DESCRIPTION DES TOILETTES
Figure i. — Notre modèle est un costume de plage ou de campagne que l’on exécutera en étoffe tailleur : drap léger, tissu anglais, etc.
La jupe Anne d’Autriche, entièrement doublée, est montée en plis creux derrière et ajustée devant par des pinces ; elle est simplement ornée de deux, trois ou cinq rangs de piqûres, faites à environ 20 centimètres du bas de la jupe.
La jaquette, ajustée dans le dos, est ouverte devant sur la chemisette de surah froncée dans l’encolure et la ceinture. Cette chemisette, que l’on pourra faire en surah, en soie légère ou même en crépon de coton, servira de corsage de fantaisie si on la fait avec manches, et permettra de retirer la jaquotte à volonté.
Matériaux : 7 m. 50 de lainage en 1 m. 20, 14 mètres de doublure en petite largeur, 5 mètres de surah pour une chemisette avec manches, 3 m. 50 de ruban de satin n° 12 pour la ceinture-corselet.
Figure 2. — Le tablier, orné dans le bas d'un volant de tulle brodé d’environ 5 centimètres de haut, surmonté d’un bouillonné de môme largeur, est monté en fronces et coulissé au moyen d’un ruban de satin n® 5, noué derrière. La bavette est ourlée sur chaque bord et forme au milieu un large pli creux. Une sorte de collerette faite d’un volant de batiste froncé, bordé de tulle, entoure l’encolure.
Fig. 8.
Figure 3. — Cette broche est en métal vieil argent avec portrait de Jeanne d'Arc en relief sur fond de métal doré parsemé de fleurs de lis ; elle coûte 4 fr. 50.
Figure 4 . — Le corsage, rentré dans la jupe, est complètement ajusté. L’étoffe du devant, froncée dans l’encolure, est drapée en plis à la taille. Un volant de dentelle de 15 centimètres de haut part de l'encolure et se termine en coquillé dans les plis du corsage. Le col, drapé en soie, est fermé devant par un nœud cravate semblable à celui de la taille, et les épaulettes froncées, retenues sur l'épaule par un chou de satin blanc, suivent la couture d'emmanchure.
Les manches, très larges, sont froncées dans la couture de la saignée et serrées au poignet par de petites agrafes.
Ce corsage peut être fait en soie imprimée de toute couleur avec jupe de môme étoffe ou, plus simplement, en lainage léger vieux rose ou bleu lavande par exemple.
Matériaux : pour le corsage : 5 m. 50 de Soie, 2 m. 50 de doublure, 50 centimètres de dentelle en 15 centimètres pour le jabot, 1 m. 50 de dentelle en 20 centimètres pour les épaulettes.
Figure 5. — La forme de ce chapeau, échancréc derrière, légèrement ovale devant, est brodée d’un galon en paille, semé de paillettes, et formant de larges ondulations, dans chacune desquelles passe une torsade de ruban. Un nœud de ce môme ruban, posé derrière, orne le chapeau ; les brides partent de ce nœud et sont croisées sous le menton ; on les attache par de petites épingles à tête de jais mat.
Matériaux : une forme semblable au modèle, 2 m. 50 de ruban n° 12.
Figure 6. — Le tablier, monté en fronces, s’attache derrière par un ruban n° 3 en velours noir. La bavette, ornée de dentelle, va depuis la taille jusqu'à l'épaule où on la fixe de chaque côté par une épingle. Ce tablier peut être fait aussi bien en batiste ou en satinette
Fig. 5 .
/CHAPEAU de deuil en paille noire garni d'un galon ondulé en paille ornée de paillettes de jais mat. Nœud et brides en faille noire. (Modèle de la maison Montaillé, 27 et 29, faubourg Saint-Honoré.)
Fig. 2.
'TABLIER pour fillette * ou jeune fille, en batiste imprimée , garni de tulle brodé. (Modèle îles Grands Magasins du Louvre.)
pare d’une Valenciennes. Des épaulettes, faites d’un entredeux en broderie bordé de chaque côté de Valenciennes, viennent s’attacher au dos et au devant de la chemise et forment avec le bord droit de celle-ci un décolletage carré.
