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DE VALENCIENNES ET DE GROS PLIS CREUX

(Modèle de Mlles Sicard et Bernard, 17, rue Malcbranche.)

en ne laissant à celui-ci que les 4 millimètres qu’il doit avoir; on recoupe un peu le.biais s’il est trop large, et on le coud sur l’entre-deux de broderie, à l'endroit^ au moyen de points de côté très fins qui ne sont guère visibles. Il est toujours plus commode de ne faire la couture du poignet que lorsqu’il est complètement terminé, les points d’épines étant finis; seule la dentelle qui orne le bas peut se poser en dernier lieu si on le désire.

Nous avons expliqué la manière de préparer les biais de nansouk suivant qu’il s’agit de réunir des entre-deux de

Fig. 28. — Bande au point de croix pour tablier russe. (Voir la descriniion p. 77, col. 3 .)

dentelle ou de broderie, cette différence n’existe que pour les deux premiers biais, celui qui sépare la dentelle froncée et l’entre-deux, et celui qui se trouve entre les entre-deux. Le troisième biais, qui réunit la manche et le poignet, se fait toujours de la même façon, quels que soient les entre-deux employés; nous supposons que le poignet est terminé, semblable à la coupe no lo, avec les entre-deux séparés par un

Fig. 29. — Autre aspect des toilettes.

Figure 3 . Figures 4 et 5 . Figure ii.

biais, et le bord inférieur indiqué par la ligne ab également terminé par un biais. Nous taillons un biais de mousseline ayant i cent. 1/2 de largeur, nous le replions sur 4 millimètres à peu près et nous le posons sur le bord cd de l’entre-deux, à points de surjet s’il s’agit d’un entre-deux de dentelle, en faisant une couture, ou à points de côté si l’cntre-dcux est en broderie; nous réunissons les deux bords du biais par une couture faite dans le prolongement de celle du poignet; nous n’avons plus qu’à poser la manche .sur ce biais, en mettant l’un sur l’autre la couture du poipoignet et celle de la manche; nous coudrons à plat

2 cent. 1/2 du côté qui sera le dessus de la manche, et

3 cent. 1/2 du côté qui sera le dessous; il faut faire bien attention de ne pas préparer les deux manches pour le même bras en posant le poignet, l’emmanchure étant échancrée de la même façon pour le dessus et le dessous de la manche, la pose du poignet les fera seule distinguer. Lorsqu’on a cousu à plat 2 cent. 1/2 d’un côté de la couture, et 3 cent. 1/2 de l’autre, on fronce l’ampleur qui reste et on la répartit également; lorsqu’on coud la manche au poignet, il faut lâcher de laisser au biais une largeur égale de 4 millimètres à l’endroit, afin qu’il soit semblable aux autres biais du poignet ; on le recouvre aussi d’un point d’épines.

La manche et le poignet étant cousus l’un à l’autre, on pose à l’envers un biais qui dissimule complètement la coulure en doublant le biais qui réunit la manche et le poignet. La manche se pose dans l’emmanchure à peu près à 3 cent. 1/2 en avant delà couture du dessous de bras; on la coud en faisant une couture double exécutée d’abord à l’endroit et coupée le plus possible; puis on la refait à l’envers; il n’y a pas de fronces; elle soutient seulement sur l’emmanchure; si on voulait avoir assez d'ampleur pour froncer la manche, il faudrait en construisant le patron donner au rectangle (coupe n^ 8) 3 ou 4 centimètres de plus, c’est-àdire 1 5 ou 16 centimètres; les fronces se répartissent alors de chaque côté de la couture d’épaule, sur 2 centimètres dans le dos, et 3 suiw devant. La coupe 2 représente le poignet tout terminéy Nous n’avons plus qu’à réunir la robe et le corsage; on peut doubler d’une bande de nansouk j’entre-deux formant la couture de celui-ci, afin de lui donner

plus de solidité; et on bâtit à l’envers un galon de fil très étroit, 2 ou 3 millimètres seulement, qui est maintenu par le fil qui coud les fronces de la robe; on fait un point dans chaque fronce, et on prend en môme temps le corsage et le galon de fil ; celui-ci empêche le petit corsage de se déchirer à. la ceinture. Le milieu de la jupe est posé sur le milieu du devant; le fil s’arrêtant au côté gauche et au côté droit (voir le numéro n® 7, page 54) sur les coutures du dessous de bras du corsage; l’ampleur se répartit également.

Nous n’avons pas besoin d’ajouter qu’il est indispensable de mettre à l’enfant un jupon et une brassière de nansouk ou de brillanié sous les robes de même genre que celle que nous venons de décrire; il serait très laid d’apercevoir la transparence jaunâtre de la flanelle; on peut se servir aussi de robes de dessous en soie légère bleue ou rose.

Lorsqu’on prend du nansoujc en grande largeur, il faut 2 m. 5 o pour faire la robe, en employant ce qui reste des lés de la jupe pour faire les manches et les petits biais des poignets; 60 centimètres d’entre-deux de broderie pour la ceinture du corsage, 1 m. 5 o de Valenciennes ou de dentelle au fuseau pour l’encolure, les poignets et le bord de l’empiècement, i mètre de dentelle plus haute lorsqu’on veut en mettre deux rangs aux poignets et en bas de l’empiècement. Le métrage des entre-deux varie beaucoup suivant leur largeur; avec des entre-deux de i centimètre de largeur, il en faudrait environ 3 m. 25 à 3 m. 3 o. On peut tracer le patron d’abord, et calculer d’après les dimensions de l’empiècement, et la largeur de l’entre-deux ce qu’il en faut pour l’empiècement et les poignets.

Une Maman.

{A suivre.)

Nos Conseils

ACCESSOIRES DE VOYAGE (Suite).

.Figures 20, 21, 22, 23 , 26, 3 o, 3 i, 32 et 33 du g.)

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