sol, colons, métayers, fermiers ou vassaux, et nous verrons que le manque de garanties qui découlaient de l'organisation sociale, empêchait les classes agricoles de retirer aucun profit de leurs rudes labeurs. Sous l'ancienne monarchie, il faut distinguer, depuis le quatorzième siècle, trois espèces de
«e trouve constatée à chaque instant dans Arthur Young. Voici un passage entre cent de même nature; à propos du château de Nangis (Seineet-Marne) et des dépendances agricoles, le touriste anglais dit : « Ce château de M. de Guerchy est considérable et mieux bâti que ceux qu'on construisait en Angleterre à la même époque; on était, en France, sous Henri IV, plus avancé que nous en toutes choses. Grâce à la liberté, nous sommes parvenus à changer de rôle. » Un beau chapitre du grand historien Macaulay, État de l'Angleterre en 1685, monfre aussi d'une manière irréfutable ces deux faits : l'état arriéré de la civilisation anglaise comparée avec la nôtre à celte époque, et son rapide essor lorsque par la révolution de 1688 elle eut reconquis sa liberté. On ne saurait trop le prouver, le despotisme ruine tout, même les intérêts matériels; c'est toujours «l'arbre du sauvage coupé par le pied.»
DU XVI» AU XIXe SIÈCLE. M
conlïibQtions publiques qui existent simultanément : les redevances féodales, ecclésiastiques et les impôts royaux.
Pour se faire une idée exacte de ce qu'élait la féodalité au point de vue de l'exploitation du sol, il faudrait, travail impossible, dresser pour la France entière un tableau exact des fiefs; car les conditions de cette possession changeaient dans chaque seigneurie. Les noms seuls des exactions et des avanies que ce système, presque uniquement combiné dans un but d'oppression et de fiscalité, faisait peser sur quiconque n'appartenait pas à un ordre privilégié, fatiguent par leur bizarre contexture et leur sens, si éloigné de nos habitudes; pareille énumération serait insipide. Nous indiquerons seulement quelquesuns de ces impôts : le droit de prise, par lequel le roi dans tout le royaume, et les seigneurs dans le ressort de leur suzeraineté, pouvaient piendre pour eux-mêmes, leur famille, leurs grands officiers, tout ce dont ils avaient besoin, même le logement, droit de réquisition constant et en pleine paix; le cep£, redevance foncière, annuelle, perpétuelle et non rache table, qui se payait en argent ou en nature, devait toujours être acquittée, sans aucune réduction, môme lorsque la récolte avait manqué; les arrérages en étaient exigibles pendant vingt-neuf ans; le champart (la part du champ), droit prélevé sur toute terre labourable, avant que le cultivateur ait rien pu enlever de ses produits, et qui variait du vingtième au quart des fruits du sol; les lods, droit de mutation qui s'élevait du douzième au sixième de la valeur; la taille seigneuriale ; le brennage, impôt en grains pour la nouiriture des meutes seigneuriales; les corvées seigneuriales, etc., le tout accompagné de franchises, exemptions,