‹ La Moabite: drameChapitre 40 sur 97 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Mais sentir s'en aller sa jeunesse flétrie Vers ce foyer sans Dieu, comme il est sans patrie, Sentir que je le perds et voir qui me le prend, Ahl oui, ma jalousie éclate en t'exécrant !

Retire-toi, Kozby.

MI SA EL, àKozby.

KOZBT.

Viens I si je me retire.

Oh ! je peux tout entendre.

KOZBT.

Elle a bien su tout dire.

HISAEL.

Ce combat me torture.

KOZBT.

Et qui donc l'engagea ?

Qui donc croyant me vaincre et triomphant déjà, Est accourue ici, provocante, hautaine, Comptant briser d'un coup l'amour qui nous enchaîne ? Qui donc enfin, qui donc, lente à s'y décider. N'est pas bien sûre encor qui des deux doit céder?...

(A Respha.)

Ta ne comprends donc pas quel amour est le nôtre ? Que sa toute-puissance en dépasse toute autre

iS LA MOABITE.

Et qa'à venir ainsi te jeter au milieu,

Tu te feras chasser comme j'ai chassé Dieu !

HISAEL.

Tais-toi, folle, tais-toi I...

RESPHA.

Qu'elle parle, au contraire, Qu'elle insulte ton Dieu, ta patrie et ta mère, Et que puisse ce flot de blasphème et d'affront. Laver enfin ton &me en tombant sur mon front !

Mais que voulez-vûus donc, ma mère, que je fasse? Puis-je obtenir de moi que cet amour s'efface Qu'il ne soit pas en moi, fauve, ardent, insensé, Lui qu'un pareil assaut n'a pas encor chassé?

RESPHA.

Ces amours-là, mon ûls, rien n'y peut que l'absence. Mais si je t'arrachais à sa sombre influence, L'épreuve suffirait, et qui durerait peu.

Pour te fondre en moi-même et te rendre à ton Dieu.

K Z B T 86 dirige Tei's la cabane eu appelant.

Zabulon L..

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