‹ La Mode Pratique 3:(28) 217-224Chapitre 5 sur 8 · PLUMETIS · texte numérisé non relu

PLUMETIS

(Voir la description p. 224, col. 1.)

sur la couture d’épaule; il faut y arriver, même si Bon est obligée de déplacer la ligne EIS, de la rapprocher ou de l’éloigner du premier groupe de plis. Dans le cas où ce ne serait pas possible, où les plis du devant et du dos n’arriveraient pas à se rencontrer sur la couture d’épaule, on pourrait atténuer ce défaut en recouvrant cette couture d’un petit biais de mousseline sur lequel on exécuterait un point d’épines en occupant toute la largeur.

Lorsqu’on cherche à se rendre compte si ces plis seront bien en face les uns des autres sur la couture d’épaule, il faut placer le devant contre la ligne FZ du dos, en repliant le devant sur le contour exact de la couture d’épaule, contour qui doit être indiqué par un fil de bâti.

Certaines personnes ne s’inquiètent pas de cette symétrie, à laquelle elles suppléent par le petit biais dont nous avons parlé tout à l’heure. Le dos de gauche se prépare de manière à reproduire d’une façon symétrique la disposition du dos de droite (coupe n° 4); il faut bien veiller à ne pas préparer les deux dos pour le même côté et se rappeler que les plis doivent être dirigés vers la ligne AC qui indique la fermeture (coupe n° 4), nous tirons ainsi la ligne oi à 10 centimètres de AC, ellcnous indiquera le premier fil tiré du premier groupe de pli; nous tirerons ensuite les quatre autres fils, en observant entre eux l’intervalle choisi pour nos plis, comme nous l’avons fait pour le dos de droite; le dernier fil tiré sera représenté par la ligne ue; à partir de u et de e nous reportons la dimension ud du dos de droite (coupe n° 2), et nous marquons d et r que nous réunissons par une ligne pointée; cette ligne pointée limite la place occupée par le point d’épine et nous indique à peu près l’endroit où arrivera le pre- • mier pli du groupe sui¬

vant, lorsqu’il sera cousu. Nous mesurons 1 centimètre ou 1 cent. 1/2 suivant l’intervalle adopté dans le dos de droite entre chaque fil tiré, à partir de dr, et nous tirons

le premier fil du deuxième groupe de plis, puis les quatre autres dont le dernier est indiqué dans la coupe n° 4 par la ligne mn. Nous reportons la distance ud à partir de m et nous marquons s ; nous en faisons autant à partir de », et nous plaçons t; les lettres s et t seront réunies par une ligne pointée à 1 centimètre de laquelle nous tirons les fils de la troisième rangée de plis, en observant toujours le même intervalle que dans les rangées précédentes. Le dernier fil est indiqué par les lignes XZ. A partir de ces deux lettres, nous reportons l’intervalle ud et nous marquons 1-2. Nous réunissons ces deux chiffres par une ligne pointée à 1 centimètre de laquelle nous tirons les fils de la quatrième rangée de plis. Le premier pli de chaque groupe arrivera tout terminé sur les lignes pointées 1-2, st et dr.

Nous n’avons pas tracé de ligne pointée en avant du premier groupe de plis; rien

n’empêche d’en placer une à 1 centimè- ....

tre de la ligne oi représentant le premier pli, elle se trouverait à 9 centimètres de la ligne AC. Lorsque les plis du second côté sont cousus et complètement terminés, nous plaçons le patron du dos sur le morceau plissé, en observant qu’il doit être posé exactement comme nous l’avons fait pour le dos de droite, la ligne EIS étant droit fil, la ligne IT droit fil également dans le travers de l’étoffe, les points FZ et T se trouvant placés de la même façon pour le dos de droite et le dos de gauche.

On marque tous les contours à l’aide d’un fil de bâti, et on taille en laissant 1 centimètre à 1 cent. 1/2 en dehors. Il est bon de passer un second fil pour arrêter les plis et les empêcher de se défaire, ou bien de les arrêter tous séparément.

On peut attendre pour faire les points d’épine d’avoir taillé le devant et les deux morceaux du dos, et les exécuter tous à la suite, ce qui permet de les faire beaucoup plus réguliers.

