PREMIER PRIX DE NOTRE GRAND CONCOURS ANNUEL
O N posera après cela les deux poignées, faites chacune avec 25 centimètres de grosse corde recouverte de coutil. La couture du coutil sera faite à points de surjet et les bouts de chaque morceau de corde coupés en comme le bout d’un sifflet. Le morceau de coutil aura été pris un peu plus long que la corde, et pour fixer la poignée on fera un rempli aux bouts du coutil et on coudra le bord de ce rempli avec l’étofle du sac, en prenant un fil très solide. Les points d’attache de la poignée de devant auront à traverser, en plus de l’étotTe du sac, le haut du rabat de la poche.
11 n’y aura plus qu’à river ou à faire river les fermons des diverses poches et ceux des courroies, puis à assembler les deux morceaux arrondis formant les côtés du sac.
Chacun de ces morceaux sera, pour cela, d’abord cousu avec le fond du sac, puis bordé comme le reste avec une tresse de laine, mais cette tresse devra tenir une ficelle de moyenne grosseur qui formera liséré et donnera du soutien.
Il sera donc utile de prendre une tresse de laine un peu plus large. Cette tresse sera posée à cheval sur la ficelle et les bords de la couture réunissant chaque côté avec le corps du sac; on la bâtira et on la piquera ensuite.
Le sac sera terminé, et point n’est besoin d’ajouter que nous serons — durant sa confection — entièrement à la disposition de nos lectrices pour les quelques points qui pourront les embarrasser.
La trousse de toilette, montrée ouverte sur le dessin
Fig. 3 o. — Se rapportant a la coupe des toilettes décrites.
Roùe d'enfiVilen nansouk (fig. 16 du numéro 7). — Colipe n» i : patron du dos ; coupe n» 2 ; patron du devant; coupe n“ 3 : biais ; coupe n» < ; biais plié en double ; coupe n» 5 : biais pose sur la couture d’épaule ; coupe n® 6 : biais terminé entièrement ; coupe n» 7 : devant entier ; mesure de l’entredeux terminant l’empiècement; coupe n» 8: patron de la manche; coupe n“ 9 : manche diminuée de la hauteur du poignet; coupe n» 10: poignet termine; coupe n® 11 : manche et poignet terniinés; coupe n® 12.* biais avec indication des rentrés; coupe n® iS*. biais tout terminé.
figure 22, et fermée sur le dessin figure 32 , sera d’une exécution moins compliquée.
Notre modèle contenait 42 objets, mais ce nombre pourra naturellement être augmenté ou restreint, suivant les habitudes de la personne qui se servira de la trousse.
Voici — pour faciliter la composition de cette trousse l’énumération des objets contenus dans celle que nous avons sous les yeux :
I démêloir; i pierre ponce; i éponge fine; i éponge ordinaire; i boîte pour contenir le savon; i paquet d épingles à cheveux ordinaires; i brosse à cheveux; i brosse a chapeaux; i brosse à habits; i fourneau à l’alcool pour faire chauffer le fer à friser; i bâton, en boîte, de pommade au raisin pour les lèvres; i lime à ongles; i brosse à ongles; I polissoir; i chausse-pied ; i paquet d’épingles à cheveux neige] i brosse à dents; i canif; plusieurs épingles à friser ; I fer à friser; i baguette à gants; i paire ciseaux à ongles; I tire-bouton pour gants; i tire-bouton pour bottines; I lave-oreilles; i dé à coudre; i étui pour aiguilles; i boîte de poudre de riz de poche; i boîte épingles de sûreté (dites de nourrice); i pochette mobile pour divers boutons; i pochette mobile pour aiguilles et épingles; i pochette pour poudres pharmaceutiques; i boîte métal garnie d’allumettesbougies; i pochette pour écheveaux de laine et de soie;
1 carte pour l’élastique blanc; i carte pour l’élastique noir;
2 paquets de ficelle; i carte pour le fil blanc, et une autre pour le noir; i carte pour la coulisse blanche large; i autre pour la coulisse étroite; i paquet de tresse de laine; i carte pour le coton à repriser, plus une pochette vide pour divers.
