‹ La Mode Pratique 3:(21) 161-168Chapitre 6 sur 7 · SUPPLÉMENT DU NUMÉRO DU 26 MAI · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT DU NUMÉRO DU 26 MAI

Coupe et Assemblage

D OBE de lainage mélangé gris-bleuté et maïs ;

' x col marin formant revers en étoffe semblable à la robe et en bengaline gris-bleuté, petite basque à godets tenant au corsage dans le dos et étant rapportée devant (fig. 4 du n° 20) (suite,.

Les devants se préparent exactement comme le patron représenté par la coupe n° 8, du numéro précédent, coupe que nous répétons dans celui-ci en lui donnant le n° 1.

On marque soigneusement tous les contours sur l'étoffe à l'aide de fils de bâti, sans oublier la ligne F/ qui marque la brisure du revers, et les lignes /R, RF qui délimitent celui-ci ; on taille l’étoffe en laissant de 1 centimètre •à 1 cent. 1/2 en dehors des revers, sauf sur les contours/R, RF, où on laisse 2 à 3 centimètres,

41 fin de pouvoir au besoin modifier la forme du revers, et de garder, dans tous les cas, assez d'étoffe pour replier sur la toile qui sert à doubler Je revers.

Ceci terminé, nous pouvons assembler le dos du corsage, faire la pince des devants; il est bon de faire soutenir assez fortement en bâtissant celle-ci 1-2-6 sur la ligne 1-5-7; la toile doublant les revers ne sera pas prise dans la pince ; si on jugeait utile de la faire descendre aussi bas, il faudrait la fixer par de grands points. On la fixe sur la pince après qu’on aura repassé et baleiné celle-ci.

Lorsqu’on a terminé ce que nous venons de dire, on pose le devant en étoffe sur le devant en doublure en ayant soin de mettre exactement l’un sur l'autre les contours du dessous de bras, d’emmanchure et d’épaule; on placera ■ensuite la toile des revers; on peut se servir de toile tailleur légère, ou de toile épaisse en ayant ■soin de la laver afin qu’elle ne casse pas, et de la repasser ensuite; on la taille exactement pareille pour les deux devants; elle doit être dans le même sens que l’étoffe, et dépasser la ligne F/marquant la brisure du même nombre de centimètres; on la coupe exactement sur la ligne/R de l’étoffe, et on la laisse dépasser de Fig. 2 3 - 1 centimètre le contour RF. L’étoffe et la toile seront maintenues l’une à l’autre par des points -en chevron, faits en soie de même teinte que la robe, assez

Rouge clair, (g Rouge moyen, gg Rouge foncé, gg Vert foncé, gg Vert clair.

S Vert très foncé. 0 Rouge très foncé, Q Blanc.

J\ig. 22 — Bande de tapisserie pour rideau de chambre de

JEUNE FILLE. (Voir la description p. 166, col. 2.)

Jupon garni DE DENTELLES et d’entre-deux. (Voir la description p. 1 56 , col. 2.)

(Modèle de Mmes Sicard et Bernard, 17, rue Malebranche.)

grands du côté de la toile, invisibles du côté de l’étoffe; lorsque ce travail sera terminé, on coudra au bord du revers un galon de toile ou de percale, large d’un centimètre au plus; ce galon dépassera légèrement la toile, il devra tendre plutôt que soutenir; il ne restera plus ensuite qu’à mouiller le revers et à le repasser; puis on repliera l’étoffe sur le bord extérieur et on pourra la maintenir par des points de chausson un peu grands, nous pouvons assembler le dos du corsage et les devants ainsi préparés.

