MARS
le patron étant les mômes; les enfants de cet âge sont presque toujours couchés sur le bras, de
avec la partie plissée du devant, et que nous avons posé la dentelle froncée qui en orne le bord inférieur, nous fixerons l’entre-dcux formant ^ la ceinture, auquel nous monterons le lé du
devant à fronces'bien égalisées.
Le patron du dos a etc cons- ^
Nos Bébés
D OEE d’enfant en nansoiik (fig. 16 du numéro 7) {Fw).~
Nous avons expliqué une robe longue de nansouk avec un corsage plissé orné d’entre-deuxde broderie et de dentelle. Quel que soit le genre d’étoffe et de garniture employés, ces sortes de robes se font toujours d’après les mômes mesures;on peut à volonté changer les dimensions de l’empiècement, le faire rond, carré ou en pointe; le composer d’entredeux de broderie et de dentelle alternés comme dans le modèle que nous avons décrit, ou bien d’entre-deux de broderie réunis par des coutures dissimulées sous des points d'épines. On en fait aussi avec des entre-deux de Valenciennes qu’on réunit les uns aux autres par des petits biais de nansouk taillés sur 1 centimètre 2 millimètres (coupe no i); ces biais sont repliés sur chaque bord en faisant un rentré de 2 à 3 millimètres environ; la partie rentrée est indiquée en tracé ombré dans la coupe no 2 ; nous replions ensuite le biais sur la ligne pointée a b qui en marque Je milieu, les rentrés se trouvant en dedans.
Notre biais disposé ainsi aura 3 à 4 millimètres de largeur tout terminé; on coudra les entre-deux à points de surjet du côté du pli du biais; le côté opposé sera cousu de môme, en maintenant à la fois dans chaque point la dentelle et les deux bords du biais; celui-ci sera complètement recouvert par un point d’épines.
Lorsque l’empiècement secom-
en dehors du contour d’emmanchure; la coupe n^ 3 représente un empiècement fait de cette manière; la manche se coud sur la ligne pointée qui est indiquée sur la bande de mousseline ou de nansouk, terminant l’empiècement du côté de l’emmanchure.
Le dos de la robe se fait généralement à petits plis sans empiècement;
Rien n’empôcherait de le faire semblable au devant, le
I centimètre pour le premier rentré et 9 pour l’ourlet (coupe no 4). Lorsque celui-ci et les plis sont terminés (on ne les fait qu’après avoir assemblé les lés du dos et celui du devant) il y a environ 10 centimètres depuis le bas de la robe jusqu’au premier pli.
Le devant du corsage se prépare exactement comme nous l’avons expliqué dans les numéros 7, 8 et g, et que nous suivons depuis : « Le patron du corsage s’obtient » page 54, numéro 7 jusqu’à la fin du l’explication du devant du corsage numéros 8 et g.
Fig. 19. — Chaise longue, ORNEE d un semis de pivoines. (Voir la broderie fig. 23 , et la description p. 86, col.
PiG. 17. — Petite dentelle au crochet.
(Voir la description p. 86, col. 3 .)
pose d’entre-deux de dentelle et de broderie alternés, nous avons dit qu il valait mieux terminer par un entre-deux de broderie du côté de l’emmanchure, parce que la manche se pose plus solidement sur celui-ci ; dans le cas où l’empiècement se fait tout entier en valenciennes ou en dentelle au fuseau, on place le dernier entre-deux de façon qu’il arrive à une petite distance de l’emmanchure, et on termine par une petite bande de nansouk assez large pour avoir i centimètre
sorte qu’il n’est pas nécessaire d’orner les robes dans le dos.
Quelques personnesn’adoptent pas la robe longue avec les dimensions que nous avons indiquées; elles se contentent de la robe demi-longue, ayant devant 72 centimètres depuis l’encolure jusqu’au bas, et 75 dans le dos en prenant la mesure de la même façon. Les jupons de flanelle (jackson) et les jupons de nansouk doivent alors être taillés assez courts pour ne pas dépasser la robe. Lorsque l’enfant grandit, on raccourcit
très facilement une
robe comme celle que nous avons expliquée, à condition, bien entendu, que les manches et le corsage soient restés de dimension suffisante, ce qui arrive quelquefois; il n’y a qu’à démonter la jupe et à la remonter i 5 ou 20 centimètres plus bas sans couper le rentré qui reste à l’intérieur de la robe; ce n’a qu’un inconvé-
Fig. 18. — Blouse en soie jaune plissée accordéon. Empiècement, col et poignets recouverts d engrêlures et de petits rubans comète; deux volants de dentelle noire superposés.
procédé
nient, c’est qu’il n’est guère possible de rallonger la robe pour un autre bébé, les points qui servent à la monter au corsage paraissant presque toujours, quelle que soit la finesse du fil employé. Il est vrai que le nansouk et la mousseline s’usent assez vite lorsque la robe est lavée fréquemment, et qu’il ne reste alors d’autre ressource que de les remplacer en conservant les garnitures de broderie, de dentelle au fuseau,
et surtout de valenciennes qui durent assez longtemps.
