CRÈME PLISSÉ ACCORDÉON, EMPIÈCEMENT
A PETITS plis; bouillonnés autour de l’empiècement et a l’encolure.
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Quant au second rang de dentelle froncée, nous avons expliqué tout à l’heure comment le disposer; l’essentiel, c’est qu’il reproduise à peu près l’effet du dessin de la
petite robe, quelle que soit la place où on l’ait cousu.
Le tour de cou se termine par un biais de nansouk qu’on coud à arrière-points sur le contour exact indiqué parle fil de bâti, et qu’on rabat à l’envers en lui laissant un demi-centimètre de hauteur; on l’orne à volonté d’un
Fig. 22. —Dentelle au crochet faite en travers. (Voir la dcacription p. 77, col. 2.)
point d’épines ; il sert quelquefois de coulisse pour passer un petit cordon, mais ce n’est pas nécessaire si l'encolure ne dépasse pas 25 centimètres; lorsque le biais doit ainsi servir de coulisse, on exécute le point d’épines avant de rabattre le biais, afin d’être bien certain de ne pas prendre les deux doubles, ce qui empêcherait de passer le cordon.
Une Valenciennes ayant une fois et demie la dimension de l’encolure se fronce et se coud au biais. Le petit corsage est terminé, sauf les manches, dont nous n’avons pas encore construit le patron.
Avant de nous en occuper, il est très important de connaître la
Fig. 23 . —
BOURSE E FlG. 25 . I
p. 77. col. :
faisant un point d’épines comme nous l’avons dit tout à dimension de l’emmanchure; celle-ci se mesure suivant les lignes GKO l’heure; le croquis no 6 représente le biais complètementposé. du dos et HKO du devant, (coupes n^s i et 2), on additionne ces deux
Nous avons expliqué dans le numéro précédent com- dimensions, et on prend la moitié de ce total; c’est cette moitié, désignée menton fait les ourlets, et la pose des boutons et des bou- sous le nom de demi-cantaur d’emmanchure, que nous mesurons soitonnières; les ourlets
Fig. 20. — Bande aw point de croix pour tour de tapis de TABLE EMBOITANT. (Voir la description p. 77» col. i.)
peuvent s’arrêter sous un pli qui dissimule complètement le point qui les coud, ou bien se faire de façon à être séparés du dernier pli par une distance égale à celle qui sépare les plis entre eux.
Lorsque le dos et le devant sont réunis et les ourlets du dos terminés, nous posons l’entredeux dans lequel passe le ruban formant la ceinture; ces sortes d’entre-deux se trouvent tout préparés dans les magasins de nouveauté; on n’a qu’à introduire le ruban dans les espèces de boutonnières qui existent à cet effet; on le coud au bas du corsage, en faisant la couture sur le fil de bâti qui marque le contour de celui-ci ; on les surfile très finement; on peut aussi les réunir à points de surjet ou par une couture double; dans ce dernier cas, la première couture se fait à l’endroit, un peu au delà du fil de bâti qui marque le contour inférieur du corsage ; on en coupe les bords, et on fait la seconde couture à l’envers sur le fil qui marque le contour.
Nous posons ensuite la Valenciennes ou la dentelle au fuseau qui est froncée sur deux rangs au bas de l’entredeux terminant l’empiècement; le rang qui se trouve eyx dessaus de l’autre doit avoir presque le double de la hauteur du premier; on
Fig. 24. - Panneau brodé
LA banquette FORMANT COFFRÉ ^
de Lee
ma^nchrdaL^'^n*^ ‘î'' construisons la
centimètres de lar‘^.\‘'Ùr?^ ’-
cheensuitf^ u k longueur, on en retran-
ment m poigoet, géncrale-
tnrH \ d entre-deux ; nous donnerons plus
es explications nécessaires à ce sujet.
Le rectangle étant construit , nous mesurons au-dessous de A sur la ligne AC le tiers du demi-contour d’emmanchure et nous mar quons E
Nous comptons à partir de B sur la ligne BA 6 centimètres et nous marquons F.
Nous rejoignons E et F par une ligne légèrement arrondie qui peut rejoindre la ligne du rectangle seulement, i ou 2 centimètres après E si c’est nécessaire pour que la courbe se fasse mieux.
A partir du point C on mesure le quart du demi-contour d’emmanchure et on marque G;
nous réunissons C et G par une ligne qui nous indique la couture de la manche; la ligne BD se place sur le pli de l’étoffe; le bord inférieur de la manche nous est donné par une ligne qui part du point G, nous abaissons le point D de 2 centimètres et nous marquons D’ ; nous réunissons C et D' par une ligne légèrement axrondie, et le tracé de la manche est terminé. Le poignet de notre modèle se compose de deux entredeux réunis l’un à l’autre par un biais de nansouk ayant à peine, tout terminé, i demi-centimètre de largeur; c’est la dimension maximum, et il est préférable d’arriver à lui donner 3 ou 4 millimètres seulement. La hauteur totale du poignet, composé des deux entre-deux et des biais de nansouk, sera mesurée, et nous diminuerons le patron de la manche d’une dimension égale.
