SCÈNE II
HÉLIAS, MIRIAM.
(Hiriam s'arrête de temps en temps pour cueillir des flcurs<}
MIRIAM
Déjà brille au loin l'aube virginale, Et, comme un nuage au vent emporté, La lune s'enfuit sur son char d'opale ; Le ciel est moins bleu ; l'étoile est plus pâle ; La lueur s'éteint quand naît la clarté.
Que de nids jaseurs, que d'ailes ouvertes.
Quel frissonnement des feuilles du bois I La nature entière est pleine d'alertes.
Et des merles noirs aux cigales vertes, Tout est mélodie et rien n*est sans voix.
HÉLIAS.
Miriam est contente ?
MIRIAM
Oh 1 bien contente, père.
C'est si beau ces grands bois, ces fleurs, cette rivière I Et vous ne vouliez pas prendre par mes sentiers ; C'est plus long, disiez-vous, oui, vous le prétendiez :