Les robes longues peuvent être utilisées comme cache-lange, à condition de faire le dos d’une manière un peu différente; nous l’expliquerons en choisissant le modèle que nous avons déjà donné pour tout ce qui concerne le devant, empiècement et les manches; l’aspect de la petite robe vue devant sera exactement semblable au dessin que nous avons donnédansle numéroy.
Le lé du devant se taillera sur 90 centimètres de hauteur et i mètre de largeur; il est orné de 6 plis pour lesquels nous tirons les fils d’avance, en tirant le premier 21 centimètres au-dessus du bord inférieur du lé; les autres seront à intervalles égaux de 2 centimètres.
Sur les 21 centimètres que nous laissons au bord inférieur du lé, 10 sont réservés à l’ourlet, soit
Fig. 20. — Aumonière en bengaline garnie de deux rangs de cache-point et de ruban DE FAILLE.
truit comme celui du devant d’après l’explication du no 7 p. 54, iro colonne, nous le reproduisons dans la coupe no 5 de ce numéro.
Le dos de la robe servant decache-langesecompose d’un empiècement carré, en mousseline ou en nansouk uni, auquel les deux lés du dos sont montés à fronces; ceux-ci ne sont pas réunis par une couture ; la robe reste fendue depuis le haut jusqu’en bas; une coulisse dans laquelle on passe un cordon ou un ruban bleu serre les lés du dos à la taille de l’enfant; la ceinture en ruban qui passe dans l’entre-deux de broderie ornant le bas du devant se noue derrière sur cette cou 1 isse qu’elle dissimule; cette forme de robe s’emploie parfaitement comme cache lange, puisqu’elle est fendue sur toute sa hauteur, et qu’on peut la serrer à volonté à la taille.
Nous commencerons par tracer l’empiècementsur le patron du dos; nous tracerons une ligne RS qui sera placée i centimètre au-dessous de la ligne IK, avec laquelle elle conservera cette distance constante (coupe no 5 ); nous relèverons un second patron du dos exactement semblable au premier, sans oublier de marquer la ligne RS déterminant l’empiècement ; nous le séparerons en deux parties en suivant cette ligne avec des ciseaux ; nous obtiendrons ainsi la coupe no 6 représentant l’empiècement et la coupe no 7 que nous conserverons parce qu’elle nous indique le tracé de l’emmanchure, et que nous en aurons besoin tout à l’heure. Nous taillons 4 mr ceaux semblables à la coupe n*» 6 représentan' l’empiècement; deux de ces morceaux formen l’endroit de l’empiècement, et les deux autres la doublure; nous traçons exactement les contours du patron sur les premiers à l’aide d’un fil de bâti, et nous coupons l’étoffe en laissant i centimètre en dehors des contours marqués par le fil; sur la ligne EIR, qui marque la fermeture, nous laissons 2 cent. 1/2 en dehors du contour exact.
Il est inutile d’indiquer celui-ci sur les morceaux qui servent de doublure; nous les bâtissons d’avance à l’empiècement qu’ils doivent doubler en les maintenant à l’aide de fils de bâti passés assez loin des contours pour ne gêner en rien lorsque nous coudrons la robe.
Les deux lés du dos ont été taillés sur 5 o à 60 centimètres de largeur chacun, nous leur donnons la môme longueur qu’au lé du devant plus la hauteur du patron représenté par la coupe n^ 7, patron qui indique la partie du dos non comprise dans l’empiècement. Le lé du devant a 90 centimètres comme nous l’avons déjà dit, la hauteur de l’empiècement est de 8 centimètres sur la ligne EIR; la ligne RC de la coupe no 7 a par conséquent 9 centimètres ; nous taillons les lés du* dos sur 90 centimètres plus 9 cen¬
timètres et nous ajoutons i cent. 1/2 afin d’avoir l’étofl'c nécessaire pour fixer les lés du dos à l’empiècement, ce qui nous donne i mètre i demicentimètre comme hauteur, de ceux-ci.
