‹ La Mode Pratique 3:(19) 145-152Chapitre 5 sur 12 · SUPPLÉMENT DU NUMÉRO DU 12 MAI · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT DU NUMÉRO DU 12 MAI

Coupe et Assemblage

j^OBE de crépon beige, garnie de guipure crème et de ruban mordoré; manche de surah de même teinte que le crépon (fig 10).

La jupe se taille comme la jupe cloche en petite largeur que nous avons décrite dans le numéro i5 de cette année; on passe un fil de bâti tout le tour à io centimètres du bord intérieur pour indiquer le bas de la dentelle; celle-ci, qu’il est plus tacile de poser si on l’a taillée en biais dans de la laize de dentelle, se bâtit sur la robe, qu’on a étendue sur une planche ahn qu’elle soit bien à plat; il faut faire soutenir un peu le bord inférieur de la dentelle; on peut même être obligé en certains endroits de couper le dessin et de le raccorder; la jupe cloche étant très biaisée, il est toujours assez difficile de poser une garniture plate un peu haute, parce qu’il y a une différence assez grande entre la dimension de la jupe mesurée sur le bord inférieur de la garniture, et celle qu’on obtient en mesurant le bord supérieur. Lorsqu’on craint de ne pas bien réussir, rien n’empêche de supprimer la bande de dentelle, en laissant les rangs de ruban, ou même de faire la jupe complètement unie.

La doublure du corsage se taille d’après l’explication parue dans le numéro i de la Mode Pratique; il sera bâti, essayé et rectifié; on peut l’arrêter 3 centimètres au-dessous de la ligne de taille; lorsque'nous l’aurons complètement terminé,ces 3 centimètres nous serviront à faire l’ourlet du bas; la basque en dentelle à pointes doit être tissée de manière à former le rond; on n’obtiendrait pas le même effet en se servant d’une dentelle à pointes plate ordinaire; on la coud lorsque le corsage est entièrement fini.

Nous réunissons les dqs, petits côtés du dos et du dessous de bras en doublure, et lorsque nous aurons fait les rectifications nécessaires, ces différentes pièces seront assemblées définitivement, repassées, et baleinées; nous obtiendrons ainsi un dos de corsage semblable à la coupe n° i.

Nous le tendrons sur le mannequin, et nous le recouvrirons d'undcmi-lé d’étolfe que nous fixerons avec des épingles sur les contours d’encolure, d’emmanchure et du dessous de bras; s’il reste un peu d’ampleur au milieu, on la maintient sur la ligne de taille en formant quelques fronces ou quelques plis qu’on aura bien soin de placer exactement au milieu du dos. On peut recouvrir le

j? IG# — BobÈCIIE EN DRAP PERFORÉ. (Voir la descr.p. 151, col. 1.)

Modèle de la maison Sajou, 74, boulevard Sébastopol.

dos d’étoffe droit fil ou d’étoffe biaisée; celle-ci se tend mieux, mais elle est un peu plus difficile à placer, tandis que le lé droit fil se place très facilement; on n’a qu’à le plier en deux, et à suivre ce pli avec un fil de bâti qu’on maintient ensuite sur le mannequin, tout le long de la couture du milieu du dos de la doublure, pour être sûr de bien réussir.

Lorsque l’étoffe est épinglée sur la doublure, nous la retirons du mannequin et nous remplaçons les épingles par des fils de bâti qui suivront exactement les contours indiqués sur la doublure .

Avant de préparerlesdevants, nous indiquerons sur le patron les lignes qui délimitent le plastron;" celui-ci part du coin de l'épaule touchant l’encolure (coupe n° 2, lettre F); il s’arrête à 12 ou i 5 centimètres au-dessus de la ligne de taille suivant la longueur de taille de la personne à laquelle la robe est destinée; à ce point nous marquons X; nous réunissons F et X par une ligne droite sur laquelle nous élevons une courbe s’écartant au milieu de 1 cent. 1/2. Cette courbe délimite le bord du plastron; avant de tailler celui-ci, il faut essayer les devants en doublure, et remarquer s’ils ne sont pas trop larges du haut, dans la partie comprise entre l’encolure,

Fig. i 5 . — Corbeille a ouvrage recouverte de peluche héliotrope; intérieur et pochettes EN SOIE IVOIRE BROCHÉE DE FLEURETTES DE COULEUR ; GALON D’OR ; NŒUD SUPERIEUR FAIT DE BOUCLES DE RUBAN DE FAILLE VERT PALE, JAUNE, SAUMON, ET NŒUD INFERIEUR FORMÉ DE BOUCLES HÉLIOTROPE, VERT, JAUNE ET ROSE. (Modèle de la maison Rouillier au Palaisd'É/é, 12, rue Auber.)

et 10 à 12 centimètres au-dessous; s’il y avait lieu de les reprendre légèrement à cet endroit, ce qui arrive souvent pour les personnes maigres, il faudrait reporter cette correction sur le patron, comme nous l’indiquons sur la ligne pointée AZ de la coupe n° 3 ; nous relèverions le patron du plastron en pliant une feuille de papier en double et en posant sur le pli, non pas la ligne primitive EZ du patron, mais la ligne AZ; nous tracerions tous les contours à la roulette, l’encolure de A à F, la ligne FX, et nous n’aurions plus qu’à couper la feuille en double, et à la déplier pour obtenir le patron complet semblable à la coupe n° 4. Lorsqu’on néglige de faire la correction AZ, et qu’on fait un plastron plat comme celui de ce modèle, il ne plaque pas dans le haut, et forme au milieu un pli qu’on ne parvient pas à enlever même en recoupant l’encolure et en doublant le plastron de toile raide. Cette correction n’a d’importance que pour les plastrons plats; il n’est pas utile de s’en préoccuper lorsqu’on fait un plastron froncé.

