‹ La Mode et le ChienChapitre 12 sur 29 · PVR ANA NS RON FRS · texte numérisé non relu

PVR ANA NS RON FRS

Eux aussi sont des petits. chiens qui plaisent pour | . l’étrangeté de leur physionomie ; c'est par des croise- | D A OT ments successifs (23 après plusieurs années de sélection k

qu on est arrivé à fixer la face de singe caractéristique.

Très en honneur avant la guerre en Belgique, l’ élevage

en fut miné par la guerre. Depuis, tant chez nos voisins MR Lo eique chez nous, il s’est lentement reconstitué et a acquis. oi: # une perfection indiscutée. et mure | . En France, le grand succés ide cette race est dû non seulement à son originalité simiesque mâis encore à J'intelligente activité du «Club français du griffon belge »,

qui lui. a fait une adroite propagande.

Le Samoyède.

Parmi les races du Grand Nord, ou hyperboréennes, appelées par les noms les plus fantaisistes : Chien Nordique, Spitz, Ostiak, Laïka, Chien d’'Esquimaux, une seule est fixée, c’est le Samoyède. Depuis deux ou trois ans un intérêt grandissant s’attache à ce Chien plein d'esthétique. x |

Une adroïite réclame lui a été faite par les voyageurs et les explorateurs. Les voyageurs qui ont décrit les prodigieuses solitudes du Grand Nord canadien, ont

laissé des descriptions pittoresques des chiens de traî-

Res 37 de Er ol

De

| néaux, compagnons des héros de Jack London et M. Cons-

tantin-Weyer. Les explorateurs tels qu ‘Amundsen,

: Byrd et'fei docteur Charcot ont vanté leurs fidèles auxi- -

liaires, les Samoyèdes.

Outre cette heureuse propagande, le fameux « AppAS

de la neige », qui résonne. si impérieusement, depuis sue

quelques années à l'oreille de nos contemporains, sous

ee” forme de sports d’ ‘hiver en particulier, a mis à la mode

dans lé monde canin les chiens des régions polaires et au premier chef le plus beau : le Samoyède. Ainsi est exaucé le vœu que formulait récemment un eynophile renommé :

« D'une conformation suprêmement harmonieuse, d’ une esthétique parfaite, nullement conventionnelle, avec sa fourrure éblouissante de blancheur, sur laquelle tranche

le noir des yeux, du bout du nez, le Samoyède mérite-

rait d’être mieux connu et plus répandu ».

La roue tourne... Autrefois ignoré, le voici recherché.

Nul doute que cette mode ira augmentant, par la

baguette magique d’une publicité effrénée en faveur de

la montagne d’hiver et aussi par les exigences impla-

cables d’un snobisme moutonnier.

Le Chow-chow. |

Ce chien d’Extrême-Orient était dans l’Empire des Célestes un animal comestible. C’est un mets recherché par les Gourmets chinois, au même titre que le potage au nid de salanganes ou l’aileron de requin. De ce rôle

dégradant d’aliment carné, le Chow-chow est arrivé en

pénétrant. dés les milieux phus SES être une des |

vedettes de l aristocratie. CANIDE 5e RONA CE … Transporté dans nos pays depuis une cinquantaine d' années, il fut aussitôt remarqué, grâce à la faveur du roi Edouard VI, qui en eut un spécimen qu’il affectionnait beaucoup. En France, Ja comtesse . de Cholet,

COMME GA en 1900 à le faire connaître. La collection

qu ‘elle avait réunie et qu’elle présentait aux Expositions ‘faisait l'admiration des visiteurs. Mme Waldeck-Rousseau et le peintre Ed. Mérite, furent des passionnés de cette

-\ race. Ces dernières années, elle se répand de plus en plus.

Dans le monde des artistes, parmi les vedettes élégantes qui ont été conquises par son charme, on relève les noms de Mmes Cécile Sorel, Marie Bell, Ventura. Ce parrainage confère au Chow-chow, une certaine importance et contribue pour une large part à la diffusion de ce chien

je, pre) | » \ \ , curieux, au regard un peu étrange où se reflète le mysté-

. rieux Orient.

