PREMIER PRIX DU CONCOURS DE MACRAMÉ
C e sac est une sorte de cabas fendu sur les côtés et doublé d’un ridicule à soufflets en satin rouge garni de choux de ruban ; il est extrêmement pratique, tant par sa forme ingénieuse qui lui permet de contenir un ouvrage assez volumineux, que par la grande solidité du macramé, qui peut soutenir des objets pesants sans se déformer et s’étirer.
Macramé. — Le fil employé pour l’exécution du cabas au macramé est une ficelle de teinte naturelle gris de lin, très fine, très régulière et bien tordue, connue sous Je nom de « corde à fouet ». On commence le cabas par l’un des bouts en tendant, d’un support à l’autre du plomb à macramé, deux fils de 5o centimètres de longueur; tir ces fils on monte 56 fils pris double, ce qui fait une frange de 12 brins; il est impossible de donner la longueur exacte de ces brins |ui sont proportionnels à la grosseur du fil employé; pour une frange irdinaire, c’est-à-dire avec peu de pois en relief, de fraises ou de penlillons compliqués, on compte environ 4 fois la hauteur de la frange chevée, le seul moyen de ne pas perdre de fil ou de ne pas se trouver à ourt au milieu d’un motif est d 'essayer une petite partie de la frange vec quelques brins sacrifiés, ou mieux d’en exécuter une partie définitiement avec les navettes spéciales qui servent pour les entre-deux au nacramé (fig. 24). Cette partie achevée, on mesure le fil qui reste sur les lavettes, on le déduit de la quantité qu’elles renfermaient avant que ouvrage soit commencé, et sur le total double de cette opération on oupe tous les brins nécessaires à l’exécution du travail.
cnsembble fig. 16 et la description p. 126, col. 3.)
Voir l’ensemble fig. 17 et la description p. 127, col. 1.)
que nous ne détaillerons
Notre cabas se compose de 7 entre-deux réunis entre eux par des fils supports placés à intervalles réguliers entre les motifs; les 7 entre-deux sont exécutés simultanément : après les 28 colonnettes qui commencent le cabas, on pose le premier fil support, après le premier motif des 7 entredeux, le second fil support, etc.
Pour tous les nœuds
cœur. Pétale de 3 baguettes obliquées vers la droite: avec le second fil sortant de la baguette droite exécutée sur le lil support, faire un nœud à double anneau sur le premier fil, aussi près que possible de la baguette droite et bien serré;
pas ici, nos lectrices se reporteront à la « première leçon de macra -
me », nu- p IG . 20 — Diadème en plumes garnies de petites plumes de velours noires et de paillettes lopiiopiiores mero 49 de ou noires. (Modèle de la maison Nibart, 19, rue de Choiseul.)
1 année 1892
de la Mode Pratique , où les débutantes trouveront les premières notions de ce charmant travail et l’explication de l’outillage peu compliqué qu’il exige.
Tous les fils sont montés au moyen du nœud en tête d'agrafe pris à l’envers. Ce nœud (voir fig. 25 ) se fait ainsi : on glisse le fil double de haut en bas sous les fils supports, on ramène les deux extrémités de haut en bas sur ces fils, on les enfile dans la boucle qui dépasse sous les fils supports et on tire pour serrer le nœud.
Colonnettes à nœuds tressés (fig. 26 et 27). — Rapprocher deux nœuds en tête d’agrafe l’un contre l’autre, 4 fils pendants, passer le premier par-dessus le 2 0 et le 3 e , le croiser avec le 4 e qui passe ensuite sous le 2 0 et le 3 e et remonte par-dessus le i er à sa sortie du nœud en tête d’agrafe; prendre le 4 e fil (devenu le premier) dans la main gauche, et le premier fil (devenu le 4 0 ) dans la main droite, serrer de manière que le 2 0 et le 3 e fil, sur lesquels on travaille jusqu’à la fin de la colonnette, restent l’un à côté de l’autre et très droits, répéter le même nœud 7 fois; quand les 28 colonnettes sont achevées, détendre les 2 premiers fils supports et en réunir les extrémités par un nœud (facile à dénouer) afin qu’ils ne puissent pas glisser dans les nœuds en tête d’agrafe et les quitter; tendre un fil support de 5 o centimètres de longueur, tordre une fois de gauche à droite la première colonnette, de façon que l’endroit se trouve à l’envers (fig. 27), et avec le premier fil (qui était le 4 0 avant qu’on ait tordu la colonnette) exécuter sur le fil support un nœud en double anneau bien serré; pour ce nœud on passe le fil sous le support de haut en bas, on le ramène de bas en haut par-dessus le support, formant ainsi une sorte d’anneau simple à gauche du brin descendant, de gauche à droite, puis on exécute le second anneau à droite du brin descendant en faisant remonter le fil de bas en
haut par-dessus le support, et le redescendant par derrière au travers de la boucle, cette seconde partie du nœud en double anneau est faite comme un point de feston (voir fig.