Un autre modèle est taillé droit à l’encolure au milieu du devant et du dos, sur une largeur de 18 à 20 centimètres; l’étoffe qui forme épaulette est coupée en biais de façon que la chemise s’évase un peu vers les épaules. La partie droite du décolletage, c’est-à-dire le devant et le dos, est bordée d’un entre-deux de dentelle, un volant retombant garnit les épaulettes, il est fait de pointes de batiste longue de 10 à i 5 centimètres, larges de 2 ou 3 à leur base, séparées par des entre-deux; une dentelle assortie borde l’épaulette.
Les pantalons, toujours larges, courts et sans bracelets, se garnissent d’une façon qui rappelle autant que possible la chemise; ainsi celui qu’on assortitau modèle
Fig. 7.
DROCHE. (Modèle de la maison Senet, 35, rue du 4-Scptcmbre.)
que nous venons de décrire est orné dans le bas d’un volant, composé, comme les épaulet-
Fig. 6.
'T'A BU ER de jeune fille en * ^éphir; nœuds aux poches, aux épaules et à la bavette.
(Modèle des Magasins du Louvre.)
Fig. 3 .
JDROCIIE Jeanne d’Arc. (Modèle de la maison Senet, 35, r. du 4-Scp.)
Fig. 4.
ORS AGE de taffetas ivoire à rayures satinées mats, gc ^ de dentelle légère isigny. Nœud au col et à la ceinti
(Modèle de Mme Moslard, 96, rue Saint-Lazare.)
Il sera facile de simplifier ce tablier en supprimant les nœuds de ruban ainsi que le bouillonné, ce qui facilitera beaucoup le blanchissage et le repassage. On pourra aussi, au lieu de coulisser le tablier à l'aide d'un ruban, le monter sur un petit biais de batiste qu'on boutonnera derrière.
Matériaux : 2 mètres de batiste en 80 centimètres, 3 mètres de tulle brodé, 2 m. 50 de ruban n® 5.
f^ORSAGE de fantaisie en foulard glacé mats, empièce - ^ ment coulissé, berthe de dentelle, ceinture et nœud en ruban de satin blanc. Manches amples et tombantes .
(Modèle de Mme Moslard, 96, rue Saint-Lazare.)
qu'cn zéphir ; il sera plus pratique, quoique moins élégant sans doute, de supprimer les velours noirs qui garnissent les poches et la bavette, et de remplacer, comme pour la figure 2, celui de la ceinture par un biais d'étoffe.
Matériaux : 1 m. 50 de zéphir en 80 centimètres,
3 mètres de velours noir n° 3.
Figure y. — Cette broche en métal doré, avec armes de Bretagne et ornée de pierres imitées, coûte 2 fr. 50.
Figure 8. — La doublure du corsage est complètement ajustée. L'étoffe du dessus, coulissée en empiècement dans le haut, est froncée à la taille.
L’empiècement est bordé d’une berthe de dentelle de 12 à 15 centimètres de large. Les manches, très bouffantes, s’arrêtent un peu au-dessous du coude ; elles sont froncées dans la couture de la saignée, et l’ampleur est divisée en deux bouffants.
Le col droit est coulissé comme l’empiècement, et la ceinture en ruban de satin n° 22.
Ce corsage pourra être exécuté en surah changeant, satin Liberty, ou foulard imprimé de toute nuance. Si l’on préfère les manches longues, on supprimera un bouffant et on le remplacera par un haut poignet.
Matériaux : 5 m. 50 de soie, 4 mètres de doublure
en petite largeur, 75 centimètres de dentelle, 3 mètres de ruban de satin n® 22.
Figure 9. — Ce modèle était exécuté en nansouk, et garni de fine dentelle torchon. On
Fig. 9.
J2EIGNOIR en nansouk blanc, garni de dentelle torchon très fine. Col marin , ceinture et bracelets aux manches en ruban de satin rose. (Composition de Mme Dewulf, 2« prix de notre concours.)
croisée unie ou à rayures, en flanelle de coton, en piqué pelucheux, en tissu des Pyrénées, ou en molleton léger.
Le dos est à plis Watteau ; les côtés sont ajustés, le devant ramené en plis à la taille.
Le col-châle, taillé en rond, est doublé de même tissu, et monté autour de l’encolure et des devants.
Les manches, très amples, peuvent être montées sur un poignet ou simplement ourlées et garnies d’un poipt d’épine ; la longueur de chaque manche est diminuée sut l’avant-bras à l’aide de deux ou trois plis couchés.
