‹ La Moabite: drameChapitre 33 sur 97 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MISAEL, KOZBY, ZABULON.

KOZBT, à Hisaël.

Hélias va revenir, parle-lui, je t'en prie.

MISAEL.

Mais cet Hélias s'attaque aux lois de ma patrie.

KOZBT.

Ta patrie et ses lois condamnent nos amours.

Dois-je toujours t'aimer en me cachant toujours?

MISAEL.

Songe donc qui je suis.

KOZBT.

Songe qui tu veux être !

De ton propre bourreau deviens ton propre maître.

MISAEL.

Non, le crime est trop grand, l'effort est trop cruel.

KOZBT.

Si tout devient permis, rien n'est plus criminel.

ZABULON, à part.

L'admirable maxime !

terreurs ridicules, Le bonheur vient à nous et c*est toi qui recules ! Ce qu'a dit Zabulon ne t'a donc pas frappé?

Hélias prêche un Dieu libre à l'homme émancipé. Ce Dieu-là permet tout.

ZABULON, à part.

J'en doute, mais n'importe.

KOZBT.

Et quand la liberté passe devant ta porte

Tu t'emprisonnerais sous tes propres verroux?

C'est un libérateur qu'Hélias : libère-nous.

MISAEL.

Mais ce libérateur, je l'ai banni moi-même.

KOZBT.

Si tu m'aimes tu vas l'accueillir.

MISAEL.

Si je l'aime!...

KOZBT.

Le voici, parle-lui.

ZABULON

Mais nous, retirons-nous.

(Centrent ^Qnbj et Zabulon ; arriyent QéUai et Miriam.)

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