‹ La Moabite: drameChapitre 34 sur 97 · SCÈNE lY · texte numérisé non relu

SCÈNE lY

HÉLIAS, MIRIAM et MISAEL.

HÉLIAS, A Kiriam.

Pour un bouquet perdu ces regrets sont bien fous, Dirait-on pas vraiment qu'il s'agit d'un naufrage I Nous t'aurons d'autres fleurs, chercheuse de présage.

MI RI AH, aperceyant Misaël.

Ahl père, Misaël!...

MISAEL.

Miriam, Hélias, Soyez les bienvenus dans Israël!

MIRIAM, A part.

Hélas!

BÉLIAS, AMisaSl.

En vérité) j'admire une telle impudence :

La main que tu me tends a signé ma sentence.

MISAEL.

Est-ce que mon accueil n'est pas mon désaveu ?

* HÉLIAS.

Je croyais mon exil nécessaire à ton Dieu.

Car ce fut ta réponse implacable et hautaine Quand des voix s'élevant pour discuter ma peine

Vous avez répondu tous deux, ton père et toi ; La loi le veut ; la loi le dit ; suivons la loi !

J'étais bien jeune alors et j'étais bien sévère. Mais c'en doit être assez pour calmer ta colère, Que de te dire, après un tel discours tenu :

Hélias que j'ai banni, sois le bien revenu.

HÉLIAS.

C'est le fils de Sammgar qui me tient ce langage?

MISAEL.

N'ai-je pas, comme tous, ma part de l'esclavage? Plus on est près des lois plus on en souffre aussi.

HÉLIAS, à part.

Que s'est-il donc passé pour le changer ainsi ? Est-ce traité de paix ou pacte d'alliance...

M 1 s ABL , tendant la main à Hélias.

El maintenant tu peux serrer ma main, je pense.

H I RI A H, montrant à Hélias la main tendue de Hisaël.

Père, le châtiment qui demande pardon.

HÉLIAS.

L'avenir me dira s'il le mérite ou non.

(A MisaOl.)

Tu connais mon retour et tu sais ma demeure.

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