CONFERENCES ET COURS
très-grands services, et ne manqueront' sans doute pas de se développer (i).
Enfin, l'action de la charité préventive .privée, pour ce qui touche à l'instruction, peut s'exercer par des Conférences, des Cours et 'des Bibliothèques. Le peuple est aujourd'hui extrêmement désireux de s'instruire, et saisit volontiers toutes les occasions qui se présentent pour le faire, surtout si l'on : sait rendre l'instruction attrayante.
C'est à cela qu'il importe de viser ; il faut s'ef- ; forcer, dans une Conférence, d'être simple, prati-
que et vivant ; il est nécessaire aussi d'être court ; ^ trois quarts d'heure ou une heure sont un temps
I largement suffisant ; ce dernier terme même ne de-
[ vrait jamais être dépassé, sous peine de fatiguer
son auditoire et de l'empêcher de revenir. — Quand on a trouvé une Conférence trop longue, on se soucie fort peu d'en entendre une seconde ; quand on l'a trouvée trop courte, on se^ réjouit d'assister à la suivante.
(i) Pour de plus amples renseignements, s'adresser à l'Ecole d'apprentissage de Garçons du Havre, rue Dumé-d'Aplcmont et aux écoles professionnelles de Filles de Paris : n» 49, rue Hauteville ; n« 70. rue d'Assas; n° 25, rue de Reuilly; n°3i, rue des Francs- Bourgeois: n" i3, rue Saint-André-Montmartre.
l8o LA MISÈRE
se doivent les uns aux autres, et croient au progrès comme ils ont foi dans l'avenir.
Cest en s'occupant des autres que les jeunes gens se formeront une idée exacte de la vie ; c'est ainsi qu'ils pourront acquérir du jugement, développer leurs facultés, arriver enfin à avoir une influence heureuse et méritée sur leurs concitoyens.
Jeunes gens, ayez l'ambition de bien faire, occupez-vous des autres ; vous savez apprécier pour vous-mêmes les bienfaits de l'instruction, sachez aussi en faire profiter ceux qui sont moins fortunés que vous; ayez un idéal élevé, celui de travailler au progrès de l'humanité, chassez ces idées égoïstes qui poussent l'homme à ne penser qu'à ses intérêts ou à ses passions, croyez au bien et à son triomphe sur tout ce qui est bas et vil, n'oubliez pas enfin qu'en travaillant à instruire et à moraliser les autres, tout en forgeant des armes contre la misère, cette plaie de la société, vous travaillez à votre propre bonheur.