CABOTINS
Théâtre - Français
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O OHE en crêpe de laine bleu pâle^ ^ garnie de galons blancs. Large
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collerette de guipure formant figaro.
UPE unie et corsage froncé à la taille en
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^ brocart vert. Cravate rabat et ceintiu e à longs pans en mousseline de soie noire.
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iVPE de moire blanche brodée; corsage ^ de satin rose recouvert de guipure;
ceinture^ bretelles et choux de satin rose.
f^ORSAGE de satin blanc brodé d'or ^ et de turquoises. Manches faites de mousseline de soie et de galon d'or brodé de turquoises. Jupe de tulle pailleté.
/CORSAGE en guipure rehaussée d'or et de ^ cabochons^berthe de dentelle,manches de
velours canari; jupe de satin rose pailleté.
comme on dit en médecine. C’est au contraire à l’équilibre l’équilibre moral ce qui n est trop souvent que de la lé- cet idéal, qu’il convient de cultiver, d'exercer, de diriger
moral que je voudrais que l’artiste pût parvenir et se thargie spirituelle! votre sensibilité, si vous voulez comprendre Part et devenir
. * Vivre, c’est aimer et penser, c’est encore, bien que ces digne et capable de l’exprimer.
' ' - - - vieillis :a Avoir un idéal » c’est vers ce but, (A suivre.'^ Jeanne Remacle,
' ’ F^'ofesseur de chant.
"Mais, d’autre part, ii’allons point prendre pour de termes semblent vieil
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SUPPLÉMENT DU NUMÉRO DU lo MARS 1894.
Explication des Ouvrages
ROUSSIV au point de Grenade (fig. 16 et 17). — Sur un carré de moire de nuance tendre est dessiné une bordure qui, rebrodce dechenille de soie et de quelques fils d’or, produit, quand elle est terminée, l’efiet d’une application de dentelle.
Au milieu, un bouquet de fleurs brodées au passé au point remordu.
Les feuillages sont brodés avec de la soie d’Alger dédoublée.
Le coussin dessiné, échantillonné et rassortiment pour le terminer, 35 francs.
cAC à lorgnette moyen âge (fig. i8).
^ — Voici un sac qui, tout en étant très joli et d’une forme originale, permet d’employer d’une façon charmante toutes les rognures d’étoffes anciennes. Ces morceaux mesurent 4 à 3 centimètres de superficie, ils peuvent être irréguliers comme forme. Il faut commencer par collectionner les bouts de soie, qui doivent être des nuances les plus variées et des dessins les plus différents, mais essentiellement du même style. On compte vingt morceaux de soie environ, pour faire un sac pareil à celui qui nous sert de modèle.
Matériaux: 82 centimètres de toile de coton écrue, un peu ferme. Fleurs brodées au tambour découpées dans de vieux rideaux de mousseline blanche. Un étui de poudre et de liqueur à dorer sur tissus (qui se trouve à la papeterie Labié, i 3 ,rue de la Pépinière). Un peu de gros cordonnet de Berlin vieil or, i m. 5 o de galon d’or ancien, 52 centimètres de frange d'or, large de 4 à 5 centimètres, et ancienne également. Commencez par dorer les fleurs de mousseline d’après l’indication qui se trouve dans l’étui, laissez bien sécher les fleurs, à l’air libre. Taillez dans la toile de coton que vous avez pliée en deux dans sa longueur, le patron que nous donnons sur la planche de patrons tracés, sans remplis. On remarquera que la couture doit être dans le bas du sac, et que les anses doivent se trouver dans la partie repliée du haut.
•Ouvrez cette espèce d’étole et posez-la à plat sur une table, prenez alors vos rognures de soie, vous ferez tomber tout ce qui sera par trop irrégulier dans les bords, en coupant ceux-ci aussi droit que possible. Disposez sur votre toile tous vos morceaux, en les bâtissant soit en long, soit en large, soit en diagonale, il ne faut pas replier les bords, mais les coudre bout à bout, bien proprement, avec une soie fine assortie à la nuance de la soie. De place en place, mettez alors sur ce fond les fleurs brodées, que vous avez dorées et séchées convenablement. Les fleurs doivent être bâties d’abord, puis cousues à point de côté, avec du fil tambour, vieil or, fin. Ceci fait, agrémentez les fleurs brodées de gerbes de points d’épine, faites avec le gros cordonnet vieil or. La poche une fois garnie doit être doublée à plat d’un morceau de surah, de taffetas ou de satin d’une teinte effacée, vieux bleu, vieux rose ou grenat. Les quatre morceaux qui forment le fond du sac, dessus et dessous, sont cousus ensemble, puis bordés à cheval par le galon ancien, les anses du sac sont ensuite bordées à cheval par le restant du galon. La frange est cousue sur le galon jusqu’à la naissance des anses.