Le col, c’est-à-dire la partie complétant le col châle dans le dos, se taille en biais dans de la toile tailleur; nous le recouvrirons d'abord de l’étoffe qui formera l’envers; nous la maintiendrons à la toile par des points disposés en chevron, semblables à ceux du revers, la coupe n° 3 représente ce travail; nous poserons un galon sur son contour extérieur, et nous tendrons au fer la partie ombrée de la coupe n° 3; il faut bien observer qu’on ne doit pas tendre la brisure du col; il faut passer un fil un peu serré à cet endroit pour l’éviter; il ne nous restera plus qu’à replier l’étoffe sur le galon, à la maintenir par un point de. chausson, puis à fixer le col à l’encolure du dos du corsage, et à le réunir ensuite aux revers qui complètent le col châle; on les assemble de la façon suivante : nous faisons une couture réunissant l’étoffe formant l’envers du col, et l’étoffe formant l’envers du revers, sans prendre la toile ; cette couture se fait suivant les contours indiqués à l’aide de fils de bâti d’après les patrons que nous avons tracés, mais il faut toujours observer s’il n’y a pas. lieu de resserrer le col châle pour qu’il plaque mieux, ce qui s’obtient en reprenant cette couture; si les points de chevron maintenant la toile et l’étoffe étaient faits trop près des coutures, on en déferait quelques-uns jusqu’à ce qu’ils ne gênent plus pour faire la couture; lorsque celle-ci est ouverte au fer, on laisse la toile du revers et celle du col croiser légèrement l’une sur l’autre au-dessus de la couture, en se bornant à les maintenir par un fil solide pour qu’elles ne se dérangent pas.

Nous replions ensuite l’étoffe à l’endroit de la couture, comme elle l’est sur le contour extérieur des revers et du col:

Nous plaçons le corsage bien à plat, de manière que le col châle ne fasse aucun pli ; nous étendons l’étoffe sur le col châle de façon que le milieu du col, c’est-à-dire la partie que nous avons rapportée, soit en*plein biais; nous maintenons l’étoffé par des épingles sur tous les contours, et nous la taillons en laissant l’espace nécessaire pour rentrer environ i centimètre sur le contour extérieur des revers et du col; sur l’autre contour, l’étoffe doit arriver aussi loin que la toile. On arrive souvent à un meilleur résultat, plus précis, en taillant l’étoffe qui doit recouvrir le col à l’aide des patrons qui nous ont servi; dans ce cas, on commence par relever un patron très exact du col châle, celui-ci se trouve indiqué par le devant replié (coupe n° 4) et par le tracé que nous avons fait sur le patron du dos; nous plaçons le devant et le dos côte à côte sur la couture d’épaule comme dans la coupe n° 5 au-dessus d’une feuille de papier, et nous relevons à la roulette tout le tracé du col châle, suivant les lignes /FO, EiR/; ceci terminé, nous enlevons nos patrons, nous passons au crayon le tracé indiqué par la roulette et nous avons ainsi le patron de la moitié du col châle; nous relevons un patron complet en plaçant la ligne iEO sur le pli d’une feuille de papier disposée en double.

Nous marquons tous les contours; nous coupons en laissant toujours la feuille à double; et nous n’avons qu’à la déplier pour obtenir le patron complet représenté par la coupe n° 6. Lorsqu’on taille des patrons dans une feuille

de papier pliée en double, on ne saurait épingler celle-ci trop soigneusement, parce que sans cette précaution, l’un des doubles glisse sur l’autre pendant qu’on taille, et on n’obtient plus le même résultat.

Le patron étant terminé, semblable à la coupe n«> 6, rien n’empêche de le vérifier en plaçant le corsage sur la personne ou sur le mannequin, en le boutonnant, et en mettant le patron en papier sur la toile du col châle. On se rend compte ainsi s’il n’y a pas une légère correction’ à faire, ce qui n’arrive guère lorsqu’on a exactement suivi notre explication.

On taille le col en plaçant la ligne i ,0 qui en marque le milieu derrière dans le plein biais de l’étoffe; lorsque celle-ci est un tissu à dispositions à dessins quelconques, on peut être obligée de tailler le col en deux morceaux et de faire une couture sur la ligne iEO afin que les dessins se trouvent disposés d’une manière symétrique de chaque côté du col. On commence dans ce cas par tailler d’abord l’un des côtés en laissant 1 centimètre en dehors de la ligne iEO pour la couture; puis on place le morceau ainsi taillé envers contre envers ou endroit contre endroit, en ayant bien soin que les dessins se raccordent; le second morceau sera ainsi exactement semblable au premier; on fait la couture iEO, qu’on repasse soigneusement, et on recouvre la toile avec le col châle obtenu de cette manière. Lorsqu’on a resserré la couture réunissant les deux parties du col châle (revers et col) ligne FR (coupe n° 4), il faut disposer les patrons sur lesquels on trace le col châle de façon qu’ils reproduisent cette correction et soient exactement semblables au corsage.

