‹ La mission de Sainte Catherine de Sienne [microform]Chapitre 10 sur 24 · Mortier A., 0. P., ouv. cité, III, pp · texte numérisé non relu

Mortier A., 0. P., ouv. cité, III, pp

5. / Miracoli di Caterina di Jacopo da Siena di un anonimo florentino. Texte critique avec préface de Francesco Valli dans Stuâi Cateriniani, XI (1935), pp. 1-44.

Ecrit commencé après le Chapitre Général de Florence de 1374 et terminé la même année. Sur sa valeur historique voir la préface de M. Valli. Le fait que Raymond n'a pas parlé du jugement du Chapitre général ne prouve rien. Si le Chapitre avait condamné la vie et la doctrine de Catherine, ce silence serait au contraire inintelligible, et plus encore le fait d'avoir accepté d'être son confesseur; car dans la Legenda Major, Raymond ne fait qu'exalter la doctrine et la vie religieuse de Catherine. Sans doute c'est en vue de répandre son culte; mais conçoit-on qu'il aurait ainsi fait sans la moindre réserve, en sachant, lui, le Maître Général de demain, que le Chapitre avait blâmé Catherine ? Ce qu'il y a de plus vraisemblable, c'est que le Chapitre reconnaissant l'insuffisance de certains confesseurs de Catherine pour diriger une âme si haute, a approuvé un confesseur vraiment digne d'elle, Raymond de Capoue. Nous avons un écho de cela dans la Legenda Major où Raymond lui-même relève l'erreur des deux confesseurs de Catherine sur sa manière de faire pénitence, et en particulier sur son jeûne. Ils l'obligeaient à manger ce qui la rendait malade, au lieu de jeûner, alors que le jeûne ne l'affaiblissait pas. {Vie de sainte Catherine de Sienne, 11° partie, ch. y.) En outre, E. de Sanctis-Rosmini dans sa Sainte Catherine de Sienne (Torino, 1930, p. 138) cite un document inédit qui confirme la pleine absolution de Catherine par le Chapitre.

6. Ce choix du Bienheureux Raymond de Capoue en qualité de confesseur de Catherine est suggestif. Il est vraisemblable que les Pères Capitulaires, au cours de l'interrogatoire de Catherine, se sont rendu compte de l'insuffisance de ses confesseurs successifs, ou simultanés. La chronologie de ces confesseurs semble de prime abord assez difficile à établir, comme ta liste elle-même. Parmi les plus connus, citons Angelo Adimari — probablement le premier, d'après la chronique de

Santa Maria Novella; plus tard il prit sa défense au Chapitre Général de Florence, en 1374; Thomas délia Fonte, que la Legenda Major présente aussi comme premier, mais comme premier attitré, et qui la prépara à l'entrée dans le Tieis Ordre. (Voir Jordan E., art. cité, pp. 351-376).

En fait Catherine a eu beaucoup de confesseurs dominicains, du fait que ceux-ci étaient souvent absents de leur couvent pour motif de ministère, et même changeaient de couvent. Elle a eu aussi des confesseurs occasionnels dans l'Ordre et en dehors de l'Ordre. Cela n'allait pas sans inconvénients pour la direction d'une âme aussi délicate que celle de Catherine. Alors pour y remédier, le Maître Général nomma le Bienheureux Raymond de Capoue, confesseur attitré ou officiel de Catherine; le Chapitre Général approuva ce choix, et le pape lui-même, Grégoire XI, le 17 août 1376, le confirma par une bulle que le Père Cormier a publiée (B. Raymundi Capuani XXIII M.-G., 0. P., Opuscula et litterœ, Rome 1899, p. 9, n" 1. Laurent, Il Processo Castellano : déposition de Thomas de Sienne, p. 32). Nous donnons plus loin (note 43) une note établissant ce qu'il y a de plus vraisemblable dans la chronologie des confesseurs de Catherine, et de plus conforme aux faits que nous connaissons.

7. Jordan E., art. cité, p. 383; Valli F., L'adolescenza di S. Caterina da Siena (Esame critico délie fonti), cap. m, Il ^ Supplementum » del Caffarini, Le altre fonti, dans Stuài Cateriniani, IX (1933), pp. 81-82.

8. La phrase est de Fawtier, citée et réfutée par Valli, dans Studi Cateriniani, IX (1933), p. 142.

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