‹ La Mission Champlain aux États-Unis et au Canada, avril-mai 1912Chapitre 4 sur 66 · IV AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

IV AVERTISSEMENT

Champlain (3 mai igi2), la pieuse commémoratiort des batailles de Montcalm à Carillon, la revue des troupes fédérales des États-Unis à Plattsburg, l'entrée au Canada par Saint- Jean, les fêtes de Montréal et de Québec, les rapides excursions dans, l'intérieur du Canada et aux Niagara Falls ; puis le retour à bord de la Provence, et la réception présidée par M. Raymond Poincaré, à Paris. La philosophie du voyage est dégagée, dans une des études qui achève le volume : La Délégation française, par M. L. Barthou, président du Conseil, i7tembre delà jnission. Seuls de tels écrivains et orateurs pouvaient traduire desimpressions si profondes et si vives.

Ce voyage a été un rêve, mais il a laissé sa trace dans la réalité. S'il était besoin de préciser l'importance des résultats obtenus, il suffirait de rappeler, outre la profonde impression produite sur l'opinion publique des deux côtés de l'océan, que c'est à la suite du passage de la mission, qu'un généreux donateur, M. Barton Hepburn, a mis à la disposition du Comité France-Amérique l'immeuble 7iécessaire pour fonder, à l'Université Columbia de New-York, une Maison française, c'est-à-dire un lieu consacré exclusivement au culte et au développement de la culture française aux Etats-Unis d'Amérique. Cette manifestation est complétée par une autre de M. Robert Bacon, ancien ambas-

sadeur des Etats-Unis à Paris, président delà section du Comité France-Amérique de New- York, développant encore cettefondation et lui donnant sa complète expression.

Au Canada, le ComitéYrance-Amérique, présidé par le sénateur Dandurand, donne un nouvel élan aux relations francocanadiennes; les membres du gouvernement canadien, sous la haute direction du pi'ésident du conseil, sir Laird Borden, puis le premier ministre de la province de Québec, M. Gouin, vien-. nentàParis « rendre la visite » du Com//é France-Amérique et sont reçus par lui.Aucours d'un récentvoyage à Paris, M. Carnegie, également reçu par le Comité, ajoute un nouveau don à ses libéralités antérieures en faveur de l'Université de Paris.

On peut dir-e qu'à partir du voyage de la mission Champlain

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