SCÈNE IF
Les Mêmes, DEANS.
TOUS. Père! père!
deans. Enfants, voilà du pain , du bon pain... Nous ne mourrons pas de faim cette nuit encore!
job. Vousavezdonc trouvé de l'ouvrage?
de ans. Oui, oui... prends, c’est ta part.
job. Je n’en veux pas.
deans. Pourquoi?
job. Parlez moins haut, je vous en prie, ma mère dort.
deans. Chère bonne femme, elle sera bien heureuse à son réveil ! il lui reste une bonne part aussi...
job. Vous paraissez inquiet?
deans. N’entendez-vous pas marcher au dehors?
job. Non.
DEANS, d part. Il est impossible qu’on n’ait pas perdu mes traces. (Haut.) Elle dort donc bien?
job. N'approchez pas 1 deans. 11 faut que je l'embrasse, pourtant : je ne l'éveillerai pas, sois tranquille ! job. Eloignez-vous!
DEANS. Niais. . .
job. Mon père 1 mon père !
deans V écarte et s'approche de Meg. Ah !
miséricorde! ma femme ! ma pauvre femme T (Au.r enfants.) Voyez!.,, voyezl... vous n’avez plus de mère! ( Ils s'agenouillent tous en pleurant.)
jon. « Dis-luique ma dernière pensée fut pour lui ! • voila ses dernières paroles !
deans. Plus rien... morte! perdue à jamais! Nous nous aimions tant dans notre misère!... O douleur atroce!.. . Dieu juste, tu m’as cruellement puni !... ( lirai! au dehors. )
job. Ce bruit.. .
deaxs. Cette fois, je ne me trompe pas...
des voix, des flambeaux, des crosses de fusil... On s'arrête à notre porte... Ah! la justice des hommes après celle de Dieu !...
une voix, au dehors. Ouvrez, au nom de la loi !yr
JOB. Mon père?
DEANS. Va ouvrir!... (A part.) AU! te couteau... (Il prend le couteau qui-Juia serci à couper le pain et le cacjie dans sa poitrine.)