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En France, sa plus grande vogue remonte avant la L Révolution. Sous Louis XV il ne servait pas seulement
comme l'éventail à donner du maintien et de la grâce aux Dames, mais à modérer les entreprises trop auda- cieuses des galants. Ses dents aiguës et sa hargne toujours en éveil rendaient inabordables les belles qui le cachaient dans les plis de leurs robes satinées. Après la Révolution, il disparut pour un moment mais ne tarda pas à reprendre ses droits sous l’Empire, et les Mémoires anecdotiques du temps signalent l’existence d’un Carlin chéri par l’impératrice Joséphine. La race est délaissée de nouveau au début du règne de Louis-Philippe. Alexandre Dumas, dans ses Impressions de Voyage, signale la Principauté de Monaco, où il passait en 1835, comme le seul endroit peut-être où il existe des Carlins, et les écrivains du temps disaient « Rare comme un Carlin » pour désigner un objet introuvable. Vers la fin du règne de Louis-Philippe, alors que l’anglomanie commençait à sévir chez nous, la vogue du Carlin reprit un peu, puis ce fut fini. A l’heure actuelle, on considère le Carlin comme aussi hargneux que sa physionomie le laisse supposer ou comme un chien peu intelligent ayant mauvais caractère. Ces jugements sont bien sévères, en réalité
ils n’ont qu'un motif, le Carlin n’est plus à la mode. Le Pékinois. 3
Les annales canines ne contiennent rien de plus
étonnant que la renommée acquise en ces dernières