Lorsqu’on craint de ne pas aller droit, on tire les fils de bâti 1-2, st , dr, qui nous ont servi de points de repère pour les plis, et on en passe un autre juste au milieu de l’intervalle réservé au point d’épine dont il marquera le milieu.

La dimension de la jupe de cette robe varie suivant la longueur totale qu’on désire lui donner; lorsqu’on veut faire une robe demi-longue, on peut ne donner que 70 centimètres de longueur totale, depuis le coin de l’épaule touchant l’encolure jusqu’à l’extrémité de la broderie terminant le bas; pour une robe longue, il faut compter 90 centimètres. Fig. 25 . — Chemin de table. (Voir le détail fig. 22, Tout dépend, en somme, <de l’âge de la broderie sur la planche de patrons de ce numéro. — Com-

l’enfant, et de la dimension des jupons de position de Mlle Vieux, 3» prix de notre concours.)

du coin de l’épaule du devant F touchant l’encolure jusqu’à l’extrémité de la broderie T (coupe n° 6). Nos lectrices remarqueront que la petite épaulette comprise entre les lettres RPHK tient à la jupe de mousseline, nous devons donc calculer la dimension de celle-ci à partir de la lettre R qui marque le point de départ de l’épaulette; nous y parvenons d’une manière très simple en réunissant sur le patron du devant que nous avons, d’abord les deux extrémités de l’épaule FF par une ligne pointée, puis les deux lettres R et R par une autre ligne pointée. Ceci terminé, nous vérifierons si ces deux lignes sont bien exactement parallèles à la ligne KIK, qui nous a servi dans la construction du patron, et qui est un point de repère très sûr lorsque celui-ci a été tracé en suivant soigneusement nos indications. Lorsque nous avons déterminé l’intervalle qui existe entre les lignes FF et RR, intervalle qui doit être mesuré en droite ligne comme l’indique la petite ligne pointée ao de la coupe n° 7, nous retranchons la dimension ainsi obte-

Fig. 26. — Chemin de

TABLE BRODÉ SUR TOILE DE SOIE BLEU PALE OU GRANITÉ BLANC. (Voir la broderie à grandeur d’exécution sur la planche de patrons de ce numéro et la description p. 223, col. 3.)

flanelle et de nansouk qui sont généralement faits avant la robe.

En indiquant 70 et go centimètres , nous donnons la longueur de la robe une fois terminée; il s’agit de calculer la dimension de l’empiècement pour la retrancher et obtenir ainsi celle de la mousseline formant le reste de la robe, puis d’ajouter le nombre de centimètres néces saire pour exé-

cuter les plis. Nous prendrons d’abord la première hypothèse, celle d’une robe demi-longue, ayant 70 centimètres

nue de nos 70 centimètres, et nous inscrivons le résultat,

qui est ordinai- ____

rement 68 cent.

/2 ; nous ne l’indiquons pas d’une manière absolument précise parce qu’il peut légèrement changer.

La dimension de la broderie qui orne le bas de la robe peut varier entre 10 et 12 centimètres; nous ne conseillons pas de la prendre plus haute; nousavonsdans le bas deux rangées de cinq plis, chacun de 4 millimètres environ lorsqu’ils sont terminés, et séparés par un intervalle de 2 millimètres, ce qui nous fait 3 centimètres en tout, soit 6 millimètres pour chaque pli; rien n’empêcherait de donner aux plis plus d’intervalle, mais nous ne conseillons pas d’augmenter leur largeur, parce que des plis d’un demi-centimètre font un effet assez lourd lorsqu’on en exécute un certain nombre à côté lqs uns des autres.

