‹ La misère: son histoire, ses causes, ses remèdesChapitre 44 sur 50 · LE CERCLE FRANKLIN · texte numérisé non relu

LE CERCLE FRANKLIN

« Art. 14, — Le présent règlement pourra être modifié par le Comité de direction avec l'assentiment du Conseil d'administration de la Société.

« Ce dernier se réserve, de plus, le droit de décider la clôture du Cercle si jamais il le trouve nécessaire,

« Dans ce cas, aucun membre ne pourra prétendre à une indemnité autre que le remboursement des cotisations payées d'avance et non encore échues.

« Toute modification apportée aux présents Statuts sera soumise à l'approbation de l'Administration.

« Disposition transitoire, — Jusqu'à la première réunion générale annuelle, le Conseil d'Administration nomme les commissaires. »

Peu de temps après son inauguration, le Cercle Franklin avait environ 2,000 adhérents.

Les Cercles d'ouvriers étant des lieux de réunion pour les Sociétés musicales, pour les Sociétés de secours mutuels, pour celles qui s'occupent d'instruction, de coopération, et un lieu de distraction et d'amusement par les jeux, les concerts, la gymnastique, etc., deviennent un centre d'action important.

On ne saurait donc trop en recommander la création, car leur influence eist considérable sur la moralisation des classes ouvrières, et par conséquent sur la diminution de la misère.

Un peu coûteux à établir, quand on veut leur donner tout le développement qu'ils comportent, ils peuvent être commencés sur une échelle plus restreinte. Du reste, une œuvre utile n'est jamais trop chère, et, quand on le veuty l'argent pour la fonder se trouve toujours.

Vous tous qui voulez faire du bien à vos semblables, qui désirez écarter les dangers de la route aux moins favorisés que vous, qui voulez lutter contre la misère et le mal, en vous servant des véritables moyens, les moyens préventifs, organisez des Cercles d'ouvriers. Vous éprouverez des difficultés; mais y a-t-il du mérite à faire ce qui est facile ?

Ayez l'ambition de triompher des obstacles et de réaliser une œuvre utile ; de l'ambition, il faut en avoir, non par amour des titres, des honneurs ou des places, mais par le désir de bien faire et de contribuer dans la mesure la plus large possible au progrès de tout ce qui est noble, beau et bien.

Si vous êtes jeunes, élevez vos pensées, ayez un

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idéal haut placé, ne vous laissez pas émoi décourager par ces pessimistes, qui, voyan panout, prédisent toujours l'insuccès ; mai le moment d'agir sera venu, réalisez vos pe; jeunesse.

« Qu'est-ce qu'une grande vie, disait A « Vigny ? — Une pensée de jeunesse réal « l'âge mûr. «

§ j, — Par divers autres moyens.

Maisons Ue Servantes, — Saîlors'Home ci H Mousses. — Fourneaux économiques. -

Les Maisons de servantes sont une autre tign philanthropique qui, pour être moins tante et plus spéciale que lesprécédentes, pas moins utile.

Il en existe un certain nombre en Anglet Allemagne et en Suisse ; mais jusqu'ici, el peu connues en France. — Elles pourraier dre, plus justement, le nom d'écoles et d' ries de servantes, car ce sont là les deux but institutions.

Beaucoup de jeunes filles, à l'âge de

15 ans, seraient disposées à devenir servantes, femmes de chambre ou cuisinières ; mais leurs parents hésitent à les mettre en apprentissage, craignant pour elles les mauvais exemples. Peu d'occasions d'apprendre réellement leur état se présentent donc à elles.

La Maison de servantes remplace cet apprentissage avec avantage. Les jeunes filles y apprennent la couture, le blanchissage et le repassage ; elles font tour à tour le ménage et la cuisine, et passent successivement par toutes les branches de l'état qu'elles ont choisi.

L'instruction proprement dite n'y est pas négligée , et chaque soir , lorsque les travaux * de la journée sont terminés, réunies dans la salle com-mune, les jeunes filles font à tour de rôle des lectures à haute voix, ou travaillent pour leur propre compte. La directrice de la maison peut profiter de ces moments pour exercer une action morale sur ses élèves.

A côté de TEcole d'apprentissage, la plupart de ces Maisons de servantes ont encore une hôtellerie, c'est-à-dire qu'elles reçoivent temporairement les servantes qui sont sans occupation. Très-souvent, ces pauvres filles ne savent où aller en attendant de

trouver une nouvelle place, et sont réduites à enti dans une auberge de second ordre, où leurs écor mies sont vite épuisées et où elles courent tr souvent le danger de se perdre.

La Maison de servantes est là pour les rec voir; elles y sont nourries, logées, et la directi ne leur demande qu'une très-petite pension, même temps qu'elle s'occupe de leur trouver u place.

Ecoles d'apprentissage des plus utiles, Asiles Refuges momentanés, ces Maisons de servant sont encore un bureau de placement des plus ; rieux. En effet, quand on a besoin d'une dômes que on s'adresse là de préférence, car on y trou des garanties de savoir et de moralité qu'on ne re contre pas ailleurs.

Ces institutions, qui ne sont ni difficiles, ni ce teuses à organiser, donnent en général de bo résultats. La maison de servantes de Mulhous fondie en 1869, peut servir de modèle en s< genre. Voici son budget pour 1877 (i) :

RECETTES

ers perçus en sous-location F,

'ibutions payées par les servante d" d" par les familles.

nées bonifiées

j livrés

et accessoires fournis.

sions payées

luit de la buanderie., rets sur le capital

DÉPENSES

s de méiiage F.

s d'entretien de la maison

iifTage, éclairage et blanchissage...

ctrice et gages

Iributions

snses diverses". . . . .

rets du capital dû si

jdant des recettes sur les dépenses. '

e total des journées en 1877 aétè de 4,693, soit moyenne de 12 313/365 par jour.

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