Nous engageons nos lectrices à entreprendre l’exécution de la ceinture intérieure dont nous donnons aussi le patron. Cette ceinture, composée d’une simple bande droit fil au milieu et échangée sur les bords d'après le patron, pourra être faite en doublure ou en coutil ; on bordera les contours de cette ceinture avec une tresse de coton posée à cheval. On fermera la ceinture devant par des boutons et des boutonnières, à moins qu’on ne préfère la lacer , il faudra, dans ce cas, faire poser, de chaque côté, les œillets nécessaires.
Matériaux : 7 mètres de flanelle en 1 m. 20, 2 m. 50 de doublure, 2 m. 75 de dentelle.
OLOUSE en toile de Vichy à petits carreaux, empiècement et manches coulissés, ceinture en satin noir. (Composition de Mme Humbourg, 3« prix de notre concours.) (Avec patron.)
ffievue de las &Wnill&
Fig. i 3 .
DOBE de chambre en flanelle blanche à très fines rayures bleu pâle ; pli Watteau dans le dos; col châle, dentelle crème , manches bouffantes. (Composition de Mme Prévot-Leygonie, I er prix de notre concours.) (Avec patron.)
pourra aussi le faire en batiste de coton ou en percale.
La dentelle qui garnit le volant du bas et le devant pourra être supprimée si l’on veut simplifier le peignoir.
Ce peignoir a la forme blouse et est monté en fronces sur un empiècement carré. Un large col rabattu, de forme marin derrière, se prolonge devant en descendant jusqu'à la taille ; ces revers et le volant du bas sont garnis de petits plis lingerie, mais ces plis pourront parfaitement être supprimés.
Les manches, droites, sont coulissées au poignet, et serrées par un bracelet de ruban n° 12.
Matériaux : 11 mètres de nansouk en 80 centimètres de large, 12 mètres de dentelle haute de 8 à 10 centimètres, ou 4 mètres seulement, si l’on supprime la dentelle du devant et du volant, 2 m. 50 de ruban n° 12.
Figure 10. — Ce corsage, froncé à la taille et dans l’encolure, s’agrafe devant II est orné de bretelles de velours noir croisées en ceinture autour de la taille ; le col, en velours noir, est noué derrière. Un volant de mousseline de soie, pris en double et froncé dans l’encolure, simule devant une sorte de jabot. Les manches, très larges, sont froncées dans la couture de la saignée, et serrées au poignet par deux petits boutons recouverts d’étoffe.
On simplifiera ce corsage en supprimant les bretelles et en ne conservant que la cravate de mousseline de soie. Le col et la ceinture de velours pourront être en étoffe pareille au corsage ; celui-ci sera en soie imprimée plutôt qu’unie ; on le mettra avec une jupe de lainage quelconque.
Matériaux : 5 mètres de soie, 1 m. 50 de velours en biais, 30 centimètres de mousseline de soie en 80 centimètres.
Figure zr. — Notre modèle était en toile de Vichy à carreaux rouges et blancs ; une toile' unie ou un crépon de coton à rayures étroites conviendrait aussi comme étoffe, mais l’une serait plus salissante et l’autre moins facile à laver.
Le dos et les devants, biaisés sur les côtés d’après le patron, sont froncés en V à l’aide d’une coulisse passée entre l'étoffe et un ruban de fil cousu à plat contre l'envers de cette étoffe. On donnera à ces coulisses la longuèur nécessaire pour pouvoir remettre ensuite le tout à plat, lorsqu’on repassera le peignoir.
L’encolure, la couture et le poignet des manches seront froncés de même, à l’aide d’une coulisse.
Le col sera fait avec une bande en biais pliée double, froncée, et montée autour de l’encolure de manière à former une ruche fraise.
Un ruban n® 12 sera posé devant et derrière, de façon à imiter l’effet montré par le dessin.
Matériaux : 10 mètres de toile de Vichy en 80 centimètres de large, 3 mètres de ruban.
Figure 12. — Notre modèle doublé de jaconasest froncé à la taille devant et dans le dos et s’agrafe sur l'épaule et sous le bras. Il est recouvert, dans le haut, d'un empiècement rond en tulle de soie rayé d’entre-deux de guipure de 2 à 3 centimètres de large. Les manches, très larges, sont montées en deux rangs de fronces et recouvertes en partie par la berthe assortie à l'empiècement. Le col et la ceinture, drapés, en même étoffe que le corsage, s’agrafent derrière, sous une petite tête froncée.
On remplacera économiquement la garniture de tulle de soie avec applications de guipure, par un volant de tulle brodé de 20 à 25 centimètres de haut disposé en collerette autour de 1 encolure.
