‹ La misère: son histoire, ses causes, ses remèdesChapitre 30 sur 50 · MOYENNE · texte numérisé non relu

MOYENNE

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Quant à la Caisse d'assuranceSy en cas de décès ou d'accident, elle a pour but : 1° de payer aux

{i) Annuaire statistique de la France.— Imp. Nationale, 1878.

héritiers de l'assuré, à soq décès, une somme déterminée d'avance; i° de ser\'ir des pensions viagères aux personnes assurées qui auraient été atteintes de blessures dans l'exécution de travaux industriels et agricoles, ou de donner des secours aux veuves et aux enfants mineurs, lorsque ces blessures ont causé k mort.

Les sommes assurées sur une tète ne peuvent pas dépasser 3,000 francs. Les assurances ne sont valables qu'à la condition d'avoir été contractées au moins deux ans avant le décès ; dans le cas contraire, la somme payée est remboursée avec les intérêts à 4 "/o.

Cette caisse ne date que de i8é8; il est donc difficile d'en apprécier déjà tous les effets ; mais^ comme elle a été créée pour permettre à l'ouvrier de contracter des assurances sur la vie, ce qui ne lui était guère possible avec les compagnies particulières, en raison de l'élévation de la prime, il est évi- . dent qu'elle rendra de grands- services à la classe ouvrière, et qu'elle contribuera à prévenir certaines causes de misère (i).

(i) Les personnes qui veuleal profiter des avanlSBca offi Caitte de reirailt pour la rieillesse el par la Caiiie itaiii çat de décH ou O'accUevt, doivent s'adresser à Pari» i la

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RÉFORME ÉCONOMIQUE l65

Ces diâférentes înstitutions soût toutes excellentes, et peuvent aider puissamment à prévenir l'indigence ; mais elles ne sont pas assez répandues.

Il convient donc de s'efforcer de les faire connaître pour en vulgariser l'emploi.

§ 3 . — Par une bonne législation économique et

commerciale,

La charité préventive publique peut s'exercer enfin par une bonne législation économique et commerciale, en cherchant à augmenter le travail et à faciliter la vie à bon marché.

Le travail est la source de la richesse et du bienêtre, a Qiiiconque, dit Franklin, vous dit que vous « pouvez arriver à un progrès quelconque, autre- « ment que par le travail et l'économie, ne l'écou- « tez pas, c'est un empoisonneur. » — Plus il y aura de travail et de travailleurs dans un pays, plus ce pays sera prospère et heureux.

Dépôts et Consignations, n* 56, rue de Lille, et en province, chez les receveurs généraux et particuliers ou chez les percepteurs. — Au Havre, n* i. rue Faurc.

l66 LA MISÈRE

Mais comment TEtat peut-il développer le travail ? — Par une législation économique réellement intelligente.

Tous ceux qui ont étudié les facultés de l'homme dans leur application aux questions de travail en général, et à celles de l'industrie et du commerce en particulier, ont pu reconnaître que ces facultés, stimulées par la concurrence, arrivent à un tel degré de perfectionnement, qu'elles peuvent vaincre toutes les diflScultés.

Mais la condition qui leur est indispensable, c'est la liberté.

Si l'agriculteur, l'industriel, le négociant, sont arrêtés sans cesse par des restrictions sans nombre, comment peuvent-ils donner tout le développement possible à leurs opérations ?

Et cependant l'importance de ces opérations n'est-elle pas de la première utilité ? — Plus le commerce et l'industrie d'un pays seront considérables, plus il y aura de travail et plus les salaires seront élevés.

Or, le bien-être d'un homme est en proportion de son salaire, et la misère est d'autant moins à craindre que la main-d'œuvre est mieux rétribuée.

Que l'Etat réglemente donc le moins possible

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