11 est très facile de calculer la hauteur qu’on doit ajouter au lé du devant pour obtenir celle des lés du dos; on mesure le patron complet du dos (coupe no 5 ) depuis le point E touchant l’encolure jusqu’au point C, suivant la ligne EIRC ; on inscrit cette dimension ; on mesure ensuite la hauteur de l’empiècement (coupe n^ 6) depuis le point E touchant l’encolure jusqu’au point R, où commence la ligne indiquant le bord inférieur de l’empiècement; on soustrait la longueur ER ainsi obtenue, de la longueur EC inscrite plus haut et on ajoute le résultat à la longueur du lé du devant. Nous obtenons ainsi celle des les du dos; nous ajoutons i cent. 1/2 à 2 centimètres pour les fixer à l’empiècement.
Nous avons indiqué I mètre i demi-centimètre comme hauteur des lés du dos parce que nous avons choisi 90 centimètres pour celle du lé du devant; ces dimensions suffisent lorsqu’on ne fait que trois plis en bas de la robe, et qu’on se conforme pour l’ourlet et les plis aux dimensions que nous avons indiquées; lorsqu’on change le nombre de plis et qu’on augmente la hauteur du lé de devant, il faut augmenter dans la môme proportion celle des lés du dos.
Ceux-ci étant taillés, nous les ourlons du côté qui se trouve près
Fig. 21. — Petite dentelle pour linge d’enfant; mignardise et crochet.
(Voir la description p. 86, col. 3 .)
de la fermeture, ligne BC de la fig. 8 représentant les lés du dos. Sur l’angle A nous posons le patron de l'emmanchure, et nous taillons celleci en laissant un demi-centimètre en dehors du contour; il faut faire bien attention de ne pas préparer les deux lés pour le môme côté.
La partie ombrée est enlevée (coupe no 8) et l’emmanchure déterminée par la ligne SO.
Nous rentrons le côté droit de l’empiècement i centimètre au delà du fil de bâti qui marque le i mtour exact EIR, les boutonnières
Fig. 22. — Parure en dentelle blanche garnie d’étroits velours noirs. (Voir la description p. 86, col. 3 .)
seront placées de façon à arriver sur ce fil et à le dépasser légèrement ; le côté gauche de l’empiècement sera rentré 2 centimètres au delà du fil, et les boutons cousus sur le fil même.
Lorsque nous avons rentre l’étoffe formant l’endroit de l’empiècement à i centimètre de la ligne EIR, nous coupons le rentré de façon à ne laisser qu’un centimètre à peine, nous préparons la doublure de la même façon, les deux rentrés étant entre le dessus et la doublure de l’empiècement; nous cousons ceux-ci l’un à l’autre avec un point de côté très fin qui ne doit pas paraître à l’endroit ; de cette façon l’empiècement est terminé du côté de la fermeture, nous maintenons neanmoins les fils de bâti marquant le contour puisqu’ils nous servent de points de repère pour les boutons et les boutonnières.
Le haut des lés sera froncé de S à 13 , par un fil qui passe à i cent, i/2 du bord supérieur du lé, nous égaliserons les fronces et nous les fixerons à l’empiècement de R à S ; on pourrait les coudre en faisant à Venvers une couture les réunissant à r e m P i è ce me n t; mais il est assez difficile de prendre une fronce dans chaque point, et nous préférons replier l’empiècement sur le fil qui marque le contour exact, et coudre les fronces à Vendrait^ en les prenant chacune dans un point de côté très fin. On égalise l’ampleur de façon que les fronces s’arrêtent à i cent. 1/2 du point S marquant le contour d’emmanchure; l’étoffe est fixée à plat à l’empiècement pendant ce court espace.
Le second côté du dos se fait comme le premier; on rabat la doublure de l’empiècement à l’envers, à points de côté ; nous faisons ensuite la couture d’épaule, soit à l’envers, en la surfilant très serrée, soit à l’endroit en la dissimulant sous un biais de nansouk recouvert par un point d’épines, soit enfin en couture double, exécutée d’abord à l’endroit, puis à l’envers.
Quelle que soit l’espèce de couture employée, elle doit réunir le devant et le dos, les deux doubles de l’empiècement étant pris dans la couture.
Nous faisons ensuite la couture de la jupe, en réunissant les lés du dos, d’abord avec la partie du petit corsage qui se trouve de O à G (coupe n® 9), puis avec le lé de devant ; on fait généralement une couture double qu’on exécute d’abord à l’endroit puis à l’envers, à moins que les bords de l’étoffe n’aient des lisières; il suffit dans ce cas d’une couture simple.
Avant de réunir aussi le dos de la robe au devant,il f^aut que celui-ci soit complètement terminé, l’entre-deux formant la ceinture étant réuni au petit corsage, et la jupe à l’cntre-deux.