Si on les séparait par un intervalle de 3 , 4 millimètres par exemple (il ne faut pas dépasser cette dimension, l’intervalle séparant les plis devant au maximum égaler leur largeur), notre rangée de cinq plis, au lieu d’occuper 3 centimètres, occuperait près de 4 centimètres dans le dernier cas et près de 3 centimètres 1/2 dans le premier. La dimension de la jupe, avec des plis de 4 millimètres, devrait être de 68 cent. 1/2 plus 8 centimètres, pour les deux groupes de plis, soit 76 centimètres; mais nous devons en retrancher la dimension de la broderie, ce qui nous donne 65 à 66 centimètres sui-

Fig. 28. — Porte-cigarettes brodé

PASSÉ. (Voir la description p. 224, col. 1.)

longue serait de 20 centimètres de plus, soit 86 centimètres . Il sufi deux lés en 80 centimètres pour obtenir 1 m. 60 de largeur; il vau mieux augmenter un peu cette largeur pour une robe longue, tandisq suffit parfaitement pour une robe demi-longue. Les dimensions que indiquons sont

vant la hauteurde celle - ci, hauteur que nous évaluons à 10 ou 12 centimètres; nous pouvons donc tailler nos lés sur 6 6 centimètres environ, et même leur donner 1 centimètre de plus pour avoir toute facilité de faire la petite cou turc réu nissant le bas de la jupe et la broderie.

La Ion -

d’ailleurs facultatives; ce qu’il faut retenir, c’est qu’on doit compter en plus pour des plis de lingerie le double de la dimension qu’ils ont une fois terminés ; pour cinq plis de 4 millimètres, on compte en plus 4 centimètres, et pour deux groupes de cinq plis 8centimètres, par conséquent l’essentiel aussi est de bien déterminerd’avanceladimension quedoiventavoirlesplis, afin de donner la même largeur aux deux rangées qui encadrentlepoint d’épines; rien ne serait plus laid que de voir un des groupes plus large que l’autre.

L’intervalle réservé aux points d’épines doit être un peu plusgrand que celui qu’occupe un groupe de plis, ou au moins égal, si cela suffit pour exécuter les trois rangées de point d’épines; pour faciliter cette explication, nous i n diq u ons les difïcrentesdimensionsdesplisdans la coupe n° 8. Les cinq fils sont tirés à un intervalle de 1 cent. 1/2 au maximum, ce qui nous donne à peu près 4 millimètres de largeur pour chaque pli, et 2 ou 3 millimètres pour l’intervalle qui les sépare.

Le premier pli ab est tiré à 3 centimètres du bas de la robe; à partir du dernier fil tiré cd , nous comptons 4 centimètres à 4 cent.

1/2 suivant l’espace réservé au point d’épines ; nous conseillons à nos lectrices d’essayer d’abord cette disposition sur un petit morceau de mousseline afin de se rendre compte d e

gueur des

Blanc

moyen.

Mousse

foncé.

Mousse

moyen.

Mousse

clair.

Mousse très clair.

Blanc

verdâtre.

Fig. 3 o. — Bande pour coussin au point de ?

(Modèle de la mai.^n '

1 effet qu’elle produit, et de voir le nombre de centimètn qu’il faut réserver au point d’épines; il est très difficile de* préciser parce que chaque personne Je fait d'une manière peu différente. Nous engageons au contraire à ne pas ch.ô ger les dimensions que

nous indiquons pour les plis.

Lorsqu’on s’est rendu compte de la dimension de l’intervalle, on la reporte au-dessus du dernier fil tiré cd , et on l'indique sur l'étoffe par un fil de bâti, sur le papier par un trait pointé ci. Ce trait marque l’endroit précis où arrivera le bord du premier pli du second groupe lorsqu’il sera cousu; à partir de la ligne

pointée, ou du fil désigné par ci, nous reportons trois la largeur choisie pour le pli , soit 1 centimètre 2 rujlliiob très si Ion a adoDté .1 miliim

Fig. 3i. — Hausse-col en

RAUDES. .Modèle de i

pour

robe

Fig. 29. — Fauteuil en osier rose,

NATUREL. (Modèle de la maison Roullier, 1

NOIR ET 0 e *ER 2, rue Auber.)

on a adopté 4 millimètres comme nous le couscr Ions comme largeur du pli terminé. On tire ainsi le pn~ mier fil du second groupe; les quatre autres seront tir* 1 cent. 1/2 d'intervalle, comme nous l’avons fait pt»v

Ml Mtîoôe Muuçtie

ceux du croupe précédent. La seule exception à cette règle sc trouvc donc entre la ligne ou représentant le (il tiré sur lequel nous cousons ^pre¬

mier pli du second groupe, et la ligne pointée ei, su r de ce même pli doit arriver lorsqu'il est cousu.