Le Loulou.

Parmi toutes les races d'agrément ou de luxe qui essaient de conquérir par leur grâce ou leur beauté, les faveurs des foules, le Loulou de Poméranie se place en toute première ligne. Très répandu chez nous depuis une dizaine d’années, il compte toujours parmi les favoris des élégantes. Il semble un jouet vivant, et rien n’est chic qu’un ou deux Loulous, dans un studio, un boudoir,

à la promenade ou dans l’auto. Les caprices de la fan-

taisie se sont exercés sur r les robes, elles n ont pas toutes FAR

“la même cote. Actuellement, chez les Loulous nains, La

5 robe orange ou sable est celle qui a le plus de succès ;

Hors beaux sujets noirs sont rares, les bleus qui ont fait

fureur, il de a vingt ans, sont un peu abandonnés en raison de > difficulté d'obtenir des nuances pures ; ilen est de même des blancs qui, dans la variété miniature sont rarement réussis. La mode tend également à se détourner des marrons et des acajous, malgré la

chaleur et la rues de leurs coloris.

. Schipperke

Au äte d’ anciens auteurs, 1e Schipperke était très à la mode à à Bruxelles, vers 1830, surtout dans les milieux artisans, en particulier les cordonniers et les bouchers, Ce n’est toutefois qu’en 1880, au cinquantième anniversaire de l’Indépendance de la Belgique, que le Schip- perke fut admis dans une Exposition canine. En 1885, il commença à connaître la célébrité du fait que la Reine des Belges en possédait un. Plus tard, le « Schipperke-Club » ne fit qu augmenter la vogue de ce chien. En France, il commença à être à la mode un peu avant la guerre. A présent, il connaît quelque faveur, et c'est

dans le Nord qu'il s’assure le plus d'amateurs.

L’Epagneul japonais.

Les Japonais aiment les petits chiens, ils les tiennent

dans la manche de leur vêtement, ou les placent juste

0 De Fe dis

sous leur menton. Aussi appelle-t- on les Epagneuls | À

japonais : « Chiens de manche », où ( Chiens de menton M UNE

dans leur pays fie origine. Ces tout petits chiens étaient

très appréciés des élégantes japonaises, et ils étaient, en TerS

grand honneur à la Cour du Mikado.

En Europe, c’est en 1880 que l'Impératrice d d'Alle- es

magne Hi Vepue des Epagneuls japonais. Elle es

; tenait de la souveraine du Japon, qui avait chargé Singo-

Aoki, ambassadeur extraordinaire du Japon, d'offrir

un couple de €Tchin » à r Impératrice. Cette vogue fut encore accrue par la reine Alexandra, alors princesse de Galles, qui s 'intéressait à ce charmant petit chien exotique : les Epagneuls japonais étaient lancés. Chez nous, ils sont surtout connus -depuis une. trentaine d’années, ils furent alors à la mode comme animaux de luxe mais ils ont été supplantés depuis par les Pékinois.

-Les Terriers.'

Il existe en Grande-Bretagne et en Irlande, 19 variétés de Terriers. Beaucoup de ces variétés sont répandues en France, mais certaines sont inconnues. Or, il faudra bien qu’un jour, le Fox-terrier à poil dur ou le Scottish- 7 terrier, devenu trop commun, soit détrôné par une nouvelle variété. Il se trouvera bien quelqu’un pour lancer la mode, déjà apparaissent quelques Kerry blueterriers, nous verrons sans doute le Border, le Lakeland et le Clydedale. |

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ne Fox-terrier. — C'est lui qui jouit de la vogue la plus considérable ; #4 est largement répandu depuis la guerre,

et maintenant, qui ne le connaît pas ? Cette mode est

es es RAT Cliché « L'Eleveur»