Matériaux : 5 mètres de soie, 2 m. 5 ° de jaconas, la garniture de dentelle.
Figure /?. — Ce peignoir, dont le patron est donné sur la planche de ce numéro, pourra être exécuté en flanelle
Fig. 10 .
/CORSAGE blouse en soie légère imprimée,' garni de (CORSAGE en soie légèr ^ velours noir, bavette de mousseline desoie crème. ^ tre-deux de guipure ;
(Modèles de Mme J. Billion, 38, Chausséc-d'Antin.)
Fig. I 2 e
e, empiècement de tulle rayé d'enberthe en guipure sur fond de tulle. ‘
STORES A VITALIENNE {Suite)
C ela fait donc en tout six fils passés à points devant et formant coulisse: ccs six fils doivent être arrêtés à une longueur de 1 m. 40 environ, c’est-à-dire 10 centimètres de moins que la longueur voulue de notre store, car, le bas de chaque feston formant saillie, si les divisions atteignaient l’extrémité du vitrage, le store serait trop long.
Il faudra alors pouvoir tendre convenablement l'ouvrage: une planche à repasser ou une allonge de table habillée d’une couverture, mieux encore la table à manger avec son molleton de laine, peuvent servir à cet usage ; la table entière aura cet avantage qu’on pourra y développer le store et éviter ainsi les faux plis.
On régularisera avec soin les fronces du premier bord CG (figure 18 du numéro 26), de manière que les divisions transversales de lignes interrompues marquées préalablement sur l’étoffe par un bâti se trouvent : la première il 35 centimètres de distance du point C; la deuxième à 70 centimètres; la troisième à 1 m. o5, on traitera de même les divisions DII, El et le second bord FJ, fixant les fronces de place en place avec des épingles sur le molleton pour qu’elles ne puissent se déranger.
La répartition des fronces étant alors bien égale, on prépare une petite bande d’étoffe pareille au store, longue de 1 m. 41 environ et large de 2 centimètres; cette largeur de 2 centimètres est réduite à 1 centimètre par les remplis; la petite bande s’adapte alors juste sur les deux coulissés du bord placés à 1 centimètre dedistancc l’un de l’autre, et on l’y fixe à l’envers par un point de côté bien fait qui disparaît dans les fronces.
Cela forme alors sur le côté un double froncé avec tète d’un joli effet quand il est bien exécuté.
Les deux côtés CG et FJ étant terminés, on prépare deux autres bandcslongues de 1 m.41, larges de 2 centimètres et remplies sur chacun de leurs bords, elles vont nous servir pour les divisions DII, El, qui doivent être traitées différemment.
Les fronces étant bien égales, on les reportera tout épinglées sur le bord de la petite bande préparée que l’on y coudra à l’envers, de manière qu’cn la retournant pour border ces fronces à cheval, on puisse rabattre à points de côté sans
Fig. 14.
(CHEMISE de nuit en batiste imprimée . à rayures Louis XVI bleu pâle et blanche semée de fleurettes Pompadour.
Collerette, jabot et volant au bas des manches en dentelle crème. Nœuds de ruban.
(Modèle de Mme Josselin, 25, rue Louis-le-Grand.l
qu’il y paraisse rien à l’endroit (voyez croquis n° 1 5 ), les fronces ainsi pincées se trouveront maintenues, ne pourront plus bouger, et le bordage même produira un très petit bourrelet sur lequel on coudra les anneaux.
Ces anneaux sont en os, très petits; nous reviendrons sur leur couleur et leur prix, c’est d’ailleurs un articlctoutspécial.
Ils doivent être placés au long de chaque division et de 10 centimètres en 10 centimètres, en tenant compte toutefois que le premier anneau doit être distant de iocentimètres du bord inférieur et le dernier aussi à 10 centimètres du bord supérieur; pour la longueur type que nous avons choisie il nous faudra donc treize anneaux, et pour les quatre divisions 1 3 x 4 = 52 anneaux.
On fixera solidement et adroitement ces petits anneaux auxendroitsvoulus des petites bandes intérieures, sur les bords CG, FJ ainsi que sur les bourrelets des divisions DH, El, de manière qu’ils ne puissent quitter la position horizontale, grâce à laquelle ils livreront passage aux cordons de tirage.
On ourlera ensuite le bord inférieur (B) du store, on le garnira soit d’une dentelle, soit d’une frange à boulesassortie à l’étoffe, et on ajoutera, si l’on veut, un gland à chaque creux.