Chaudron

clair.

Chaudron très clair.

Tête de Chaudron Chaudron

nègre. foncé. moyen.

GSGR 1 E. (Voir l'ensemble fig. 27 et la description p. 224, col. 1.) 74 . boulevard Sébastopol.)

laquelle le bord

Il vaut mieux tirer les lïls séparément aux deux lés avant de les assembler, en observant rigoureusement les mômes intervalles ; on les réunit ensuite par des coutures qu’on fait de manière que les fils tirés et les intervalles soient bien en face les uns des autres. On pourrait aussi faire une seule couture, tirer les fils et faire la seconde,en lesmettant en face les uns des autres.

Lorsqu’on veut réunir complète ment les deux lés d'avance, il arrive que si on fait légèrement soutenir l'un d’eux sur l’autre à la couture, sans même s’en apercevoir, les fils tirés ne se trouvent plus en face les uns des autres sur la seconde couture ; c’est pour éviter cet inco n vé nient que nous préférons le premier système que nous avons indiqué.

Lorsque tousles fils sont tirés, les lés réunis et les coutures ouvertes, ou simplemcntrepassées , nous faisons les plis en leur donnant à peu 4 millimètres de largeur, ce qui laisse entre le ibord d’un pli et le fil qui coud le ' suivant un intervalle de 2 à 3 millimètres environ . Certaines personnes font les plis réguliers

veau de ce cran en maintenant toujours la marque entre les deux groupes de plis, comme la coupe n° 9 le représente; le fil de bâti est indiqué par une ligne, il marque le milieu du point d’épines qui se trouve au centre de l'intervalle; le point d’épines doit par conséquent se faire à cheval sur le fil de bâti comme dans la coupe n° 10, qui reproduit seule ment l'intervalle, en indiquant les deux plis qui l’encadrent. Nous ombrons les plis dans les coupes n°» 9 et 10 pour les distinguer des interval les. Lorsque nous avons fini le point d’épines qui suit la ligne ij f

nous faisons les deux autres points qui l'encadrent. Nos lectrices remarqueront qu’il faut les disposer comme dans la coupe n° 11, pour qu'ils forment des losanges, non fermés, au centre desquels on place un pois, fait soit au plumetis, soit avec deux ou cinq arrièrepoints de dimension différente, groupés les uns à côté des autres, et exécutés avec le gros fil d’Alsace dont nous nous servons pour les points, d’épines.

La transparence de l’étoffe 11e permet pas toujours de passer d’un pois à l’autre sans couper le fil, et le travail est alors assez long. Il faut s’interrompre le moins possible lorsqu'on fait des rangées de point d’épines, et ne changer ni la grosseur, ni la longueur de l’aiguille; toutes ces petites choses in-

Fig. 33 . — Broderie du panier a bois fig. 34. (Voir la description p. 224,001.1.)

régulièrement sans aucun point de repère. Celles qui ne pourraient le réussir n’auraient qu’à le remplacer par un entre-deux de broderie de même dessin que la broderie du bas, encadré des deux groupes de plis. La broderie du bas

peut ne se poser qu’après avoir réussi l’empiècement et la robe que son poids alourdirait, et rendrait moins facile à travailler.

Une Maman.

(A suivre)

ig. 3 e. —

Étui a parap lu ie.

(Voirlabroderie fig. 21, et la d escr i p tion

p. 223, col. 3. — fluent sur la régularité du point. Lorsqu’on n’est Modèle de la pas sûr d’aller droit en exécutant les points d’émaison Sajou, pioes, on peut passer des fils de bâti comme cIk boul ^' ard point de repère, l'un au-dessus du point e astopo.) d’épines occupant le centre de l’intervalle, l’autre à une certaine distance du pli; ces deux fils doivent avoir entre eux une distance égale à la dimension du point d’épines déjà exécuté pour que les autres soient bien pareils. Toutes les personnes qui ont l’habitude de ce travail le font très

Explication

des Ouvrages

ÉTUI à parapluie (fig. 21 et 32 ). — Cet étui en toile grise, brodé avec du coton rouge marque Carticr- Brcsson est excessivement commode en voyage; et très pratique parce qu’il est fait avec une étoffe facile à laver et brodé avec du coton grand teint. La broderie s’exécute au point lancé, appelé aussi cordonnet oblique.