Le second col châle de bengaline se taille sur un patron relevé en mettant le devant et le dos côte à côte sur la couture d’épaule comme dans la coupe n° 5 ; on en relève un patron complet semblable à la coupe n° 6, mais on a soin de rajouter 2 centimètres tout le tour de son contour extérieur (coupe no 7) afin qu’il dépasse le col en lainage; on peut le tailler en mousseline raide qu’on recouvre de bengaline, des deux côtés, ou bien le faire simplement en bengaline, sans mousseline; on le double de bengaline; on le taille en laissant 1 centimètre en dehors de ses contours, et on le termine en le rentrant sur son contour exact, de tous les côtés; on le pose au corsage sous le col châle en lainage à points de côté très fins.

Quelques personnes, au lieu de replier le devant pour former une partie du col châle, préfèrent rapporter complètement celui-ci; la manière d’en relever le patron est représentée par la coupe n° 5 ; on taille le patron complet semblable à la coupe n° 6, et on le pose sur la toile tailleur et l’éto ffe comme nous l’a vons dit plus haut; l’étoffe formant la doublure du col se maintient à la taille par des points faits en chevron ; on arrête le devant du corsage sur la ligne F/, et on pose le col en prenant le bord du devant entre les deux doubles.

Lors qu’on veut une manche très large, on suit l’explication donnée dans le numéro 18 de l’année dernière; celles de nos lectrices qui désirent confectionner une manche moins étoffée suivront l’explication ci-dessous.

Quelle que soit la forme de la

manche la Fig. 24. — Chemin de table en paille borde doublure d’une frange également en paille et orné de se taille bouquets de violettes. (Voir descript. p. 166, col. 2.) toujours (Modèle de la maison Roullier, 12, rue Auber.)

’UÔ

de la môme manière. 11 est nécessaire de prendre ces mesures :

i° Contour d’emmanchure. Cette mesure se prend sur le patron ou sur le corsage de préférence, si on a rectifié les épaules et fait d’autres corrections capables de modifier le tracé de l’emmanchure;

2° Longueur de la manche prise de l’emmanchure au

de i centimètre du rectangle. Réunir E et H par une ligne droite sur laquelle on élève une courbe s’écartant de ^centimètre au milieu. Le point D indique le coude; nous réunissons H et D par une ligne qui nous donne le tracé de la couture du coude.

S. — Depuis D, nous portons en biais la quatrième mesure, longueur du coude au poignet jusqu’à ce qu’elle rencontre la ligne EF; à cette intersection, nous marquons S; tracez une ligne droite de D à S, et élevez sur cette # ligne une courbe s’écartant de i centimètre au milieu.

SI. — Du point S, tirez une ligne à angle droit avec la ligne DS, et continuez-la de i centimètre après qu’elle a coupé le prolongement de la ligne AC; à cet endroit marquez I.

Prenez ensuite la moitié de la distance comprise entre I et G et indiquez-la sur la ligne du rectangle par C'; rentrez ce point à l’intérieur du rectangle d’une distance égale au douzième du contour d’emmanchure et marquez K.

GK. — Réunissez G et K par une ligne droite sur laquelle vous élevez une courbe rentrant de i centimètre au milieu.

I K. — Réunissez I et K par une ligne droite sur laquelle vous élevez une courbe s’écartant de i centimètre au milieu.

Mme d’O.

(A suivre.)

Fig. 25 . — Dessous DE lampe EN drap. (Voir la broderie fig. 32 et la description p. 167, col. 2. — Modèle de la maison Sajou, 74, boulevard Sébastopol.)

Explication des Ouvrages

coude. Cette mesure se prend le bras étant replié; elle part de l’emmanchure, au point de jonction du dos et du petit côté du dos, passe par le coude et se termine au poignet;

3 ° Longueur de l’emmanchure au coude. Cette mesure est la même que la précédente, seulement on l’arrête au coude;

40 Longueur du coude au poignet. La 3 e et la 4 e mesure réunies doivent égaler la

2 e mesure.

