BUREAUX DE BIENFAISANCE
C'est donc une institution utile et nécessaire ; elle ne prend pas la place de la charité privée et ne peut pas être remplacée par elle. Du reste, elle s'appuie sur l'individu au moyen des commissaires ou des dames patronesses, qui l'aident à visiter les pauvres, et, par ses quêtes, elle fait appel aux particuliers et fournit ainsi à ceux qui ne peuvent pas s'occuper directement des malheureux, l'occasion de contribuer néanmoins à leur faire du bien.
On adresse quelquefois aux bureaux de bienfaisance des critiques dont il est nécessaire de dire quelques mots. On leur reproche souvent de faire des différences entre les assistés suivant la religion qu'ils professent, et de secourir de préférence ceux qui suivent les pratiques religieuses qui leur sont recommandées, encourageant ainsi l'hypocrisie et une dévotion feinte.
Ces reproches s'adressent notamment aux sœurs de charité, qui se laissent entraîner quelquefois sur cette pente, par trop de zèle confessionnel. A part cette observation parfois méritée, tous ceux qui les ont vues à l'œuvre n'ont que des éloges à leur adresser pour leur dévouement et leur amour du prochain. Leur tâche n'est pas aisée et souvent elle est bien ingrate : passer sa vie à voir souffrir les
somme aussi minime ne peut être d'aucune ut réelle. Beaucoup de personnes pensent qu'il ' drait mieux secourir moins de pauvres et le i complètement, de manière à les retirer d< misère.
Il est prudent, d'abord, de se méfier des moj nés, elles sont souvent trompeuses ; ainsi, burçaux de bienfaisance donnent non-seulen des secours permanents, mais encore des secc temporaires, qui ne durent souvent que quelc jours, en cas de maladie par exemple, et qui i figurent pas moins dans les statistiques, ce qui que la somme de 22 francs n'est pas un maxim qui ne se trouve pas dépassé.
Il faut évidemment s'efforcer de faire sortir d misère, même au prix de sacrifices importa ceux qui, sans un vigoureux effort, sont condani à y rester, car il convient d'éviter à tout pri) pauvreté héréditaire ; mais si la moyenne secours, par individu, est faible, il ne faut pas conclure que ces secours n'ont pas été utiles. En effet, six livres de pain par quinzaine, exemple, ou du charbon à jour fixe pendant 1 ver, donnent une bonne journée à bien des far les ; et un vêtement de temps i autre, une lay
res pour un enfant, lors même que bte pas souvent, n'en facilitent pas où tout est si difficile. — Puis, il ne r les soins médicaux donnés gratuimèdecin du Bureau, les remèdes pharmacie, les petits pansements le soin par les sœurs, les soupes don- ;rands froids, tout cda a son impor-
îxistent, les bureaux de bienfaisance ant moyen de soulager la misère, jte n'est pas suffisant. Ainsi en 1877, nmunes, il n'y en avait que 13,440.
parlementaire de 1872-73 a montré lit indispensable d'en créer de nouide majorité des personnes consultées ■e en faveur de l'établissement d'un laque commune (i).
généraux ont été de cet avis ; la plulissions administratives des Hospices X de bienfaisance existants, ont rémême sens, et ces derniers ont de-
1 rtsullats de rEnqutte pariemen nce publique dans les cnmpaKncs s.CerfeIfils.imp.
mandé que tout au moins un comité c fût organisé.
En principe, la création d'un bureau sance dans chaque commune est dès est-elle possible ?
Il convient ici de donner le détail lation des communes, d'après le rece 1876 (i). Ce sera la meilleure rèpo question.
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