Ce sac tient très bien sur le bras; une lorgnette, un mouchoir, un flacon, etc., peuvent y trouver place.
DANDEau point de croix pour tour de tapis de table em- ^ boitant (fig. 20). — Cet ouvrage s’exécute au point de croix sur étamine bise assez claire de tissu et recouvrant un transparent de satinette ou de satin vieux bleu ; le dessin sera brodé en soie vieux bleu très clair. Ce tapis
sera d’un très joli effet pour
et ornée d’une broderie sur le panneau de devant.
Les tiges en soie verte s’exécutent au point roumain, les feuilles au point de mosaïque verisaule et au point empiétant gris rosé rebrodé de points lancés rose très clair.
Les fleurs en applications de drap noir et de drap crème sont rebrodées de points noues et
Fig. 17. — Coussin brodé au
POINT DE GRENADE. (Modèle de la maison Henry, à la Pensée^ 5 , faubourg Saint-Honoré. — Voir la bordure, fig. 16, l'ensemble à grandeur d’execution sur la planche de patrons traces et la description p. 77, col. i.)
Fig. 16. — Bordure DU COUSSIN AU POINT DE GRE¬ NADE FIG. 17.
(Voir la description p. 77, col. I.) (Voir le dessin à grandeur d'éxecution sur la planche de patrons tracés.)
nANQUETTE for- ^ mant coffre (fig. 21 et 24). — Cette banquette formant coffre est recouverte de drapvicux jauneclair
de points diable.
Les palmettes se font au plumetis bourré.
r\ENTELLE ^ au crochet faite en travers (fig. 22).
— 9 mailleschaînettes , I bride dans la 6° maille-chaînette, 2 mailles-chaînettes ,
I bride dans la 4® maille-chaînette; 5 mailles-chaînettes, i demi-bride dans la première maille-chaînette; retourner: 3 mailleschaînettes *, 6 brides séparées l’une de l’autre par i maille-chaînette, ces 6 brides piquées dans le jour formé par les 5 mailles-chaînettes du tour
précédent, i maillechaînette, I bride piquée dans la plus proche bride du tour précédent, 2 mailles-chaînettes, I bridé dans la bride suivante du tour précédent, i autre bride dans la maillechaînette voisine du même tour; retourner :
3 mailles-chaînettes, i bride dans la seconde bride du second tour, 2 mailles-chaînettes , I bride entre la première et la seconde des 7 brides du second tour, 3 mailles-chaînettes et 6 autres brides placées entre les brides du second tour et séparées Tune de l’autre par 3 mailleschaînettes, après la septième bride i maille-chaînette; retourner: dans premier jour de 3 mailles, entre la 7® et la 6® oride du 3® tour, i demibride, 5 mailles-chaînettes en picot, i bride, 5 mailles-chaînettes en picot, 2 brides, i demibride; dans les trois jours suivants, i demi-bride,
I bride, 5 mailles-^ enaînettes en picot, 2 brides,
I demi-bride; dans le jour suivant (cinquième jour), I demi-bride, 3 brides, i demi-bride; dans le dernier jour : i demi-bride, 3 brides, une bride dans la dernière des 7 brides du tour précédent,
2 mailles-chaînettes, i bride dans la bride suivante du troisième 0 i seconde bride dans la maille-chaînette voisine du même J
retourner, 3 mailles-chaînettes, i bride dans l’avant-dernière bn e 4® tour, 2 mailles-chaînettes, i bride dans la bride suivante du 4° tour, 5 mailles-chaînettes, i demi-bride dans la bride du milieu de 1 avan dernière petite dent du 4® tour, 2 înailles-chaînettes, i demi-bride dans le picot de la 4® petite dent du 4® tour, i maille-chaînette, retourner e recommencer depuis *.