Nous inscrivons encore les mesures suivantes qui nous serviront à rectifier la manche :

i° Grosseur de l’avantbras à l’endroit où il est le plus fort. Cette mesure est très utile, certaines personnes ont le poignet mince et l’avant-bras assez gros, et si l’on modifiait la manche en se basant sur la mesure du poignet on s’exposerait à faire des manches trop étroites de l’avant-bras;

2 0 Grosseur du poignet afin que la manche soit tout à fait collante du bas.

Si l’on craint de ne pas bien appliquer la mesure de l’avant-bras sur le patron, rien n’empêche de marquer avec des épingles la place où passe le centimètre sur la couture du coude et sur celle de la saignée, et de voir à quelle distance il se trouve du coude et de la saignée qui servent aussi de points de repère pour reporter la mesure sur le patron. Nous expliquons un patron de manche sans fronces au coude.

Le dessus de manche sera construit dans un rectangle ABCD ayant pour longueur la troisième mesure (longueur de

DANDE de tapisserie pour

ntiqmhra fia lOUTia fille

chambre de jeune

(fig. 22). — Cette bande de tapisserie s’exécute avec les nuances de laine ou de soie indiquées dans la légende.

Ce motif peut se broder sur canevas avec un fond au point de croix ou bien s’exécuter sur une étoffe de soie ou de laine qu’on recouvrira d’une étamine comme tissu auxiliaire. Cette étamine servira à compter les points, on tirera les fils une fois la broderie terminée.

tuellc, compter environ 2 m. 5 o de tour pour le corps du jupon. Le volant devra avoir une fois et demie plus d’ampleur.

On prendra pour exé cuter le jupon un tissu en 80 centimètres de large, trois hauteurs d’étoffe suffiront pour le fond du jupon ; on calculera facilement soi-même le métrage nécessaire : un jupon doit descendre jusqu’à la cheville, et il faut compter en plus de 8 à 10 centimètres pour l’ourlet.

Une des trois largeurs sera prise pour le lé de devant; ce lé sera biaisé de chaque côté. On trouvera deux autres les biaisés en cou-, pant en biais une seconde largeur d’étoffe.

On assemblera les deux lés ainsi obtenus avec celui du devant, en plaçant chaque côté droit fil contre chaque côté biaisé du lé de dc-

Fig. 28. -- Pantg

(Modèle de la maison :

topol. — Voir la descq

de table en paille

^ (fig. 24). — Ce chemin de table est une nouveauté de la saison ; il est en fine paille tressée, bordé d’une frangette de très fine paille prise en double et disposée en dents. On l’enjolive de petits bouquets de violettes naturelles.

On peut aussi peindre sur la paille, à la gouache, des branches de fleurs japonaises, à moins qu’on ne préfère les broder au passé ou au point oriental.

Ce même objet, exécuté en plus petit, peut servir de têtière.

l’emmanchure au coude) plus un douzième du contour d’emmanchure pour le rond de la manche dans le haut, et pour largeur le demi- con- p IG# 27. — Broderie du dessous de tour d’emmanchure; lampe au point lancé. (Voirl’ensemnous prolongerons les ble fig. 31 et la description p. r66, col. 2.) lignes AB et CD de

façon qu’elles aient à peu près depuis les points C et D la longueur de la quatrième mesure.

E. — La ligne AB sera partagée en deux parties égales, et nous marquerons E au milieu.

La ligne CD sera partagée de la même façon et nous marquerons F.

Nous réunirons E et F par une ligne droite que nous prolongerons autant que les autres lignes du rectangle, et qui coupera celui-ci en deux parties égales.

G. — A partir de A sur la ligne AC porter la longueur AE, et marquer G.

Réunir G et E par une ligne droite sur laquelle vous élèverez une courbe s’écartant de i cent. 1/2 au milieu.