ET, ee Fox terrier à poil dur

probablement issue du goût marqué pour le sport et le cubisme. 13} une part, en effet, c’est un chien gai, espiègle même, dont la vivacité toujours en éveil, et l’entrain - perpétuel peuvent aller jusqu'à la turbulence et un goût du mouvement parfois excessif. D'autre part, son profil, aux lignes puissantes, taillé à coups de serpe, est assimi

lable aux productions les plus cocasses de l’art cubique Fabre ee ; LE 5

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Le Scoutish-terrier. — Après

7 TR | Cliché « L'Eleveur» - | Scottish terrier ù ‘a ne

fureur dès son introduction en France et la faveur dont il fut l’objet ne s’est point démentie. Il a conquis les citadins en raison de son originalité, mais aussi en raison de l’influence considérable du regretté Pol Rab. N’a-t-il au pas effectivement popularisé le Scottish-terrier par la célèbre caricature de « Rac », le compagnon de « Rie » 9

Ne pas le reconnaître serait signe d’étroitesse d’esprit.

a dd 7.

. Le Dandie-Dinmont-terrier. — Cette race a eu elle aussi son heure de vogue ; ; elle date d’un immense succès littéraire, celui qu ’a connu en 1815 «Guy Mannering ». de Walter Scott. Le héros de cette œuvre est un gentleman farmer écossais chasseur émérite ; ses compagnons de chasse sont des Terriers, ils ont reçu son nom : Dandie- Dinmont. C’est ainsi qu'un romancier baptisa une race de chien. Auparavant, Gainsborough lui-même avait participé à à lancer cette race par une peinture : étude - minutieuse de tête de Dandie-Dinmont-terrier, tout à fait typique. Puis cette faveur décrut et maintenant il

connaît l’éloignement de la mode, supplanté par les autres terriers.

L'Airedale-terrier. — Il a acquis ces dernières années une vogue grandissante, il attire les amateurs par sa silhouette élégante, et la faveur dont il jouit ces deux

dernières années tend à le placer au premier rang des animaux à la mode. |

Le Cairn-terrier. — C’est encore une race dont le nombre des sujets est de plus en plus élevé. L’an passé sur la Côte basque, cette année sur la Côte d’Azur, le roi Edouard VIII alors Prince de Galles, avait pour compagnons des Cairn-terriers, et nul doute que cette race préférée du roi d'Angleterre n'ait les faveurs de ses admirateurs … et de ses admiratrices. Cependant, elle est encore un peu moins connue chez nous qu’en Angle-

terre, son pays d’origine, où elle a une popularité vrai-

AE

ment extraordinaire. Mais on peut lui prédire un succès

proche d’égaler celui du Fox-terrier à poil rude et du

À Scottish-terrier. à

Le Toy-terrier. — Avant de quitter les Terriers il nous

faut dire un mot du nain de ce groupe : le Toy-terrier.

Ce petit chien d'appartement a eu très grande vogue au temps de nos aïeules, et il a pu à une époque encore

récente être placé parmi les plus grands favoris de la

mode. Cette faveur ne dura pas. Lorsque commencèrent

à apparaître vers le début du siècle dernier, les multi

ples races de terriers modernes, le Toy-terrier, de plus en plus délaissé, ne survécut guère que dans quelques comtés

d'Angleterre.

En

Le Carlin.

Il a eu comme chien de dame une extraordinaire renommée, seulement égalée par celle du Bichon. Il était très répandu en Hollande, au xvrre siècle ; il passa ensuite en Angleterre, où il ne tarda pas à obtenir un succès énorme et les faveurs de la Cour, par suite du mariage de Guillaume III d'Orange, avec une fille du roi

Jacques IT. On donnera la mesure de cette popularité

en indiquant que d’après le Dictionnaire de Howell:

paru en 1660, la formule « My pretty pug » correspondait à celle plus moderne et bien connue de « My darling ». Le Carlin resta longtemps le favori des souverains anglais, et on peut voir encore à Hampton-Court le por-

trait du roi Georges III avec un de ces chiens.

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