CERCLES D OUVRIERS 23 I
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vrir les frais d'entretien, d'éclairage, de chauffage, etc.
• A côté* de la partie sérieuse : Cours, Bibliothèque, Conférences, qui ne suffit pas pour bien des gens, ces Cercles possèdent donc plusieurs moyens d'attration^ les jeux, la gymnastique, les concerts, etc. ; aussi ont-ils réussi à attirer les ouvriers en grand nombre.
. En effet, les jeunes gens qui passaient trop souvent leur soirée au café ou à l'Alcazar, trouvent plus avantageux de se réunir dans un lieu où ils ont à meilleur compte plus de distractions ; les hommes âgés, qui dépensaient leur temps au cabaret, dans une salle sombre, enfumée, préfèrent de beaucoup la salle de conversation et de jeux du Cercle^ qui est plus grande, mieux éclairée, et où on se sent niieux à son aise.
Le dimanche, vieux et jeunes ne savaient souvent comment employer leur temps; ayant un Cercle, ils vont y entendre, avec femme et enfants, un concert ou une conférence, qui réjouit toute la famille.
; Ainsi, en commençant par la distraction, on arrive à l'instruction et à la moralisatiori.
Près de mille Working mens Clubs existent déjà
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en Angleterre, et chaque jour on en fonde de nouveaux (i).
L'Allemagne possède aussi des institutions de ce genre, qu'on appelle « Arbeitersverein », ou associations d'ouvriers. — Leur but est le même, mais les idées' de muraliré étant plus développées, on y ;ijoute quelquefois un magasin coopératif de consommation, ou une Société de secours mutuels. Le côté de l'instruction et des distractions musicales y est plus en faveur aussi qu'en Angleterre ; les Conférences sont nombreuses, les auditeurs ont la faculté d'y poser des questions au conférencier, qui s'empresse d'y répondre publiquement, et les fêtes de famille, dont la musique, si universellement appréciée en Allemagne, fait la base, sont fréquentes (2).
La France aussi, tout en étant un peu en retard sur ses voisins, a voulu essayer ce genre d'institution, et Mulhouse a été la première à créer un Cercle d'ouvriers en 1868. — Le Cercle mulhusieti, rue
(2) Pour de plusar pill, fondateur et pr dile it ce genre d'in:
CERCLES d'ouvriers * \î23
Gay-Lussac , fondé sous le patronage de la célèbre Société industrielle de Mulhouse, offre tous les avantages réunis des Cercles anglais et allemands ; aussi donne-t-il les meilleurs résultats.
Il ressort du rapport du président, à l'assemblée générale de 1877, que pendant l'année précédente il a été admis 453 membres nouveaux, ce qui porte le total des membres du Cercle à 1777.
Les Conférences ont été au nombre de 12, et elles sont suivies avec beaucoup d'intérêt.
Le nombre des fêtes données par les diverses Sociétés musicales et théâtrales du Cercle a été de 28, se décomposant comme suit : 7 grands concerts, 15 soirées musicales et théâtrales, i bal, i banquet musical, i fête de vieillards, 3 fêtes de gymnastique.
Le montant de la cotisation au Cercle mulhousien est de 50 centimes par mois ou 6 francs par an pour les titulaires et leurs familles.
La Société a loué hors ville un magnifique parc qui a été transformé en Jardin zoologique avec restaurant, gymnastique, kiosque et estrade pour la musique. L'entrée de ce Jardin est réservée aux membres du Cercle et à leurs familles moyennant un supplément de cotisation de 2 francs par an.
Ce jardin est très-fréquenté.
Quelques personnes avaient craint, a de la fondation de ce cercle populaire devînt un foyer d'agitation, ' et même dans' une ville où la population ouvrière breuse. Depuis huit ans qu'il fonctioi jamais donné lieu au moindre trouble, et ne lui adressent aucun reproche (i).
Un grand nombre de Cercles du nié mais basi^s sur la religion catholique, or nisés depuis 1871, à Paris d'abord et ei les principales villes de France.
Ce sont les Cercles catljoliques d'où dont M. le capitaine de Mun s'est fait apôtre.
Ils s'élèvent déjà au nombre de 260, fonde chaque jour de nouveaux.
L'association qui s'est formée dans 1 moigne d'une grande activité.
(I) Pour de pJui «mplcs renseïgnemeDls, s'adrci Président de la Soci^tt iDdustrieNc, ou au Prtiid
tariat général de l'œut c de Ce e ca hal ques rue du Bac, Paris, e e a an me e .
Atsemblées géni'rale!! e La Rente po que e avril 1K75. - Paris, Ce me Ba e e d u
de jeux, de lecture, de gymnastique, innexeht une chapelle, et ils sont dirîumônier qui fait des conférences reli-
k messe, obligatoire pour tous les reçoit les confessions, erre, on avait pensé aussi à introduire ligieux dans ce genre d'institution ; renoncé après avoir reconnu que cela
des gens qui ont de la religion, mais ; pas à en faire parade, et que cela en res n'en ayant pas, mais affectant d'en
loue borné, et je crois qu'on a bien onserver le caractère d'ceuvres pures, en laissant de côté la politique et la
emiers Cercles d'ouvriers établis en e beaucoup le plus complet et le plus Cercle Franklin du Havre, fondé en
insée de ses fondateurs, le Cercle Fran- :té créé au capital de 200,000 francs, le 100 francs, est destiné i développer social , intellectuel et moral de ses