H. — Sur la ligne BD à partir de B, porter un douzième du contour d’emmanchure et marquer H en sortant ce point

r\ESSOUS de lampe brodé au ^ point lancé (fig. 27 et 3 1 ). — Pour exécuter ce travail on enduit de colle à l'envers un carré de satin vLax rose de 24 centimètres de côté, que l'on applique sur un carré de drap havane de même grandeur; on fait ensuite denteler à l’emporte-pièce le tour de ce carré, puis on exécute la broderie dont nous donnons le détail ; cette broderie s'exécute au point lancé en soie bois pour les tiges, vert pâle pour les feuilles, et bleu et rose clair de plusieurs tons pour les feuilles, dont le

des

les

de

vant. La troisième largeur d’étoffe formera le lé de derrière du jupon et ne sera pas biaisée ; chacun de ces côtés droit fil

sera assemblé avec le côté biaisé côté.

Les lés réunis et cousus à points devant, on bâtira l’ourlet du bas, puis on le coudra soigneusement.

On placera alors le jupon sur la personne qui le portera ou sur un mannequin, et on fera, sur le lé de devant, les pinces nécessaires pour qu'il s’applique bien sur les hanches et 11c risque pas de grossir. Ces pinces sont habituellement au nombre de cinq , sept ou neuf suivant la grosseur de taille et la cambrure des hanches. On en fait une au milieu du devant du jupon, et on échancre l’étoffe afin de

>on sous

pouvoir placer ensuite le jupo l’agrafe du corset,

Les pinces marquées, on les coud

Vert foncé.

S Bois.

Kl Rouge très foncé.

& Bleu clair. — Br

coeur est relevé de quelques points noués en soie jaune.

et on essaie encore. Si le résultat est satisfaisant, on monte aussitôt le jupon sur un biais d'étoffe contenant pour le lé de devant seulement u

Fig. 26. — Essuie-plumes. (Voir

les détails fig. 30 et 33 et la description p. 167, col. 1. — Modèle de la maison Sajou, 74, boulevard Sébastojiol).

JUPON ( fig. 23 ).— Ôn pourra simple fier ce jupon en supprimant deux des entre-deux qui le garnissent. L’unique entre-deux restant sera alors placé dix centimètres au-dessus du volant du bas; les 10 centimètres d’intervalle seront occupés par une bande d’étoffe de même genre naturellement, que celle em»

ployée pour le haut du volant.

Le modèle que reproduit le clêSsin (fig. 23 ) était entièrement eft nansouk; on peut aussi le faire en percale ou en calicot sans apprêt. Le point de Paris, une dentelle craponne ou une fine guipure conviendront indifféremment pour la garniture du volant. On pourrait aussi employer une imitation de Valenciennes, mais seulement au cas où on la posséderait déjà, car il vaudra toujours mieux acheter une vraie dentelle genre craponne ou genre torchon.

Il faudra, étant donnée la mode ac-

Fig. 29. — Bande Louis XVI pour bi

i Gy

^E-BISE. (Voir la description p. 167, col. 2.)

de la pantoufle. Le point de croix se fait en un aller et en un retour; dans Palier on lance le fil obliquement de droite à gauche, dans le retour on lance le fil obliquement de gauche à droite. Tous les points doivent ôtre exécutés dans le même sens.

OANDE Louis XVI pour brise-bise (fig. 29). — Cette bande se brode en soie jaune et mauve de plusieurs tons sur fond de satin ancien améthyste; les feuillets se brodent en soie jaune clair au point empiétant chinois; les tiges sont au point de cordonnet oblique, en soie jaune plus foncé; les points noués et les cœurs des feuilles, brodés au point lancé, sont en soie mauve.

QESSOUS de lampe en drap (fig. 25 et 32 ). — Ce dessous de lampe, dont les bords et les parties indiquées en noir sont découpés à l’emporte-pièce, est en drap vert-mousse.

Un cordon d’or retenu par un point de feston en soie bleue entoure les pétales de chaque fleur. Les petites étoiles sont exécutées en soie jaune d’or.

SAC A OUVRAGE EN DRAP NUANCE TOURTERELLE AVEC GARNITURE AU MACRAMÉ BLEU PALE .

TROISIÈME PRIX DU CONCOURS DE MACRAMÉ (Fin).

e l’autre côté, c’est-à-dire à droite du nœud de chaîne plate, avec les brins correspondants, les mômes baguettes en torsade tournées de droite à gauche (voir le détail des baguettes en torsade (fig. 34) ; après le 3 e nœud de la 3 ° baguette un 4 e nœud, avec le support de la 3 ° baguette obliquée de gauche à droite un 5 ° nœud sur la môme, un 6° et un 7°’nœud avec les brins sortant du 3 ° et du 2 0 nœud de la 3 ° baguette de gauche.