Pour le store à quatre festons, la façon est presque la môme; la seule différence est que l’étoffe doit être partagée en quatre dans la largeur tout d’abord, et qu’il y a trois séparations intérieures au lieu de deux; le travail est donc un peu plus compliqué et l’effet n’est pas plus joli.
Nous laisserons choisir nos lectrices et nous continuons à expliquer la manière de monter le store à trois divisions que nous avons décrite. Nous indiquerons toutefois ce qui différerait dans la monture, car le store à quatre divisions pourrait être préféré; il permet en effet parfois d’utiliser des étoffes de petite largeur qu’on peut parfaitement employer, les coutures étant tout à fait dissimulées.
Monture. — On aura fait préparer une bande ou tringle de bois plate d’après les dimensions suivantes : longueur 1 m. 06, c’est-à-dire exactement la largeur de la glace, cadre compris; largeur de la tringle 5 centimètres, épaisseur 3 centimètres; cette tringle sera revêtue d’étoffe semblable au store, que l’on coudra de manière à dissimuler la couture le mieux possible; on la fixera très solidement au mur par des pattes de fer; c’est elle qui doit supporter tout l’appareil. Sur cette tringle seront disposées de petites poulies à vis (voy. fig. 1 5 bis) d’un nombre de galets différent, placées suivantl’ordre représenté figure 17, c’est-à-dire la première poulie à un galet; la deuxième à deux galets ; la troisième à trois galets; la quatrième à quatre galets : sur ces poulies doiventglisser les cordons de tirage.
' On fait un autre genre de poulies qui s’enchâssent dans la tringle au lieu de faire saillie comme celles-ci, mais elles sont d’une pose beaucoup plus difficile et nécessiteraient l’intervention d’un ouvrier, ce que nous voulons et pouvons éviter.
La tringle étant prête, on la fixe au-dessus du cadre de la glace par deux solides pattes à pointes que l’on assujettit bien, car la tringle devra supporter non seulement le store, mais l’effort du tirage. Ensuite on coupe quatre morceaux de cordon rigide , c’est le terme professionnel employé pour désigner un cordon de tirage anglais spécial moitié moins g, ^ gros que le cordon ordi-
Fig. i 5 .
naire ; ces morceaux sont de longueur différente suivant la place qu’ils doivent occuper; à chacun des froncés du store on fixe un tirage différent, et Fig. i 5 bis . ccs quatre tirages, après
avoir traversé les poulies, sont réunis par un nœud solide et terminés en un seul.
On peut donc déterminer ainsi leur longueur, la place des poulies se trouvant forcément au tiers de la longueur de la tringle de 1 m. 06 d’après la division ternaire adoptée; le tiers de 1 m. 06 étant 35 centimètres, le premier cordon A devra avoir 1 m. 40 de long plus 1 m. 06 de planche, soit 2 m. 46; le deuxième B, placé 35 centimètres plus loin, 1 m. 40 de long plus 71 centimètres de planche, soit 2 m. 11 ; le troisième C, placé 35 centimètres plus loin, 1 m. 40 de long, plus 36 centimètres, soit 1 m. 76; le quatrième D, placé 36 ccntimètres plus loin, 1 m. 4ode planche, soit 1 m. 40 ; en tout 7 m. 73.
11 faudra donc 7 m. 73 mathématiquement parlant, mais
JJà Srflode S/utiçue
comme on peut faire un peu de perte en fixant les cordons et le nœud, il sera bon de couper tous les bouts de 10 centimètres plus longs chacun, quitte à les rogner ensuite.
Il ne s’agit là que des quatre cordons détachés, celui qui les réunira tous et qui devra leur être bien solidement attaché, pourra mesurer 2 mètres environ de longueur.
On attachera au bas du store, du côté de l’envers, une tringle de fer ou de cuivre de la grosseur du petit doigt et de 1 m. 06 de longueur; cette tringle, revêtue d’étoffe représentée (fig. 17) par les lettres G, H, I, J, est destinée à régulariser l’ampleur du store par le bas et à lui donner du
Fig. 16.
(CORSAGE en lainage rouge garni d'entre-deux de dentelle ^ noire, épaulettes venant se terminer sous un large nœud. (Modèle de Mme Moslard, 96, rue Saint-Lazare.)
poids; le point H du store se trouvera joint à la tringle à 35 centimètres du bord environ; le point I à 70centimètres, les points G et I aux deux extrémités de la tringle.
