‹ La Mode Pratique 3:(17) 129-136Chapitre 3 sur 9 · DESCRIPTION DES TOILETTES · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DES TOILETTES

Figure x. — La jure taillée à petits lés est entièrement doublée de faille ; elle est garnie dans le b. s d'un volant de 15 centimètres de haut h tête fron-

FlG. 3.

DOBE de lainage vert-amande, jupe garnie de quilles et de pointes en guipure gansée noire; corsage garni d'entredeux assortis. Ceinture de faille à gros grain verte brodée de jais. Manches bouffantes. Chapeau de paille noire

\ Fig. 4.

JAQUETTE ajustée dans le dos et sur les hanches, tombant droit devant, en drap ^épliir beige avec revers et grand col ondulé en drap mordoré; double rangée de boutons de corne.

(Modèle de Mme Moslard, 96, rue Saint-Lazare.)

cée, en étoffe pareille à la robe. Le corsage s’agrafe au milieu du devant. Il est orné d’une épaulette contournant l’emmanchure et prolongée devant en une longue pointe plate qui part de l'épaule et borde l'empiècement. Le dos est sans couture ; l'étoffe du devant drapée en nœud au bas de l'empiècement est retenue en plis à la taille.

Matériaux : 15 mètres de soie brochée, 15 mètres de doublure en petite largeur.

Figure 2. — Le haut du corsage est recouvert d'un empiècement froncé verticalement et rayé d'entre-deux. Depuis l’empiècement jusqu’à la taille, l'étoffe, prise dans la couture du dessous de bras, est tendue en fronces horizontales jusqu’au milieu du devant, où un bouillonné dissimule les agrafes. Mais le corsage drapé ainsi ne conviendra qu'à une taille longue et mince. Il siéra au contraire à tout le monde, si on fait quelques plis dans la couture d’emmanchure, depuis le coin de l'empiècement jusqu’au dessous de bras. Ces plis seront ramenés en évqptail au milieu du devant.

Le petit collet coupé en rond avec col à coutures cintrées est orné d’applications de guipure.

On pourra le faire en étoffe pareille à la robe.

Matériaux : 7 mètres de lainage en 1 m.io, 12 mètres d’entre-deux, 6 mètres d’alpaca, 2 mètres de satinette.

Pour le collet, 3 m. 25 de soie, autant de doublure en petite largeur, 30 centimètres de velours, 5 mètres de cache-point.

Figure 3. — Le corsage s’agrafe sous le bras ; il est froncé à la vierge dans l’encolure et à la taille, et rayé d’entre-deux qui dessinent un empiècement rond.

La jupe cloche, entièrement doublée, est ornée d’une garniture de guipure faite sur un patron ; cette garniture, exécutée spécialement pour la robe, est toujours d'un prix élevé ; aussi sera-t-il plus économique d’employer des quilles ou de larges entre-deux de guipure et des points en même guipure à peu près dans la forme du modèle.

Matériaux : 7 mètres de lainage, 3 mètres d’entre-deux pour le corsage ; 6 mètres d’alpaca, 2 mètres de satinette.

Figure 4. — Cette jaquette, ajustée derrière et flottante devant, peut être exécutée en drap de toute couleur, garnie de drap d'une teinte plus foncée, de velours ou de soie côtelée. On la doublera de surah, de soie fantaisie ou de brésilienne et les boutons seront en nacre, en corne blonde ou brune ou même en bois.

Matériaux : 4 mètres de drap beige, 1 m. 25 de drap mordoré ; 7 mètres de doublure en petite largeur.

Figure 5. — La chemisette montée en plis creux autour de l’empiècement retombe en blouse sur la ceinture ; la tête des plis est dissimulée sous l’engrêlure. On pourra exécuter ce corsage en soie légère : surah, foulard, etc., en mousseline de laine ou en batiste de cotom L’empiècement sera en satin, en moire ou en guipure

La jupe, d'ampleur moyenne, est montée en fronces derrière ; e le es. doublée e garnie de trois rangs de galon. On pourra remplacer 1 engrêlureqm entoure Vcmpièeemen. du corsage par un rang de ce galon ou par un peu. entredeux de guipure.

Matériaux :

2 m. 50 de voile, x m. 25 de velours,

1 mètre d’engrêlure,

1 m. 50 de ruban,

2 mètres de satinette.

Pour la jupe 4 mètres de bure en 1 m. 20,

12 mètres de galon,

6 mètres de satinette.

Figure 6. —

Mme d’O. donnedans le Supplément de ce numéro tous les renseignements nécessaires à l'exécution de cette robe.

Le corselet peut être en salin ou en velours ; la veste brodée ou recouverte de guipure, à moins qu’on ne choisisse une jolie soie à dessins cachemire ou autre. Le rabat de dentelle est souvent remplacé par un gros nœud de tulle de soie ; c'est une nouveauté très seyante pour le visage et qui se fait en toute teinte.

Matériaux : 4 mètres de lainage en

1 m. 20, 12 mètres de galon pour la jupe,

2 mètres de bengali ne pour les manches, 2 mètres de velours pour la veste,

S m. 50 de ruban en

■ n° 12 pour le corselet,

14 mètres de doublure en petite largeur.