Exécuter les torsades jusqu’au bout du quart, faire un 2 e rang de nœuds de chaîne plate en nouant le brin sortant du i er nœud de la 3 e baguette de chaque torsade de droite avec le brin correspondant de la torsade de gauche, par-dessus les 4 fils sortant des deux premier snœuds de la 2 e baguette de la torsade de gauche et les deux brins correspondants de la torsade de droite.

Prendre le 6 e et le dernier fil du nœud de chaîne plate pour exécuter le 8 e nœud en double anneau de la 3 ° baguette de la torsade de droite.

Le fil sortant du 4 0 nœud de la 3 e baguette de la torsade de droite sert de support à la i rc baguette d’un nouveau rang de torsades obliquées de gauche à droite : exécuter ce rang et les suivants comme le premier rang.

Les quatre quarts étant achevés, les rapprocher les uns des autres et les réunir en carré au moyen de chaînettes à deux brins et de chaînes plates à 4 brins : pour commencer :

2 chaînettes à 2 brins exécutées chacune avec un brin du premier quart et le brin correspondant du second quart; une chaîne plate avec 2 brins du premier et 2 brins du second quart : la chaîne plate (fig. 36 et 37) se fait par la répétition du nœud, de chaîne plate ; pour chacune des chaînes plates qui relient les quarts, il faut cinq nœuds; séparer

en deux les brins sortant de la chaîne plate et les passer autour d’une mèche de soie d’Alger tourterelle et de quelques brins de coton de 5 centimètres de longueur, nouer ensemble dans le gland les deux premières chaînettes avec les 2 chaînettes suivant la chaîne plate et nouer la tète du gland avec un brin de soie; 2 chaînettes, 1 chaîne plate, 4 chaînettes, 1 chaîne plate, 4 chaînettes, etc.

Au centre du carré réunir 4 chaînes plates et 8 chaînettes dans un gland plus fourni que les autres.

Chaînes plates pour les pattes. —Commencer ces chaînes par une tôte nouée comme celles qui commencent les quarts du fond (fig. 36 et 37 du n° 19 — 36 et 37, déjà citées), continuer avec des nœuds de chaîne plate jusqu’à la longueur convenable, séparer les 4 brins en deux, pour attacher un gland semblable à ceux du fond. 20 pattes faites ainsi, les placer sur le rond de drap à 4 centimètres du bord et à l’intervalle de 10 centimètres l’une de l’autre en les cousant immédiatement au-dessous de la tôte nouée en chaîne et au-dessus du gland.

Coulisse (fig. 38 ). — Pour que le sac soit facile à ouvrir et à fermer, il faut 2 coulisses de 60 centimètres de longueur au moins ; ces 2 coulisses, passées chacune sous 10 pattes, doivent ôtre réunies envers contre envers par quelques points d’arrôt exécutés sous le premier et le dernier X de baguettes; quand le sac est fermé, les coulisses forment poignées.

Seize fils ou 8 paires de navettes ;

Fig. 3 o. — Premier détail de l’essuie-plumes. (Voir l’ensemble fig. 26, le 2* détail fig. 33 et la description p. 167, col. 1.)

ufle en tapisserie.

ajou, 74. boulevard Sébasption p. 167» c 01 * *•)

)AXTOUFLE en tapisserie (fig. 28).— Cette pantoufle s’exécute au point de croix sur du canevas d’une grosseur proportionnée à la grandeur

petite ganse ronde de co- [on. Nous déconseillons cette ganse pour les lés de derrière, car elle empôchera jt les fronces de se former lorsqu'on aura posé j es coulisses nécessaires pour la fermeture du jupon.

Nous croyons superflu de décrire minutieusement je volant. On pourra le jjire aussi luxueux que celui du modèle, ou le simplifier ainsi qu’il est dit plus haut, en prenant seulement un volant de dentelle haut de 9 à 10 centimètres èt un entre-deux large de 4. à 5 centimètres.

