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Actuellement c’est la période d’éclipse de l'Epagneulpapillon, seuls quelques rares spécimens de-ci de-là
témoignent de l’engouement qu’eut un jour |’ aristocratie
pour ces jolis petits chiens.
Les Toy-spaniels. Sr poele ou « Epagneuls de | tapis » ont eu leur vogue eux aussi. Elle vient de l’affec- |
tion que leur ont portée les rois Charles Ier et Charles IL. Te pinceau délicat de Van Dyck, peintre de Charles Ier,
a su rendre l'éclat et le lustre de leur robe soyeuse, qui -les font ressembler à de petits pages en livrée. Mais ils ont été surtout mis à la mode par le roi Charles II, Le monarque avait pour eux une telle passion qu'ils avaient accès dans toutes les salles de Whitehall, même quand les Etats tenaient leurs assises. Il en avait donné plusieurs à la duchesse de Portmouth, sa maîtresse, pour égayer sa chambre à coucher. Aussi est-ce depuis ce règne que la variété de Toy-spaniels noir et feu, au petit nez de Roxelane, s’appelle le « King-Charles ».
Ce petit chien fut l’animal préféré de Marie Stuart, . qui en avait eu, raconte-t-on, dans sa prison de Fotheringay. À la même époque, le poète anglais Swift, fit hommage d’un de ses ouvrages à son King-Charles qu’il choyait tout particulièrement. Newton aussi apportait tous ses soins à l’un de ces petits Epagneuls. I] l’affectionnait tant qu’il lui pardonna d’avoir renversé, en jouant, une bougie qui consuma les calculs auxquels
le savant avait consacré une partie de sa vie.