Les devants en doublure seront terminés ; les pinces étant faites et baleinées, les crochets et les portes cousus au bout de la fermeture, nous indiquerons sur la doublure la ligne FX qui marque la limite du plastron, clic nous sera utile pour draper l’étoffe et poser la dentelle; lorsqu’on fait un corsage court, s’arrêtant sur la ligne de taille comme celui-ci, il faut faire bien attention que les baleines étant complètement posées, ne doivent pas descendre à plus de 1 demi-centimètre du bord inférieur du corsage; il faut les arrêter avec le plus grand soin.

Le devant droit sera posé sur le mannequin, nous placerons le coin de l’étoffe sur l’épaule F, en repliant la lisière de 3 centimètres environ en dessous; le droit fil, indiqué parla lisière sera placé tout le long de la ligne FX de la doublure, et continuera plus loin jusqu’au bas du corsage; de cette façon l’étoffe se trouvera complètement en biais sur le dessous de bras et se tendra beaucoup mieux. Nous la froncerons sur l’épaule, assez serré si l’étoffe est légère afin d’obtenir un peu d’ampleur; il faut bien mesurer la partie froncée et l’étoffe employée dans les fronces, afin de faire le second devant exactement semblable au premier.

L’étoffe sera tendue sur l’emmanchure et le dessous de

bras; nous la tendrons ensuite à plat dans la partie comprise entre la couture du dessous de bras et les pinces, l'ampleur sera disposée en fronces ou en plis et fixée par des points sur la ligne de taille afin que l’étoffe reste bien tendue; la dentelle qui limite le plastron sera cousue sur le bord de l’étoffe, sans prendre la doublure du corsage si c’est possible, afin que le plastron entre facilement dessous.

Lorsqu’on se sert d’une dentelle tissée en rond, on la dispose dans le dos, le pied de la dentelle étant contre le pied du col officier, et les pointes retombant dans le dos; le reste de la dentelle se pose devant comme nous venons de le dire.

11 n'y a plus qu’à réunir le corsage en faisant les coutures du dessous de bras et celles des épaules; on le replie sur la ligne de taille afin de le terminer sur son bord inférieur; il faut l’essayer avec la jupe, afin de se rendre compte • si la taille est assez longue, et s’il faut Je replier en dessus ou en dessous de la ligne de taille; si la personne a la taille un peu courte, on peut l’allonger de 1 centimètre à 1 cent. 1/2; on pose le galon de taille, et les crochets qui doivent maintenir la jupe sur ce galon, à chaque couture, en ayant soin que l’extrémité de chaque crochet ne descende pas. à plus de 2 centimètres du bord inférieur du corsage, afin qu’il n’y ait aucune séparation possible entre la jupe et celui-ci.

Lorsqu’on veut se servir toujours du même plastron, le col officier se recouvre d’étoffe semblable à celle du plastron, légèrement drapée; le plastron se coud sur le devant droit, la ligne FX étant sur la ligne FX de la doublure, et s’agrafe sur le devant gauche de façon que ces deux lignes soient aussi l’une sur l’autre.

Si l’on préfère changer le plastron à volonté, il vaut mieux recouvrir ce col officier à plat d’étoffe semblable à la robe; on fait le plastron à part en le taillant comme .le patron que représente la coupe n° 4, mais en lui donnant 3 centimètres environ en dehors des contours FX

Fig. 16. — Bande pour coussin au point de .Hongrie. (Voir la description p. 150, col. 1.)

Fig. 17. — Bobèche en drap perforé. (Voir la descr. p. 150, col. 1.) Modèle de la maison Sajou, 74, boulevard Sébastopol.

afin qu’il entre sous l’étoffe drapée des devants. Le col se compose d’un biais ayant au moins deux fois la hauteur du col officier, ourlé à points invisibles autant que possible, et rattaché à l’encolure du plastron, dans toute la partie occupée par celui-ci; il ferme derrière, le biais étant froncé à ses deux extrémités en formant une tête; on peut l’assujettir par des crochets et des brides ou par des épingles; il est bon de veiller à ce qu’il recouvre bien le col officier derrière et de le maintenir au. besoin par une petite épingle de fantaisie pour qu’il ne puisse pas se déranger, on l’attache par des crochets et des brides sur la doublure des devants.

On peut aussi tailler un col officier en mousseline raide légère, fermant derrière, et draper le biais recouvrant le col sur cette mousseline, mais celle-ci fait un peu plus d’épaisseur.

La manche se taille d’après l’explication que nous avons donnée dans les numéros 17 et 18 de l’année dernière; la doublure de manche collante se trouve dans le numéro 17 et la manche à fronces dans le numéro 18.

Lorsque la robe est faite avec un crépon très léger, il faut tailler la manche sur un patron semblable à la coupe n° 3 du numéro 18, de façon à avoir des

d'à, ààdiode Sm/à/m

liquées en blanc sont légèet brodées au plumetis en se-saumon; les parties les

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Hongrie s’exécute sur étamine avec de la soie ou de la laine de plu sieurs nuances assorties.

Le point de Hongrie se fait en lançant un lil verticalement sur un ou plusieurs fils de l’étamine.

RIDICULE DE 5/1 TI /^ J? iiWrN A Fn I n'd FRANGE AU MACRAME LN FIL Jau^

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