‹ La mission du comte de Saint-VallierChapitre 51 sur 161 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

sailles choisissait Grévy comme président de République, et celui-ci, le ministère Dufaure s étant retiré, chargeait Waddington d'en former un nouveau .

A la nouvelle de l'événement, Saint- Vallier avait quitté Berlin en y laissant derrière lui le comte de Moiiy, comme chargé d'affaires. Appartenant au Sénat, l'ambassadeur était tenu d'aller prendre part à l'élection présidentielle; il était en même temps résolu à ne pas conserver le poste qu'il occupait en Allemagne si Waddington ne restait pas au pouvoir.

Dès qu'il sut que son ami gardait le portefeuille et adjoignait à sa fonction la présidence du Conseil, ses velléités de démission se dissipèrent et il se prépara à repartir. Mais plusieurs de ses collègues accrédités dans les grandes capitales ne suivirent pas son exemple. De Saint-Pétersbourg, le général Le Flô prévenait son gouvernement de son intention de prendre

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sa retraite. Il avait voulu la prendre l'année précédente, après la mort de sa femme. Puis, à la prière du maréchal-président, il était resté à son poste. Maintenant, il considérait que ce n'était pkis possible; il tenait à s'en aller avec lui, « étant convaincu comme lui que les armées, comme la diplomatie, ne sauraient, sans de graves dangers pour les gouvernements, être soumises aux fluctuations de la politique » .

De Vienne, notre ambassadeur, le marquis de Vogiié, faisait connaître aussi sa résolution de se retirer. Il ne dissimulait pas le mauvais effet produit dans les milieux officiels austro-hongrois par la chute de Mac-Mahon. Sans doute, on admirait la rapidité et le calme avec lesquels s'était opérée la transmission des pouvoirs. On les admirait et on nous enviait d'avoir si promptement mis fin à cette crise.

« C'est même trop beau, observait un homme d'État russe, le prince Lobanoff,

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