FiG. 34 * — PANIER A BOIS. (Voir la broderie fig. 33 et la description p. 224, col. 1.)

près

sans se servir de marque, d’autres au contraire sont obligées de vérifier la largeur à chaque instant; nous ne conseillons pas, comme on le ait parfois, d’éviter toute erreur en tirant un second fil qui marque le bord uu pli et set trouve distant de 4 millimètres du premier fil tiré sur leque

on coud le pli; ce système compromet réellement la solidité de l’étoffe puisque le fil enlevé est sur le bord môme du pli* juste à l’endroit où l’étoffe tend déjà à se couper puisqu’elle est repliée.

Lorsque tous les plis du premier groupe sont finis, nous passons à ceux du second, en observant que le dernier pli désigné par la ligne ou doit arriver sur la ligne ei à peu près lorsqu’il est terminé. Nos plis étant achevés, nous enlevons le fil de bâti qui marque la ligne ei ; nous en passons un autre juste au milieu de l’intervalle qui sépare les deux groupes de plis. Le moyen le plus rapide et le plus sur de bien passer le fil est encore de tailler une petite marque en carton qui ait exactement la dimension de l’intervalle compris entre la igné ab de la coupe n° 9, marquant le bord inférieur du premier pli du ,ccond groupe, et la ligne cd marquant le fil qui coud le dernier pli du premier groupe; cette marque est indiquée par les lignes au trait plein efgh; on fait un cran au milieu, indiqué par i, et on passe un fil au ni-

!F.!L OR ORNÉ D'iMITATlON d’ÉMEiet, 35, rue du 4-Septembre.)

Fig. 35 . — Broderie de fantaisie POUR PETIT TAPIS. (Voir les dessins h grandeur d’exécution sur la planche de patrons de ce numéro et la description p. 224, col. 1 .)

p HE MIN de table Itfodé sur ^ toile de soie bleu pâle ou granité blanc (fig. 26). — On fait en ce moment des chemins de table en sarin brodé, très coûteux et difficiles à nettoyer. Nous

sommes loin de les recommander, mais nous en offrons aujourd’hui une imitation qui est à la fois élégante, économique et d’une exécution facile.

L’étoffe sur laquelle on exécute la broderie est de la toile de soie bleu pâle, doublée de batiste de coton bleue; la broderie est faite en soie d’Alger lavable, jaune de plusieurs tons, au point d’épines, point de tige, point noué, point lancé et point de chaînette; le ruban qui forme les zigzags sur lesquels les fleurs et les feuilles sont brodées, peut être en taffetas bleu plus foncé que le fond, ou blanc;

Fig. 36 . — Autre aspect des toilettes.

Figure 16. Figure i 5 . Figure 21.

on peut aussi employer une coulisse de soie. Ce ruban est flxé contre les deux lisières au moyen de points de feston écartés, en soie bleu foncé.

Pour augmenter l’élégance de ce chemin de table on remplacera le ruban de taffetas ou la coulisse de soie unie par un galon d’or ou d’argent fin; ou bien par un ruban de satin double face, jaune d’un côté et bleu de l’autre; mais ce dernier rendra le nettoyage plus difficile. En employant le galon d’or ou d’argent fin, ou le ruban de taffetas blanc et la soie lavable, on sera absolument sure de faire un travail durable qu’un peu d’eau tiède et de savon blanc de Marseille suffiront à nettoyer.

Sur du granité de coton blanc, on exécutera le môme travail avec du ruban de fil bleu et des cotons à broder bleus et rouges, ce qui donnera (avec moins de dépense encore) un très joli chemin de table très pratique.

nARE-LUMIÈRE au plumetis (fig. 2 3 ). — Pour exécuter cet

* ouvrage on emploiera de l’étamine crème. On décalquera le dessin "qu'indique notre modèle et on le brodera au plumetis, avec de la soie très fine, de deux tons de rose pour les roses et boutons, vert tendre pour le feuillage, tilleul pour les tiges. Le papillon sera exécuté en soie bleu très pâle pour les ailes et brun clair pour le corps et les pattes. Le pare-lumière est entouré d’un cordonnet de soie vert tendre et garni d’une frange en soie floche de nuance assortie à l’étamine.

