‹ La mission française du sud de l'AfriqueChapitre 4 sur 33 · Psaume CVII · texte numérisé non relu

Psaume CVII

rait pas la joie de ces saints hommes qui, pour l’amour de la religion de Jésus-Christ, se sont exilés loin de leur chère France, ont cherché à l’étranger ce refuge contre la persécution, que leur propre pays leur refusait, s’ils étaient témoins de ce qui se passe aujourd’hui au milieu de cette assemblée ! » — Peutêtre leur fut-il donné de le voir. Nous pouvons croire que les esprits des rachetés savent quelque chose de ce qui concerne ceux qu’ils ont aimés sur la terre et qui sont gardés par la puissance de Dieu, pour le salut qui vient de la foi.

Ensuite Lemue rendit grâces au Seigneur d’avoir de nouveau pris en pitié la France : « Dieu a fait de grandes choses pour elle, dit-il. Il a fait briller au milieu de nous d’un plus vif éclat la lumière de la vérité évangélique. »

Puis il exhorta ses frères à s’encourager au travail pour le Seigneur.

Les descendants des réfugiés insistèrent pour que l’un des missionnaires restât au milieu d’eux pour y établir une Église de noirs et travailler en même temps à leur propre salut. Résister à cet appel était impossible. M. Bisseux fut le ministre choisi. L’es-

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