nOURSE brodée sur moire blanche (fig. 23 et 25 ). —* La « bourse )),que ^ quelques personnes nomment improprement le « portefeuille ’h une sorte de poche faite de deux cartons recouverts intérieurement de fine batiste blanche, et extérieurement, l’un avec de la soie de doublure, l’autre avec une étoffe quelconque brodée, dans cette poche le prêtre met le « corporal », petit carre de batiste qu’il étend sur l’autel pour y poser le calice pendant la célébration de la messe et sous l’ostensoir pendant l’exposition du Saint Sacrement. Ordinairement la bourse est assortie à un ornement de l’église, mais cet objet, servant plus que l’ornement auquel on l’emprunte pour les saluts du Saint Sacrement, se ternit et s’use plus vite que les autres parties de l’ornement. Nous donnons aujourd’hui un modèle de bourse brodée sur moire blanche, qui peut être exécutée pour les saluts du Saint Sacrement; la croix, en drap d’or jaune, est bordée d’un étroit galon de soie de couleur bois, retenu par des points de tige faits en soie d’Alger bois plus clair; le cœur, fortement bourré dans le sens de la longueur avec du coton à repriser jaune, est recouvert en travers avec de la cannetille d’or rouge; cette cannetille, qui ressemble à une sorte de tube en fil d’or, se coupe par petits morceaux, on enfile les morceaux comme des perles avec un brin de soie fine, chaque morceau fait un point; à défaut de cannetille, on peut employer de la soie d’Alger jaune d’or ou rouge de différents tons. Sur le cœur la plaie est brodée au passé avec de la soie d’Alger rouge foncé, et la couronne est au point d’épines bois de deux tons, les flammes sont au passé feu de deux tons, les fleurettes sont rose pâle de deux nuances, avec les tiges et les feuilles au passé vert-tilleul.
Montage. — On coupe en carton deux morceaux de 25 centimètres de hauteur sur 20 centimètres de largeur, on applique sur l’un d’eux d’un côté delà batiste, de l’autre un morceau de soie à doublure; on fait un rempli tout autour et on surjette, on agit de même pour le carton du dessus en remplaçant la doublure par l’étolfe brodée, qu’on entoure'ordinairement d’un large galon (i cent. 1/2 ou 2 cent, de largeur) cousu à plat, ce galon est en or ou assorti à celui qui forme la croix; avec de la batiste et de la soie à doublure, on prépare deux pointes de i 3 centimètres de largeur à la base, et de 25 centimètres de longueur, on surjette ces pointes en manière de soufflets entre les cartons, à droite et à gauche des cartons, on joint les deux cartons par un surjet allant d'une pointe à l’autre du soufflet. Uouvevture de la bourse doit être dans lebas^a^n qu’on puisse la poser debout comme le montre le dessin d’ensemble (fig. 25).
pETiTE dentelle faite en long (mignardise et crocheU (fig. 26). — 2 mailles-chaînettes, *2 brides piquées chacune dans un picot différent de l’entre-deux mignardise (premier et second picot) et fermées ensemble, 2 mailles-chaînettes *.
Dent,, premier rang. — ** Dans les deux premiers picots de l’entredeux mignardise, deux demi-brides (une dans chacun) fermées ensemble, 5 mailles-chaînettes, dans les trois picots suivants de l’cntrc-deux, 3 brides (une dans chacun) fermées ensemble, 5 mailles-chaînettes **.
Second rang. — *** Dans la tête des deux premières demi-brides fermées ensemble, du premier tour de la dent, i demi-bride, 4 mailles-chaînettes, I bride dans la tête des 3 brides fermées ensemble du tour précédent;
5 mailles-chaînettes, i demi-bride piquée dans la tête de la bride; une seconde bride piquée au même endroit que la première ; 5 mailles-chaînettes, i demibride dans la tête de la seconde bride; une troisième bride piquée comme les deux autres, 5 mailles-chaînettes, i demibride piquée dans la tête de la troisième bride; une quatrième bride piquée comme les deux autres; 4 mail les-chaînettes; i demi-bride ***.
DAN DE pour tablier russe ^ (fig. 28). — Cette bande s'exécute au point de croix avec de la soie rouge pour les pointsfoncéset jaunepour les points clairs ; elle se place en bas et autour du tablier, qui est en foulard noir.