Si ce poignet a 3 centimètres ou 3 cent. 1/2, nous enlèverons à la manche une bande de 3 centimètres à 3 cent. 1/2.
La coupe 9 représente cette correction; la partie ombrée est enlevée.
Il y a plusieurs manières de préparer ces biais de nansouk, suivant que les entre-deux sont en broderie ou en dentelle. Lorsqu’il s’agit de réunir des entre-deux de Valenciennes ou de dentelle au fuseau, on termine les biais d’avance, c’est-à-dire qu’on les taille sur 1 cent. 1 /2 de largeur environ; on fait un rentré de 3 millimètres environ de chaque côté, puis on le plie en deux, les rentrés étant à l’in-
Iroderie de la
MOIRE BLANCHE DÎr la description
Fig. 26. — Petite dentelle faite en long (mignardise et crochet). (Voir la description p. 77, col. 3 .)
C. 21. (Voir la description p. 77, col. i.) (Voir Paspect de la banquette fig. 21.)
térieur. La coupe n»* 12 représente un biais; les rentrés sont ombrés, la ligne pointée ab indique le milieu du biais,
sur lequel on le replie. La coupe no i 3 représente 1q biais tout terminé, on les bâtit, puis on coud l’un des entre-deux à points de surjet sur le biais, de façon à réunir en même temps les deux bords decclui-ci ; l’autre entre-deux SC coud sur le
Fig. 25. — Bourse BRODÉE SUR moire biais;
blanche. (Voir la broderie (ig. 23 et la lorsque 1 cntrc-dcux description p. 77 , col. 3.) eSt COUSU, OU fait un
point d’épines assez large pour couvrir presque entièrement le biais; un second biais semblable au premier se pose au bas du second entredeux, les deux rangs de dentelle au fuseau ou de Valenciennes qui ornent le bas du poignet se froncent sur le bord inférieur de ce biais dont on leur donne au moins une fois et demie la dimension ; le rang de dentelle qui se trouve dessous l’autre doit être à peu près le double du premier comme hauteur, afin de le dépasser. Lorsqu’on a mis un seul rang de dentelle au bas de l’empiècement, on peut très bien n’en mettre qu’un au poignet.
Celui-ci étant terminé, on le ferme par une couture; il doit avoir 14 centimètres de largeur; il faut par conséquent préparer les biais et les entre-deux sur 16 centimètres de longueur, afin d’avoir l’étoffe nécessaire pour faire les coutures; on ferme généralement le poignet par une couture double; quelques personnes le laissent ouvert, en l’ourlant
sur chaque bord,et font une fente à la manche ; le poignet se ferme par deux boutons, mais la ferme turc doit alors SC trouver du côté du coude sur le prolongement de la ligne BD' de la manche (coupe no 7) ; on fait remonter en la fronçant tout le long de cette fermeture la dentelle qui orne le bas du poignet.
Les brides se font en dessous de la dentelle qui les dissimule, et les boutons se posent en face sur l’autre bord du poignet; si nous expliquons cette manière de faire le poignet,
c’est que beaucoup de personnes la préfèrent ; le modèle que nous décrivons n’est pas disposé ainsi, mais rien n’cmpéche de le modifier.
Lorsque le poignet se compose d’entre-deux de broderie, ceux-ci ne se cousant pas facilement à points de surjet, il vaut mieux faire les biais autrement; on les taille sur i centimètre 1/4 environ de largeur, et sur 16 centimètres de longueur; nous en coupons deux pour chaque biais ; comme il y a trois biais en comptant celui qui réunit la manche et le poignet, nous préparerons d’avance six morceaux de nansouk ayant les dimensions ci-dessus ; nous réunirons l’entre-deux en faisant une couture de 4 millimètres de largeur environ; le second entre-deux sera réuni de la même façon sur l’autre bord du biais qui conservera une largeur égale de 4 millimètres dans la partie qui sépare, à l’endroit, les deux entre-deux; les coutures seront coupées en leur laissant le moins de largeur possible, et le biais sera doubléd’un biais semblablequi dissimulera complètementles coutures de façon que l’envers du poignet soit aussi net qu^ l’endroit.
Il est un peu plus difficile de bien réunir des entre-deux de broderie que des entre-deux de dentelle; on ne parvient pas toujours à laisser au biais de nansouk une largeur parfaitement égale; un autre moyen qui réussit plus facilement consiste à faire d’abord un rentré sur chaque bord du biais.
Fig. 27. —Robe en brillante, pour bébé, garnie d’entre-deu::