‹ La Moabite: drameChapitre 69 sur 97 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Ma place est dans le Temple au jour où l'on expie, Au jour où les péchés d'Israël sont absous, Je dois prter pour moi.

HÉLIAS.

Tu veux prier pour nous.

Mais moi je ne veux pas, mon enfant, que tu sortes. Crois que pour t*attrister mes raisons sont bien fortes Et ne me force pas à répéter encor Un refus dont tes pleurs me feraient un remord.

HIRIAM.

J'obéirai, mon père.

HÉLTAS, à part.

Et ne pouvoir pas même Laisser parler mon cœur en cet adieu suprême I La quitter pour toujours et la quitter ainsi!

MIRIAH, 86 jetant à son cou.

Ne TOUS afiQigezpas, je vous aime.

H ELIAS, l'embrassant arec une tendresse passionnée.

Merci !

MIRIAH.

Qu'avez-vous I

HÉLIAS.

Je t'adore et t*admire, ma sainte.

i06 LA MOABITE.

Tu souffres sans relâche et tu souffres sans plainte. Aussi, si ce grand mot n*avait l'air d'un adieu, Je voudrais te bénir !

(A part et en étendant la main sur sa tête.)

Je la bénis, mon Dieu 1

(A Phareg et aux conjurés.) Marchons !

PHAREG, à Hélias.

Quoi qu'il advienne, on veillera sur elle.

HÉLIAS, prenant la main de Phareg et la tendant à Hiriam.

Mets ta main, mon enfant, <lans cette main fidèle, Et dis-toi qu'avec moi c'est là ton protecteur.

KIRIAH.

Et Misaël ?

HÉLIAS.

Il faut l'arracher de ton cœur.

HIRIAM.

Ce n'est pas moi qu'il aime ?

HÉLIAS.

Hélas I qui peut le dire ?

Qui peut savoir pourquoi ce criminel conspire ? Ambition ? Amour ? Quel nom peut-on donner Aux lureurs qui le font ainsi déraisonner ?

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