Figure 7. — La jupe montée en fronces derrière forme devant un pli creux de 50 à 60 centimètres de large, simulant un tablier. La veste s'ouvre sur un gilet, drapé en plis croisés, à la façon d’un fichu. Les revers de cette veste, qui peuvent être recouverts de soie, se prolongent en col marin derrière (voir le dos fig. 26 de ce Supplément).

On pourra exécuter ce costume en lainage fantaisie de toute teinte ; par exemple en beige garni de vieux bleu, ce qui est très en faveur cet été.

Matériaux : 7 mètres de lainage en r m. 20, 1 m. 50 de soie pour le gilet,

14 mètres de doublure en petite largeur.

Figure 8. — Ce chapeau, très seyant, convient également pour jeune fille et jeune femme. On pourra le faire en dentelle crème, mais la moire devra alors être d’une autre couleur : le noir et blanc serait trop demideuil. On la choisira rose, maïs,

Fig. 5

fCHEMISETTE en voile bleu marin, em- ^ piècement et ceinture drapée de velours Liberty assorti, large engrêlure de guipure rousse avec guipure bleu marin. Jupe de bure bleu marin garnie de galons. Capote aubergine avec ailes bleu marin, draperie de velours miroir , aubergine et bleu.

Fig. 6.

DOBE de lainage mélangé vert-amande pt ^ ^

galons de jais formant de grandes pointes; veïtèbrldL de jais; manches de so,e assortie, et corselet de ruban

("Voir la description p. 133, co \ t , j

Fig. 7.

DOBE de lainage fantaisie rouge et noir, corsage veste avec basque ondulée derrière s'arrêtant sur les hanches. Gilet drapé en surah changeant rouge et noir. Petite toque en paille coquelicot garnie de quatre choux de velours noir et de ‘plumes couteaux.

(Modèle de la maison Montaillé, 27 et 29, faubourg Saint-Honoré.)

pharyngites, aux catarrhes; je leur recommanderai instamment une nutrition régulière avec des vins légers et toniques, des viandes rôties et saignantes accompagnées de légumes verts; j’ai la plus grande frayeur des traitements débilitants; avant tout, de la force, un sang riche, actif; que la tristesse, que les soucis ne causent pas d’abattement, que la volonté le combatte par l’exercice abondant, quotidien, matinal, des douches, des massages. Le moins possible de veilles, de laisseraller au lit le matin, tardivement.

Comme médicament interne on n’a pas trouvé mieux que l’huile de foie de morue; elle supplée efficacement toutes les drogues à la mode hier et condamnées presque aussitôt. J’ajouterai que je la juge indispensable à tous les tempéraments délicats et que pour ceux qui répugnent à la prendre, il est des moyens sûrs d’en absorber jusqu’à trois cuillerées à la fois sans s’apercevoir du goût ni de l’odeur.

Il va sans dire qu’en été les saisons thermales, les bains de mer sont d’un effet presque toujours certain de rétablissement physique.

Mais nous voilà loin du chant, et il semble que je m’aventure sur le terrain des excellentes Causeries du Docteur.

Il le fallait un peu faire, d’abord puisque c’est à l’hygiène simple et naturelle qu’on devra la possession du trésor inestimable : une voix qui soit comme une amie toujours prête et dont on est sûre à toute heure. Il ne faut pas songer à charmer, en donnant, peu ou beaucoup, l’impression de cet au delà, de cet inconnu, de cet inentendu, qui est l’art, si l’on n’a pas la liberté, la sécurité entière de son organe. Il faut, pour arriver à l’exquis, pouvoir oublier un instant ses moyens matériels, grâce à ce qu’on en est certain de les posséder. On n’y arrivera qu’avec des soins. Cependant, vous direz-vous, peutêtre faut-il, pour chanter, adopter une existence quasi de couvent? Non pas. Je vous parle de quelques précautions, de gagner, si vous ne l’avez point, une certaine force de santé, et de mettre de la régularité dans vos exercices. Le vieux maître Lamberti, dont le cours a fourni les principales « étoiles » des grands théâtres italiens, disait à ses jeunes

Fig. 9.

DOBE de lainage fantaisie mousse et tabac, bande de velours ^ tabac au bas de la jupe , col et ceinture drapés, parements et garniture de corsage en velours tabac, agréments tabac et mousse.

(Modèle de la maison Montaillé, 27 et 29, faubourg Saint-Honoré.)

turquoise, etc., plutôt en moire étoffe qu’en ruban. Le chapeau sera garni derrière de blucts, de roses rubis, de coquelicots, ou de toute autre fleur.

Matériaux : 1 m. sodé dentelle en 25 centimètres de haut, 75 centimètres de moire étoffe, 2 plumes, un piquet de roses, un cabochon.

Figura ç. — Le corsage est orné d’un empiècement pointu en velours, coupé au milieu du devant par un petit gilet de crêpe de Chine et dans le dos par un pli creux de 5 à 6 centimètres de large. Une épaulette formée de trois créneaux de velours retombe sur la manche. On pourra remplacer le velours qui garnit ce costume par de la moire ou une soie à grosses côtes : veloutine, bengaline, etc.

Matériaux : 7 mètres de lainage, 3 m. 25 de velours, 80 centimètres de crêpe de Chine, 14 mètres de doublure en petite largeur.

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