On fera un ourlet roulé au bord de la bande d'étoffe haute de 1 o

centimètres, que fon placera entre l’entre-deux et le volant de dentelle.

La hauteur totale du volant de jupon pourra varier de 40 à 5 o centimètres. Le haut de ce volant

sera rnté en fronces sur un biais d'étoffe li séré d’une petite ganse.

Si on veut un jupon habillé,

« f r o u froutant»>, on bordera aussi le dessousd’un volant de dentelle; la longueur du fond du jupon devra alors ôtre diminuée en raison delà hauteur decette dentelle, qu’on coudra à points de surjet, au bord de l’ourlet du jupon.

ESSUIE-PLUMES (fig. 26, 3 o et 33 ).

^ — Cet essuie-plumes en drap beige est doublé de drap bleu clair et orné de marguerites en soie bleu lumière, et d’un petit bouquet exécuté au point lancé avec de la soie brune etvertc de plusieurs tons pour les tiges et les feuilles, et bleue, blanche et rouge pour les feuilles.

L’ouvrage terminé, on fait découper les bords du drap à l’emporte-pièce.

Blanc. 22 Vert clair. §9 Bleu foncé.

Jg Rouge moyen. £2 Kou £ e clair.

accrocher 2 paires de navettes à la môme épingle pour la chaîne plate qui commence le milieu de la coulisse, une paire de navettes à l’épingle de droite et 1 à l’épingle de gauche à 1 cent. 1/2 plus bas sur le plomb, placer 2 épingles à droite et 2 épingles à gauche pour les autres paires de navettes. Une chaîne plate au milieu, 3 chaînettes de chaque

côté: avec le 2 0 fil de la i r0 chaînette un nœud en d’ouble anneau sur le i cr fil de la môme chaînette ; pour commencer une baguette obliquée de gauche à droite, continuer la baguette avec les 3 °, 4 0 , 5 e , 6 e , 7 0 et 8 e fils; sur le fil sortant du I er nœud de cette baguette, une 2 e baguette contre la 1^ avec les fils sortant des 3 °, 4 0 , 5 °, 6 e et 7 0 nœuds de la baguette précédente. Avec l’avant-dernier fil (i c r brin de la

Fig. 32. — Broderie du dessous de lampe en drap.

(Voir l’ensemble fig. 25 et la description p. 167, col. 2.)

dernière chaînette) un double anneau sur le dernier fil (2° brin de la chaînette); continuer la baguette de droite à gauche avec les 14 e , 1 3 °, 12 e , ii ü io° et 9 e fils; une 2 e baguette obliquée de môme montée sur le fil sortant du i cr nœud de la i r0 baguette obliquée de droite à gauche, avec les fils porte-nœuds de la i rc et de la 2 e baguette obliquées de gauche à droite, un double anneau sur la i* e et la 2 e baguette obliquées de droite à gauche (voir fig. 39). Abandonner les fils du milieu des 4 baguettes, prendre les 4 fils sortant des quatre premiers nœuds de la 2 e baguette de gauche pour exécuter une chaîne plate de quatre nœuds; faire une môme chaîne plate avec les 4 fils des quatre premiers nœuds de la 2° baguette de droite; continuer les deux baguettes obliquées de droite à gauche avec les fils sortant des derniers nœuds des baguettes obliquées de gauche à droite et les 4 fils sortant de la chaîne plate de gauche. Continuer les baguettes obliquées de gauche à droite sur les brins sortant du milieu des baguettes obliquées de droite à gauche, et avec les brins sortant des nœuds précédents de cette môme baguette et des brins de la chaîne plate de droite.

Faire une chaîne plate de cinq nœuds avec les 4 fils sortant du

milieu de la jonction de l’X de Fig. 33 . — Deuxième baguettes; puis recommencer les baguettes obliquées de gauche à droite et les baguettes obliquées de droite à gauche en prenant comme porte-nœud de chaque première baguette de ce nouvel X le

porte-nœud de la dernière baguette de l’X précédent.