Comme le fond est d’un tissu dont les fils ne se comptent pas facilement, on le recouvrira d’une étamine, employée comme tissu auxiliaire dont on tirera les fils une fois la broderie terminée, on devra toutefois serrer un peu le point, pour que, l’étamine une fois enlevée, la broderie n’ait pas un aspect flottant et négligé.
Fig. 18. — Sac a lorgnette moyen agf- (Voir le patron sur la planche de patrons tracés et la description p. 77, col. i.)
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Nos Bébés
vant bien les contours; on l’exécute aussi près que possible des fils qui marquent les contours et très solidement à ar¬
peut aussi le rallonger avec une bande de tulle ou simplement
le poser à i cent. 1/2 au-dessous de | autre ^
nOBE d’enfant en nansouk (fig. i6 du numéro 7. Suite). — ^ T.r“; dns et le devant étant terminés, nous les assem-
Les dos et le devant étant terminés,
blons en faisant d’abord la couture du dessous de bras; il faut les bâtir ensemble de façon que les deux fils de bâti marquant le contour soient bien exactement Tunsur l’autre.
Lorsqu'on fait une couture simple, on l’exécute à l’envers , le plus près possible du fil de contour, et on la surfile très serre; on fait souvent une couture double; le devant et le dos sont bâtis l’un sur l’autre à rendrait, on exécute la couture un demi-centimètre en dehors du fil de bâti, on la coupe ; puis on la refait à l’envers; quelle que soit la man iè re cm ployée, nous recomman dons de bien mettre l’ùne sur l’autre les lettres O et O, D et C du
dos et du devant (coupes no» i et 2), les longueurs OD du dos et OC du devant doivent être exactement semblables si l’explication a été bien suivie.
Les coutures d’épaule se font soit en double couture comme nous venons de l’expliquer pour la coiiiure du dessous de bras, soit à Vendrait et dissimulées complètement sous un petit biais de nansouk que recouvre un point d’épines assez large; dans ce dernier cas on bâtit le dos et le devant l’un sur l’autre à la couture d’épaule comme si on voulait faire la couture à l’endroit, et en obser-
insistons sur ces divers nients, c’est qu’il f qu’on dispose de dentelle ou de 1 . . ^ , -- Utiliser
Fig. 21. — Banquette formant coffre avec panneau brodé. (Voir la broderie fig. 24, et la description p. 77, col. i.)
rière-points un peu serrés; on la coupe en lui laissant un demi-centimètre de largeur au plus, an ne Vauvre pas^ on la couche en la dirigeant vers le dos, et on pose dessus un petit biais de nansouk pris double ; ce biais est maintenu d’abord par une couture faite à arrière-points, l’endroit du biais étant posé sur l’endroit du dos, ou du devant, puis on le retourne, et’on exécute le point d’épines qui le maintient complètement; on peut aussi faire en dessous à l’envers quelques points qui le retiennent du côté où il n'est pas cousu à arrière-points; il doit recouvrir et cacher toute la couture.
La coupe n® 3 représente le biais que nous taillons sur I cent. 1/2 au plus; la coupe n° 4 le représente plié en double ; la coupe no 5 toujours plié en double et bâti sur le devant aussi près que possible de la couture d’épaule; la ligne pointée ab indique l’endroit où on coud le biais à arrière-points; cette couture se fait sur le biais du côtéappasé au pli; la ligne cd marque les bords de la couture d'épaule qu’on a couchée du coté du dos; lorsque la couture ab est achevée, on ramène le pli du biais sur cd, et on termine en
il est seul indiqué, et nous taillons la dentelle en lui donnant une fois et demie cette mesure plus 3 centimètres pour bien faire la petite pointe qui se trouve au point r; le rang le plus près de l’entre-deux se pose contre cet entre-delix, de façon que le biais qui réunit l’empièce ment et le reste du devant soit complètement caché.
broderie qu’on veut et dont les dimensions varient; on pourrait aussi ne mettre qu’un volant au lieu des deux qui existent dans ce modèle, et même les supprimer tout à fait. ^
Nous mesurons l’entredeux qui termine l’empiècement de d h b (coupe no 7) où
Fig. 19. — Robe de fillette en crépon