‹ La modalité du jugementChapitre 15 sur 92 · De inlerp., XII. 21 b. 12; cf. Met., 0, 8, 10S0 b · texte numérisé non relu

De inlerp., XII. 21 b. 12; cf. Met., 0, 8, 10S0 b

pas être. L'être et le non-être se concilient dans le jugement de possibilité, et, grâce à ce jugement de possibilité, il est permis de concevoir ce qui est la condition de l'être dans le temps, du devenir, et ce qui est par suite à la base de la science de la nature : la virtualité de la matière, indifférente à ses déterminations futures, la puissance en un mot. Puis, avec le cours du temps, ce qui était avenir, devient présent; le sujet indéterminé se détermine ; la substance possède une qualité à l'exclusion de la qualité contraire. Cet habit pouvait être déchiré ou ne pas l'être; mais maintenant il est déchiré, l'affirmation seule convient, elle convient simplement, et non par nécessité, car l'indéterminé ne contient pas la raison de la détermination; de la puissance on n'a pas le droit de conclure nécessairement à l'acte '. Il y a place dans le monde pour l'exception, pour l'imprévu : hasard dans la nature, et réflexion dans les œuvres humaines 2. Le jugement qui porte sur le présent constate seulement ce qui arrive; c'est le jugement d'existence simple, ou jugement de contingence 3. La contingence et la finalité qu'Aristote réintègre dans l'univers, trouvent ainsi leur place dans le logique; la pensée est conforme au réel qui est mouvement et vie. Enfin, pour ce qui ne devient pas dans le temps, il n'y a pas de différence entre le possible et l'être 4; éternel et nécessaire sont concepts réciproques 5. A l'acte pur qui est l'objet de l'intuition rationnelle convient la nécessité pure G : la contradiction disparaît avec la puissance; le parfait exclut son contraire par cela même qu'il ne le connaît pas. Le jugement de nécessité s'applique à Dieu et aux mouvements des astres qui sont immédiatement liés à la nature de la divinité 7. L'être et le non-être, qui forment

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