(COUSSIN au point de Hongrie (fig. 27 et 3 o). — Cet ouvrage ^ se brode au point de Hongrie avec les nuances de soie ou de laine indiquées dans la légende.

Le point de Hongrie se fait en lançant un fil verticalement sur un ou plusieurs fils du coussin. L’ouvrage terminé on entoure le coussin d’une cordelière assortie comme nuance à la broderie du coussin.

pORTE-CIGARETTES brodé au passé (fig. 28). — On com- I mencera par décalquer soigneusement la broderie sur un morceau de drap bronze ou mordoré, puis on exécutera cette broderie au passé, avec de la soie or et rouge pour les ornements ; blanc et lilas pour les fleurettes et vert tendre pour les feuilles; les tiges seront brodées au point plat avec de la soie vert-tilleul.

La bande de broderie est bordée transversalement de biais de soie vieil or, sertis de cordonnet de soie or et rouge.

PANIER à bois (fig. 33 et 34). — On commencera par re-

* porter le dessin (dont nous donnons le détail en grandeur naturelle figure 33 ) sur un morceau de peluche ou de velours mordoré, puis on exécutera la broderie ainsi que l'indique le dessin : au passé, au point d’armes et au point lancé. Une fois la broderie terminée, on appliquera l’étoffe, en la tendant fortement, sur les parois d’une corbeille en osier naturel, de la forme de notre modèle. — Une torsade de velours mordoré semée de fleurettes brodées garnira le devant du panier et sera surmontée d’un bouillonné en velours loutre. On garnira les extrémités de pompons en soie vieil or.

DRODERIE de fantaisie pour petit tapis (fig. 33 ). — On & trouvera sur la planche de patrons tracés de ce numéro les dessins à grandeur d’exécution des deux angles et de l’un des bouquets de ce petit tapis, qui sera brodé sur satin de laine ou petit drap vieux rouge; un ruban de satin, une coulisse de soieou de laine vieux bleu éteint bordée de points de Boulogne vieux bleu foncé et ornée de points lancés vieux rouge, formera les festons indiqués en gris sur le dessin; pour simplifier le travail on pourra exécuter les points de Boulogne et les points lancés de môme teinte bleue, sans le galon.

Les fleurs seront brodées au point albanais vieux bleu pâle, les feuilles au point albanais et les tiges au point de tige vert-mort; les pistils seront au point noué vieux jaune.

On sèmera plus ou moins de bouquets sur le fond du tapis (pour le second angle on pourra retourner le bouquet) et on exécutera la brojderie en soie d’Alger, ou en laine fine selon le degré d’élégance de l’ouvrage.

Le môme dessin brodé en cotons de couleur sur fond de coton ou de fil écru ou blanc conviendra pour chemin de table.

Recettes de Cuisine

Aubergines à l’italienne (recette d'Italie). — Couper les aubergines en tranches de l'épaisseur d'un centimètre; on les sale légèrement de chaque côté , on les réunit et on met un poids dessus pour faire dégorger ; si elles'-sont fortes ou trop salées on peut les passer dans Veau.

On les fait frire ensuite, après les avoir bien essuyées, dans de l'huile ou du beurre.

On a préparé d'avance une bonne sauce tomate qu'on a fait cuire avec quelques oignons et qu'o” a passée et laissée réduire sur le feu sans y ajouter de farine jusqu'à ce qu'elle soit d'une certaine épaisseur.

On dispose alors au fond d'un plat un lit d'aubergines, puis un lit de parmesan râpé , un lit de sauce tomate , et ainsi de suite , en terminant par un lit de fromage; on poudre sur le parmesan une légère couche de chapelure de pain, fait che% soi , c'est-à-dk'C en écrasant du pain séché au four , ce qui est bien préférable à la chapelure achetée, puis on couvre d'un four de campagne, ou on met à four doux pendant 10 minutes ou un quart d'heure, jusqu'à ce que le gratin se forme.

Ce moyen d'accommoder les aubergines est très apprécié.

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