‹ La mission de Sainte Catherine de Sienne [microform]Chapitre 11 sur 24 · Jordan E., art. cité, p · texte numérisé non relu

Jordan E., art. cité, p

10. Le professeur Valli a publié dans Studi Cateriniani un certain nombre d'articles sur Vexamen critique des sources concernant l'enfance et l'adolescence de Catherine de Sienne. Avec beaucoup de science historique et de sens critique, Valli a mis en relief l'importance et l'autorité de témoignages invoqués par Raymond de Capoue, en particulier ceux des principaux membres de la famille de Catherine, son père, sa mère, sa sœur aînée et sa belle-sœur Lisa, etc. Ces pages sont également un modèle de discussion ferme et courtoise, qui emporte la conviction. (Cf. Valli F., L'infanzia e la puerizia di S. Ca-

terina da Siena, cap. v. Le testimonianze, dans Studi Caterîniani, VII (1931), pp. 79 suiv.

11. La Legenda Major fut écrite par Raymond de Capoue entre 1385 et 1395. Commencé probablement dans la seconde moitié de 1386, ou au début de 1387, l'ouvrage fut achevé vers 1395. On en avait déjà une copie en 1388. Le 18 juin 1392 ou 1393 les deux premières parties étaient terminées et Raymond était en train de composer la troisième (Valu F., La datazione délia Legenda Major di Raimondo da Capua, dans Studi Caterinianî, X (1934), pp. 65-82.

12. La Legenda Minor est de Thomas de Sienne, dit Caffarini; dans sa rédaction définitive, comme le Supplementum, du même Caffarini, elle est postérieure au Procès de Venise, ou Processo Castellano, auquel elle fait des nombreux emprunts (1411-1416),

D'après le P. Laurent, qui vient d'éditer les pièces de ce fameux Processo Castellano, la rédaction de la première partie de la Legenda Minor et les huit premiers chapitres de la seconde, sont antérieurs aux premiers mois de 1413, date à laquelle fut mise en circulation la première partie du Processo Castellano, qui y est cité plusieurs fois. Le chapitre x. de la seconde partie de la Legenda aurait été rédigé vers le mois d'août 1413, et le reste les mois suivants. Le prologue n'aurait été écrit qu'après la rédaction complète de l'ouvrage (Laurent, // Processo Castellano, Introduction, pp. lvi-lvii).

13. Supplementum du même Caffarini, dont Fawtier écrit qu'il fut «le maître ouvriea- de la formation et du développement du culte de sainte Catherine de Sienne». Valli prouve que toute la première partie était composée en 1411 (Cf. article cité dans la note 7). Bien qu'inspiré en partie par la Legenda Major, le Supplementum a été écrit pour contenter les disciples de Catherine qui reprochaient à Raymond de Capoue de n'avoir pas tout dit. Les témoins du Procès de Venise y ont largement puisé. Mais, après le Procès, selon son habitude, Thomas de Sienne a repris la rédaction du Supplementum et remanié certains chapitres en y introduisant des extraits du Procès de Venise. La nouvelle rédaction serait postérieure à 1412 (Cf. Laurent, Il Processo Castellano, Introduction,

pp. LXI-LXVU),

14. / Miracoli di Caterina di Jacopo da Siena, par un anonyme florentin, sont la source la plus ancienne qui nous renseigne sur l'adolescence de Catherine. Il existe deux manuscrits florentins : l'un écrit dans les dernières années du xiv° t.iècle, et conservé dans la bibliothèque Mediceo-Laurenziana; l'autre, daté de 1485, à la bibliothèque Riccardiana (ms. 1267) (Cf. la préface de Valli à l'édition critique de Miracoli, dans Studi Cateriniani, XI (1935), pp. 3-4).

15. Laurent H.-M., O. P., Il Processo Castellano {Fontes Vitœ Sanctœ Cathannœ Senensis Hislorici, IX), Siena-Milano, 1942, 1 vol. in-8, pp. civ-587.

Ce volume fait partie de la collection des Sources de la vie de sainte Catherine, publiée sous le patronage de l'Université de Sienne par le R. P. Laurent et M. Valli. Il représente un travail considérable et d'une valeur historique exceptionnelle. On y trouve pour la première fois, publiées intégralement, les dépositions des témoins convoqués à Castello (près de Venise) en vue de la canonisation de Catherine de Sienne.

Dans l'introduction le P. Laurent répond à certains critiques qui reprochent aux témoins du Procès d'avoir puisé leurs renseignements dans Raymond de Capoue : 1° qu'il y a dans ces dépositions des faits qui ne sont pas dans la Legenda Major; 2° que ceux qui sont à la fois dans le Procès et dans la Legenda Major sont cités par des gens qui en ont été les témoins personnels et non parce que Raymond en parle, ce qui, loin de diminuer le témoignage de Raymond, le corrobore. Leurs témoignages concordent avec celui de Raymond, mais n'en dépendent pas, en sorte qu'ils pemiettent de juger de la valeur historique de la Legenda Major. Cette remarque judicieuse du P. Laurent va contre deux opinions extrêmes, celle de Fawtier, qui suspecte toute l'œuvre de Raymond de Capoue et celle de De Sanctis-Rosmini qui approuve tout jusqu'au moindre détail (pp. XUii-XLiv).

16. Valli F., L'adolescenza di S. Caterina da Siena, cap. vu: Le rivelazioni e le visioni di Caterina, dans Studi Cateriniani, IX (1933), pp. 131 suiv.

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