Parvenu à la longueur convenable, fermer le bout de coulisse par une chaîne plate et des chaînettes comme celles du commencement: joindre la chaîne plate du milieu avec les deux chaînettes les plus voisines sous un gland de soie et de coton : réunir les chaînettes de côté deux à deux, y

detail de l essuieplumes. (Voir l’ensemble fig. 26, le I er détail fig. 30 et la description p. 167, col. 1.)

suspendre un gland; placer des glands au commencement de la coulisse comme à la fin (fig. 38 citée plus haut).

Dentelle nouée. — Enfiler une grosse aiguille avec une aiguillée de coton aussi longue que possible, piquer l’aiguille dans le rond de drap à un demi-centimètre du bord et de haut en bas ou mieux, de l’endroit à l’envers, maintenir

l’extrémité du brin entre le pouce et l’index de la main gauche, ramener l’aiguille au-dessus de ce brin, tenir de la main gauche, passer l’aiguille audessus des deux brins croisés et maintenus, et la ramener en dessous au travers de la boucle, comme pour un point de feston; faire ainsi tout le tour du sac en espaçant régulièrement les points à un demi-centimètre de distance l’un de l’autre (fig. 40 et 41). — Second tour. Nouer le fil comme au premier tour, mais dans la boucle qui sépare les points noués, piquer une seconde fois dans la môme boucle de haut en bas, ramener le brin aussi près que possible du point noué qu’on vient d’exécuter, lui laisser un peu de jeu, c’est-à-dire ne pas le tendre complètement, maintenir entre le pouce et l’index de la main gauche, faire 5 points de feston par-dessus les deux brins allant et revenant; nouer le fil dans la boucle suivante du tour précédent, etc.

Mme Amélie Ollivier.

nONNET au crochet pour bébé (fig. 35 ). — Ce bonnet qui imite la dentelle est composé de plusieurs motifs différents réunis entre eux par des picots; aussi pour en faciliter

Fig. 34. — Détail du sac en macramé, 3 ° PRIX DE NOTRE CON¬ COURS.

F/g. 35 . — Bonnet au crochet, motif du rond.

son exécution, en donnons-nous trois dessins : le rond séparé, et les deux côtés qui paraîtront dans le prochain numéro. Motif du rond. — 5 mailles-chaînettes, former un rond plein en augmentant à intervalles réguliers jusqu’à ce que l’on ait 24 demi-barrettes; 10 mailles dont 5 formant barrette, 1 triple barrette entre la 3 e et la 4 e demi-barrette, 5 mailles-chaînettes, 1 triple barrette entre la 3 ° et* la 4 e demi-barrette suivantes, et ainsi de suite.

Au rang suivant 9 demi-barrettes à cheval sur les 5 mailles-chaînettes, retourner l’ouvrage, travailler à l’envers, pour former la côte, et diminuer tous les 2 rangs pour faire la dent qui doit se terminer par 1 demi-barrette; sur le bord de la dent, et à l’endroit de l’ouvrage faire de simples mailles tirées, 1 picot dans le bas, et sur les 5 mailles suivantes 9 demi-barrettes; recommencer une autre dent, et ainsi jusqu’à la 8°.

Cette dernière terminée, exécuter des mailles tirées sur le bord de la i r0 dent pour arriver à son extrémité, ensuite 1 demibarrette au sommet, 3 mailles, 1 picot, 3 mailles, 1 demi-barrette sur la moitié du bord de la dent, 3 mailles, 1 demi-barrette sur la moitié du bord de la dent suivante, 3 mailles, 1 picot, 3 mailles, 1 demi-barrette au sommet de la dent, et continuer.

Sur ce rang, 1 demibarrette après la demibarrette qui surmonte la dent, 3 mailles, 1 picot, 3 mailles, 1 picot, 3 mailles, 1 demi - barrette avant le picot de la dent suivante, 3 mailles, 1 picot, 3 mailles, 1 picot, 3 mailles, 1 demi-barrette après la demi-barrette, 3 mailles, 1 picot, 3 mailles, 1 picot, 3 mailles, 1 demi-barrette, çt continuer.

Au dernier rang, formé de picots, 1 demi-barrette entre 2 picots du rang précédent, 3 mailles, 1 picot, 3 mailles,

Fig. 36 .

Fig. 37.

Détail du sac en macramé, 3 e prix

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