28, 29 et 3 o); on achève de recouvrir le fil support au moyen » du nœud en double anneau fait avec chacun des fils de chacune des colonnettes qu’on tord à mesuré ; les fils supports recouverts de nœuds en double anneau prennent le nom de baguettes.
P remie r motif , formé de 4 pétales, 2 de 3 baguettes obliquées vers la droite et 2 de trois baguettes obliquées vers la gauche et d'un pois en nœuds tressésformant
contre ce nœud en faire un second avec le 3 e fil, puis un 3 ° avec le 4 e fil, et ainsi jusqu’au 8 e fil inclusivement en serrant toujours fortement le nœud, mais en allongeant de plus en plus les brins sortant de la baguette droite, afin que la baguette obtenue ait bien la pente indiquée par le croquis (fig. 3 i). Ce résultat s’obtient facilement quand on maintient bien raide le premier fil qui sert de support aux nœuds en double anneau# le second fil qui a servi à former le premier nœud de la première baguette sert de support aux nœuds en double anneau de la seconde baguette, le troisième fil et les suivants se nouent dessus; le troisième fil qui a fait le second nœud de la première baguette et le premier nœud
de la seconde est le support de la troisième baguette ; les nœuds de la seconde baguette doivent être très serrés contre la première baguette, et ceux de la troisième baguette très serrés contre la seconde ; s’ils n’étaient pas suffisamment serrés, ils présenteraient l’aspect de la figure 32 (obliquée de droite à gauche). Après le pétale obliqué de gauche à droite,
Fig. 22. — Chaise en bambou laqué.; coussins en soif, brochée GARNIS DE NŒUDS DE RUBAN ET ENTOURÉS D’UNE FRANGE d’or. (Modèle de la maison Roullicr, 12, rue Auber.)
exécuter le pétale obliqué de droite à gauche en observant la même marche en sens inverse (voir les figures 32 et 3 q), c’est-à-dire en prenant le 16 e fil pour le premier, le i 5 ® pour le second, etc., et en recouvrant les supports avec le nœud en double anneau tourné dans le sens opposé -
Fig. 21. — Rivière a roues de la nappe brodée. (Voir l’ensemble fig. 16 et la description p. 127, col. 1.)
Pois en nœuds tressés. — Avec les quatre fils du milieu du motif : 7 0 et 8°, 90 et io° tils comptés de gauche à droite à leur sortie des deux premiers pétales exécuter le pois
Fig. e 3 . — Sac en macramé, composition de Mlle Dimpre,
I er PRIX DE NOTRE CONCOURS DE MACRAMÉ. (Voir la description p. 127, col. 1.)
tressé, comme les colonnettes, il faut 9 nœuds semblables; après leur achèvement remonter les deux fils restés droits au milieu des nœuds et les enfiler dans la tresse au-dessus du premier nœud, le fil de gauche du milieu entre le premier et le second fil, le fil de droite du milieu entre le 3 e et le 4° fil (fig. 35 ), ramener ces deux fils du milieu en dessous et les tirer par en bas ; passer le premier et le 4 0 fil de la tresse, l’un à droite, l’autre à gauche de cette tresse à sa base et entre les deux pétales, pour les réunir ensuite aux 2 fils du milieu. Après le pois, 2 autres pétales, que l’on commence par le milieu du motif de haut en bas.
Le motif achevé, détacher le fil support, en réunir les
Srallçuô
mière baguette du bas et forme le support de la seconde baguette du bas (fig. 36 ). On fait alterner 3 des premiers motifs à pois avec 2 des seconds motifs à chaînes; après ces 5 motifs et la baguette droite qui les suit, on exécute un rang de colonnettes semblables à celles du commencement, puis une baguette droite sur 2 fils, on arrête enfin en nouant seule l’extrémité de chaque brin (fig. 37).
Mme Amelie Ollivier.
{A suivre.)
êp
Recettes de Cuisine