Nous tirons les fils du lé du dos en face de ceux qui sont déjà tirés au bas du lé de devant, nous exécutons les
Fig. 23 . — Bande pour serviette de DEüÉ. (Voir la description p. 87, col. (Modèle de Mme Mouilleron, 216, rue de Rivoli.)
^lode m
plis et nous faisons l’ourlet. Les explications relatives aux plis, à l’ourlet, à la jonction du corsage et de l’enlrc-dcux, du lé de devant et de l’entre-deux ont été données d'une manière très complète dans les numéros 7, 8 et g nous prions nos lectrices de s’y reporter. Il en est de même de la manche et du poignet, que nous avons longuement expliqués dans le numéro 10; la seule différence consiste à la prendre, si on le désire, entre les deux doubles de l’empiècement du dos; mais nous trouverons qu’il est plus simple de la poser soit en couture double, soit en couture simple soigneusement surfilée, en prenant à la fois les deux doubles de l’empiècement.
La coulisse qui serre la robe suivant la taille de l’enfant se pose à 9 centimètres au-dessous de la jonction de l’empiècement et des lés du dos ; elle doit se trouver sur la même ligne que l’entre - deux for mant la ceinture du devant; on la forme en cousant sur chaque lé du dos une i'*ande de mousseline ayant une dimension égale à celle du lé, et 2 cent. 1/2 de largeur environ ; comme on la rentre de I demi-centimètre sur chaque bord en la cousant, elle a, toute terminée, i cent. 1/2 de hauteur. On peut la poser à double si la mousseline employée est très mince, et dans ce cas passer le cordon entre les deux doubles de la coulisse, et non entre la coulisse et la robe. Le cordon se fixe sur la couture réunissant le lé du devant et ceux du dos; il sort à l’autre extrémité de la coulisse.
Il est plus facile de poser celte bande indiquée dans la coupe no 9 et dans la coupe no 10 avant de fixer les lés du dos à l’empiècement, parce qu’il est possible alors de les étendre à plat sur une planche et de bâtir la bande de mousseline et de nansouk sans aucune peine ; on ne la coudrai définitivement qu’ensuite, si on le désire; lorsqu’on la pose avant de fixer les lés à Fempiècemeni, elle doit conserver une distance constante de 10 cent. 1/2 avec le bord supérieur du lé, puisque nous ajoutons i cent. 1/2 à celui-ci pour la couture qui le réunit à l’empiècement; lorsque cette couture est faite, l’empiècement et le bord inférieur de la coulisse sont séparés par un invervalle de 9 centimètres.
La coulisse ayant i cent. 1/2 de largeur, son bord supérieur se trouve à 7 cent. 1/2 de l’empiècement. Ces dimensions sont à peu près facultatives, nous les indiquons seulement pour faciliter la tâche de nos lectrices ; l’essentiel, c’est que la coulisse soit sur la même ligne que l’entre-deux formant la ceinture du devant afin que le ruban passant dans cette ceinture puisse la dissimuler.
La manière de déterminer l’encolure a été expliquée dans le numéro 10.
{A suivre.) Une Maman.
Explication des Ouvrages
nETiTf: dentelle au crochet (fig. 17)- - Cette dentelle se compose de " deux'parties distinctes : une série de très petites roues formant la dent,
et le pied fait apres coup en travers. — Petites l'oues .
10 mailles-chaînettes, fermer pour former un rond : 7 demi-brides piquées dans le rond,
4 mailles-chaînettes, I demibride piquée dans la tête de la dernière demi-bride, 2 brides dans le rond,
4 mailleschaînettes,
I d e m i bride p iquée dans la tête de la dernière bride; i bride dans le rond,
5 mailles-chaînettes, I demibride piquée dans la tête de la bride; i bride dans le nœud, 4 mailles-chaînettes,
I demi-bride piquée dans la tête de la bride, 2 brides dans le rond, 4 mailles-chaînettes, I demi-bride dans la tête de la bride; fermer la roue; on joint les roues entre elles (par le premier et le dernier picot) à mesure qu’on les exécute; quand on a obtenu une longueur suffisante de roues pour l’objet à garnir on fait le pied de la dentelle.
Pied en travers: 12 mailles-chaînettes, 3 brides piquées dans la quatrième, la troisième et la seconde maille, 3 mailles-chaînettes, i bride dans la première maille-chaînette (celle qui reste avant les 2®, 3 ® et 4® où sont piquées les premières brides* ;’7 mailleschaînettes, retourner la dentelle, 3 bri-