ACTE PREMIER
Tu te tais?'
ZABULON, haut.
Avec qui veux-tu donc que j'habite?
Qui Youdrais-tu qui fût avec nous sous mon toit ?
PHAREG.
J'aime mieux de beaucoup que personne n'y soit.
ZABULON, joyeux.
Eh bien 1 mais, justement, personne, ami, personne.
PHAREG.
Alors la place est libre et la retraite est bonne.
ZABULON
La retraite? Il s'agit?
PHAREG.
D'un lieu de rendez-vous.
Notre prophète Hélias est attendu par nous Et nous cherchions d'avance aux portes de la ville Un endroit retiré qui nous fût un asile Où pouvoir sans danger préparer un complot....
ZABULON, rinterrompant.
Ohl cet endroit n'est pas l'asile qu'il vous faut.
PHAREG.
Pourquoi ?
Ma femme...
PHARB6.
Eh bien ? Tu te disais sûr d'elle?
ZABULON
Mais songez à quel point il la faudrait fidèle Quand, outre sa ferveur, dont j'ai parlé déjà, Elle est la sœur de lait de Respha !
PHAREG.
De Respha I La femme de Sammgar ?
ZABULON
La femme du grand prêtre ; Et pour TOUS voir trahis sans que je sois un traître Il sufi&rait d'un mot redit même au hasard Par ma femme à Respha, par sa femme à Sammgar 4 Ah I croyez-moi, partez, fiiyez môme au plus vite.
BNOCH.
Il dit vraii ce serait un guêpier que son gîte*
ZABULON
Et dont la guôpe aurait un aiguillon morteL
PHAREO.
Quel autre endroit trouyer?