‹ La misère: son histoire, ses causes, ses remèdesChapitre 34 sur 50 · E SECOURS MUTUELS · texte numérisé non relu

E SECOURS MUTUELS

§ 2. — Par la prévoyance.

Sociétés de Secours mutuels. — Caisses prévoyance, etc.

Les Sociétés de secours mutuels doivent et gèes parmi les œuvres dues à l'initiative duelle, car tout en étant régies par des lois mises à l'approbation du gouvernement, < sont ni fondées, ni organisées par lui.

Ces Sociétés ont un double caractère : el à la fois institutions de prévoyance et d'ass Bien qu'elles existent depuis longtemps, »

furent réglementées par une loi qu'en i8jo

Leur but est d'assurer des secours tempoi leurs sociétaires malades, blessés ou infirme pourvoir aux frais de leur ensevelissement effet, tous les membres paient une cotisatio suelle qui sert à couvrir les frais de médecii dicaments, enterrements et secours.

Dans le principe, elles donnaient quelque pensions de retraite, mais ces pensions di fréquemment pour elles une cause de ruine de iSjo les interdit, — Cependant le dé 1852 les autorisa à promettre des pensions

1 le CHS OÙ il y aurait un nombre de niem- ; suffisant, mats la distribution de s de chômage leur fut toujours

s des Sociétés de secours mutuels issociés participants et en membres > derniers sont pris parmi les patrons es riches de la localité, qui fixent lèmes le montant de leur sous-

nembres ordinaires, leur cotisation de I fr. i I fr. 50 par mois, que la moyenne des dépenses par imme suit :

i par" jour pour cinq Jours

es maliidies) F. 5 —

médecins » 1 80

tnents • 2 50

lent » — 50

ives et orphelins 1 — 50

F. Il —

me est nécessairement assez varialocalités.

'temps, on ne voulait pas admettre is les Sociétés de secours mutuels,

SOCIETES DE SECOURS HUTUe[.S '

pensant que, plus exposées que les hommes maladies, elles seraient une charge trop lourdt

Mais on est revenu de ces craintes, elles ferr sont admises aujourd'hui dans un grand nombi Sociétés, à la condition de recevoir un sec moins élevé que.celui des hommes, leur cotls; étant plus faible.

L'approbation préfectorale est nécessaire ; la fondation des Sociétés de secours mutuels; : une fois accordée, elles peuvent recevoir des i et des legs.

L'administration ne cesse du reste d'en enco ger la fondation, car leurs excellents résultats si généralement reconnus, que le décret de ] enjoignit à chaque commune, dans laquelle le soin s'en ferait sentir, d'en créer une, et le P fut chargé de déclarer l'utilité de cette création

Malheureusement toutes les communes possèdent pas encore; mais il appartient à l'in tive individuelle de concourir à la création de Sociétés, en aidant à réunir et à grouper les sonnes qui peuvent en (aire partie (ij.

= Sociétés sont utiles à !a campagne comme villes, et elles sont, sans contredit, parmi eures institutions de la charité préventive ; ident-elles à se répandre de plus en plus, un tableau statistique des Sociétés de mutuels, qui sera consulté avec fruit (i) :

larité préventive privée peut encore agir irévoyance, au moyen de caisses fondées latrons ou les ouvriers eux-mêmes, dont le ie procurer des pensions viagères après un nombre d'années de travail, ou passé un Ige, ou de donner un capital fixe à un Sge lé.

Dnditions de fonctionnement de ces caisses varier à l'infini ; en général, elles sont alîparune cotisation directe des ouvriers ou

par une retenue sur les salaires ; mais elles pei l'être différemment.

Quelquefois les patrons leur réservent unt taine part dans les profits de leur inventaire, système, qui est une variété de l'associatior ouvriers aux bénéfices des patrons, dont nous d quelques mots tout à l'heure, est très, recomn" par M. de Courcy (i).

La Compagnie d'assurances générales a org une caisse de ce genre. D'abord caisse de reli elle s'est transformée en caisse de prévoyance que l'expérience eût montré que la grande i rite de ses employés préférait recevoir à un âj terminé les intérêts d'une certaine somme, i vant ainsi la .somme elle-même à leurs héri qu'une pension de retraite cessant avec leur vi Elle alimente cette caisse par un prélèveme 5 % sur ses bénéfices ; cette subvention ani est distribuée entre les comptes individue prorata des traitements respectifs. Chaque em a un compte particulier qui est crédité de la qui lui revient, et recevant chaque anni

1 1 ) Voir L'Iaslilulion des Caisseï de Prdm ei. Employé! et Ouvrieri. par M. de Coin nand Anger.

décompte de son avoir, qui porte intérêt à 4 % l'an, il peut suivre ses progrès. — Le livret de chacun s'augmente encore des déchéances, en cas de démission volontaire ou de révocation pour mauvaise conduite, mais ce n'est qu'au bout de 25 ans de service ou de 65 ans d'âge que l'employé a droit à la somme portée sur son livret. Alors il peut régler son compte individuel, et la somme qui y est portée lui est définitivement acquise.

Ce système a eu d'excellents résulats à la Compagnie d'assurances générales, où les employés sont peu nombreux et les bénéfices importants ; mais dans un établissement industriel où le nombre des ouvriers est considérable, les résultats seraient moindres.

On ne peut cependant qu'encourager la fondation de Caisses de retraites ou de prévoyance, alimentées par une participation dans les bénéfices des patrons; ce système est excellent et peut être appliqué aussi bien dans les maisons de commerce et les sociétés financières que dans les établissements industriels (i).

(i) Voir Les Institutions de Prévoyance à Mulhouse. Mémoires de M. Engel-Dollfus et de M» Auguste Lalance, 1876. — Mulhouse. Imprimerie veuve Bader et C'*,

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