‹ La Moabite: drameChapitre 87 sur 97 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

SAHMGAR.

C'est mon fils !

RESPHA.

Et ces périls c'est moi qui te les ai pu faire, Moi ta femme, Sammgar 1

SAMMGAR.

Non, Respha, vous sa mère.

Puis les décrets du Ciel ne se pénètrent pas.

ZAGHARIE.

Mais, père, laisse nous combattre nos combats. Le coup qui nous surprend n'a rien qui nous étonne^ Des armes, en voilà, des forces, 'Dieu les donne; Le nombre des méchants n'existe pas pour lui; Soyons ses défenseurs, il sera notre appui.

SAWMGAR.

Non, lévites, quittez, jetez ces armes vaines, L'homme ne peut plus rien pour les choses humaines. Seigneur, c'est en vos mains que nous nous confions.

(Aux Lévites.)

Ouvrez le temple au peuple, et nous, prêtres, prions.

(Le léyite sort. — Sammgar au milieu des prêtres^ à genoux.)

Seigneur, Seigneur, Seigneur, votre droite est terrible,

Nul ne peut échapper à vos justes rigueurs,

Vous savez l'inconnu, vous voyez l'invisible,

Et vous sondez les reins et vous scrutez les cœurs.

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