L’emplacement réservé à chaque objet pourra en outre ^tre modifié si l’on prend un objet d’une autre forme; c’est ainsi que la brosse à cheveux de notre modèle était avec manche; on gagnera un peu de place en prenant une brosse ovale sans manche.
En tout cas, quel que soit le nombre et quelles que soient les dimensions dés objets que l’on emportera, il faudra avoir bien soin — en choisissant l’emplacement réservé à chacun d’eux— de ne jamais placer un objet en acier ou en fer à proximité des objets forcément toujours un peu humides, comme les éponges, les brosses à dents ou à ongles, etc.
La trousse envoyée par notre concurrente n’était pas tout à fait parfaite sous ce rapport; la brosse à ongles et celle à dents sont, ainsi qu’on peut le voir sur le dessin, ». beaucoup trop rapprochées des ciseaux, canifs et autres bibelots prompts à se rouiller. Ces deux brosses eussent dû être placées près du premier sac à éponges, parallèlement à la pochette destinée à contenir le démêloir.
Les objets en acier eussent été de la sorte, une fois la trousse roulée et fermée, complètement à l’abri de toute humidité.
Cet inconvénient signalé, nous commencerons la description de notre modèle tel qu’il est exécuté.
L’extérieur de la trousse (voir fig. 32 ), assorti au sac de voyage, est en coutil de fil écru, bordé d’extra-fort grenat et soutaché de lacet de soie également grenat. L’intérieur (voir fig. 22) est en toile blanche granitée bordée aussi d’extra-fort grenat.
La fermeture se fait (comme celles du sac de voyage) à l'aide d’un fermoir nickelé à ressort, correspondant avec un œillet en métal; on pourra remplacer ce fermoir par une boutonnière faite dans l’étoffe ou par une solide bride ronde faite à l’extrémité de la trousse. Un ruban n^ 5 pris double et cousu à la place indiquée pour la bride ci-dessus conviendrait aussi; on tournerait alors ensuite ce ruban autour de la trousse roulée, on le croiserait et on le nouerait pour tenir cette dernière fermée.
Ainsi que nous l’avons déjà dit pour le sac, la soutaché de l’extérieur pourra être supprimée ou remplacée par un motif au point de croix, et le coutil écru par un coutil de couleur.
II faudra comme matériaux :
1° Une bande de coutil, longue de i mètre et large de 3 o centimètres ;
2° I m. 5 o de toile blanche granitée, large de 70 centimètres;
3 " 20 centimètres de tissu caoutchouté blanc;
40 I ou 2 mètres d’élastique de soie grenat, large de I bon centimètre;
50 Une pièce d’extra-fort grenat, de belle qualité]
6° Une ou plusieurs pièces de lacet de soie pour la soutaché;
70 I fermoir nickelé, ou un joli bouton fantaisie, ou I m. 5 o de ruban n® 5 .
Pour faire la trousse, on commencera par en préparer l'extérieur, en arrondissant une des extrémités de la bande de coutil, de manière à obtenir l’eff'et montré parla figure 22. L’autre extrémité sera laissée droit fil.
On soutachera cette bande de coutil, s’il y a lieu, puis on brodera ou on marquera les initiales de la personne, audessus ou à la place du motif de milieu oue l’on voit sur le dessin figure 32 .
On préparera ensuite l'intérieur de la trousse en taillant une bande de toile exactement semblable à la bande de coutil de l’extérieur, puis plaçant cette bande de toile à plat sur une table, on disposera dessus les objets qui composeront la trousse, en plaçant les plus volumineux du côté de l’extrémité droit fil. Quand la disposition sera jugée satisfaisante et ne présentant pas l’inconvénient dont nous avons parlé plus haut, on marquera par un bâti rouge ou avec une craie (de couleur) dite de tailleur, les contours de la place occupée par chaque objet. Ces marques faciliteront la préparation des poches ou gaines destinées à contenir les objets. Les ciseaux, limes, boîtes à épingles, etc., n’auront pas besoin de poche et seront maintenus seulement par des élastiques. ^
Simonne.
{A suivre.)