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suffit pas que l'instruction soit obligatoire, il faut encore qu'il y ait partout des écoles, et qu'elles soient suffisantes pour recevoir tous ceux qui s'y présentent. Il faut que les classes ne soient pas encombrées, que le chiffre de cinquante enfants par classe et par professeur ne soit pas dépassé, sans quoi l'enseignement ne peut pas porter de fruits véritables ; il faut enfin que les instituteurs et les institutrices soient à la hauteur de leur tâche, qu'ils aient tous le brevet de capacité, et que les lois d'exception en faveur des congréganistes disparaissent.
• Notre système pédagogique, basé actuellement en grande partie sur la mémoire, devrait être modifié, et reposer surtout sur le raisonnement ; enfin, l'instruction des filles devrait être aussi soignée et aussi complète que celle des garçons.
« Quand vous donnez l'éducation à un garçon, « dit M. Jules Simon, vous faites un homme éclairé; « quand vous donnez l'éducation à une fille, vous « faites une /am///d éclairée. »
N'oublions jamais cette profonde parole. C'est la mère qui prépare les générations de l'avenir ; c'est elle qui met dans le cœur de l'enfant les premiers germes de l'instruction, de l'éducation, de la reli-
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gion ; c'est elle qui forme son intelligence et sa conscience, et qui ne sait combien les premières directions sont importantes !
C'est la femme qu'il faut instruire^ tout d'abord, pour améliorer l'humanité ; il faut que, par son développement intellectuel et moral, elle soit nonseulement la compagne de son mari, mais qu'elle devienne encore son aide. Il faut qu'elle sache rendre son intérieur agréable, et soit en mesure de diriger son ménage avec ordre et économie, qu'elle puisse enfin élever ses enfants convenablement; alors une des grandes causes de la misère sera détruite. — Le mari, heureux chez lui, ne songera plus à sortir pour fuir un intérieur désagréable; son gain, qui passait en partie au cabaret, appartiendra en entier à la famille ; les enfants bien élevés aideront leurs parents, et au lieu d'une famille pauvre et malheureuse, à la charge de la charité publique, la société aura un soutien de plus, un groupe de gens actifs, travailleurs, partisans de l'ordre et de la vraie liberté, et pouvant à leur tour contribuer au progrès de l'humanité.
A côté de la salle d'asile et de l'école primaire, la charité préventive publique peut encore agir par l'instruction, au moyen de cours d'adultes. Rien ne
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l'instruction obligatoire i5i
lui est plus facile que d'organiser et d'encourager ces cours, en chargeant les instituteurs communaux de les faire le soir dans une des salles de l'école, et en leur assurant une petite augmentation de traitement.
Ces cours doivent avoir pour but principal d'enseigner à lire, à écrire et à compter aux adultes ignorants ; mais on peut aussi y ajouter avec avantage quelques leçons plus intéressantes sur l'histoire, la géographie, les principes de l'hygiène, de l'agriculture, etc.
L^initiative individuelle peut ici venir largement en aide à l'administration, en organisant ces cours, soit seule, soit avec le concours de la commune ; on ne saurait trop encourager les personnes de bonne volonté, et principalement les jeunes gens, à s'en occuper, car ils y trouveront le double avantage d'être utiles aux autres en les instruisant, et utiles à eux-mêmes en apprenant à parler, sans crainte, en public.
La lecture est un autre moyen qui peut être employé avec succès pour instruire les masses^ car elle a une grande influence. — L'administration, encouragée en cela par l'exemple des particuli-ers, l'a bien compris, et, dès le i" juin 1862, un arrêté du
le budget de l'instruction publique ne c pas une somme plus importante pour en ces bibliothèques et en rendre possible I tion dans chaque commune. Ce serait de bien placé, d'autant plus qu'il pourrait s même temps à récompenser les écrivai:
rares aujourd'hui, qui consacrent leur écrire des ouvrages instructifs et moraux peuple. En effet, en leur demandant a volumes qu'il y a de communes en Fr; leur donnerait le plus enviable des en ments.
Te! est, sans erttrer dans de longs d< rôle de l'instruction publique dans cette question du paupérisme.
§ 2. — Par la Prévoyance.
Caisses d'Épargne. — Caisses de Rein
et d'Assurances.
La charité préventive publique doit et par la prévoyance, en encourageant l'h songer a. l'avenir et en lui facilitant l'éparg
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d*être autorisées par décret ; mais elles peuvent être fondées par souscriptions particulières ou par décision des Conseils municipaux. — Dans le premier cas, elles se composent : i** d'une Commission administrative prise parmi les souscripteurs , les notables ou les fonctionnaires de la localité; 2° d'un Conseil chargé de la direction executive des affaires; 3° d'une Commission de censeurs, ayant la surveillance du service ; 4° d'agents salariés. — Dans le deuxième cas, l'administration et la surveillance des caisses d'épargne municipales sont confiées à un Conseil de directeurs. Il est présidé par le Maire et se compose de 1 5 directeurs renouvelés par tiers chaque année.
Ces nominations sont faites par le Conseil municipal^ et 5 membres doivent être choisis dans son sein.
Les caisses d'épargne ont un Directeur et un Caissier ; ce dernier est soumis à l'obligation d'un cautionnement.
Chaque personne, homme, femme ou enfant^ peut demander un livret de caisse d'épargne et y faire inscrire ses dépôts. Le minimum des versements partiels est de i franc, et le maximum des dépôts individuels, de 1,000 francs. Passé ce
chiffre , rexcèdant est converti en rem l'Etat. Par exception, les Sociétés de mutuels peuvent élever leurs dépôts jusqu' francs.
L'intérêt alloué aux déposants varie entr et 3 3/4 pour cent; les caisses d'épargne, côté, doivent déposer leurs fonds à la Cai Dépôts et Consignations, qui leur donne u rèt de 4 %■ — La différence entre ces de sert à couvrir tes frais d'administration.
Quoique à deux reprises déjà les caisses d' aient été dans l'obligation, du fait de la Ca Dépôts et Consignations, représentant l'I suspendre momentanément leurs paiements précisément dans les moments de crise, général on a !e plus besoin de ses économi n'en rendent pas moins les plus grand «s(0.
Leur utilité est prouvée du reste par le
(1) La Caisse d'Epargne du Havre esl iial
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est ouverte su public tous les [oun de 9 lie:i
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à 5 hcares.et notamment Je. Dîmjncliei de g
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et de Ij heures à midi en M. Cesl là qu'il 1
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