En sereportant à la figure 17 on verra représenté tout à la fois la tringle de bois du haut, le store déjà reproduit (fig. 17 du numéro 26) et la tringle de fer du bas; il faudra tenir compte de la position de la tringle de bois dont on voit la face inférieure pour faire mieux juger de la position des poulies:
Fig. 17.
cette face inférieure K doit être dirigée vers la terre, le côté M doit toucher la boiserie, et le côté L se présenter en avant; quant au store, auquel nous avons conservé les mêmes lettres que dans la figure 17 du numéro 26, ses cordons de longueurs diverses sont d’abord fixés solidement à la tringle du bas aux points GHIJ; puis, le premier cordon, de 2 m. 46 partant de G, traverse tous les anneaux de la ligne GC et passe dans la poulie n° 1, puis dans les premiers galets des poulies n 09 2, 3 et 4.
Le deuxième cordon, de 2 m. ir, partant de la tringle du bas, au point H, traverse les anneaux HD et passe dans le deuxième galet de la poulie n° 2, puis dans les deuxièmes galets de poulies n os 3 et 4.
Fig. 18.
Ç'HEMISE de jour en batiste garnie de plis lingerie, de broderie et de Valenciennes autour du décolleté et des manches.
(Modèle de la maison Sicard et Bernard, 17, rue Malebranche.)
Le troisième cordon, de 1 m. 76, partant de la tringle du bas au point I, traverse les anneaux de IE, passe dans le troisième galet de la poulie n° 3 ,vet dans le troisième de la poulie n° 4.
Enfin le quatrième cordon, de 1 m. 40, partant de la tringle du bas au point J, traverse les anneaux JF, et passe dans le quatrième galet de la quatrième poulie.
C’est au sortir de cette quatrième poulie, que tous les cordons sont réunis et rattachés en un seul pour un tirage unique, dont il est facile de comprendre la marche.
On fixe ce dernier cordon par un arrêt de cuivre (fig. iq), dit arrêt à bateau tenu au mur de droite par deux vis, et présentant deux pointes un peu saillantes; le tirage est tourné alternativement autour de chacune de ces pointes, passant tantôt dessus, tantôt dessous: quelques tours suffisent pour un arrêt solide.
Généralement la tringle de fer garnie d’étoffe, fixée au bas du store suffit par son poids même pour l’empêcher de vaciller; cependant si on tenait à lui donner encore plus de stabilité, on pourrait faire partir du haut de la tablette de bois qui supporte tout l’appareil, et de chaque côté, un fil de fer bien raidi, qui, traversant les anneaux des deüx bords CG et FJ, irait se fixer à deux pitons vissés dans le bord de la glace et dissimulés sous la frange; ce fil de fer n empêcherait pas le mouvement.
Le haut du store, après disposition des cordons, doit être fixé définitivement.
Il se trouve un peu ample, puisque la longueur delà tringle de bois n’est que de 1 m. 06 et que l’étoffe a encore 1 m. 27, remplis déduits.
C’est ce trop d’ampleur qui, avec les fronces transversales, contribue à former les jolis plis du store ; la profondeur des plis varie en raison directe de la largeur de l’étoffe :
plus l’étoffe est large, plus les plis sont creux.
On répartit cette ampleur convenablement en fixant le haut, ayant soin d’en mettre un peu plus au milieu des festons vers la partie qui s’abaisse.
C’est pour pouvoir plus facilement clouer ce haut du store qu’il a été, comme le bas, découpé en dents peu saillantes; si ces dents produisent encore trop de hauteur, rien n’empêche de les rogner en réservant seulement un petit bord replié pour y planter des clous de tapissier; ce haut du store doit être cloué sur le côté L de la tringle, de manière que tout l’agencement des poulies et tirages soit dissimulé sous l’étoffe.
Donnons avant tout le calcul de longueur des tirages si l’on adopte le store à 4 festons.
Chaque division de la tringle du haut où aboutit le tirage serait alors de 1 m. 06 divisé par 4, soit 265 millimètres.
Le premier cordon devrait avoir 1 m. 40 de long, plus 1 m. 06 de planche, soit 2 m. 48; le deuxième, 27 centimètres plus loin, 1 m. 40 de long plus 80 centimètres de planche, soitam. 20; le troisième, 27 centimètres plus loin, 1 m. 40 de long plus 54 centimètres de planche, soit 1 m. 94; le quatrième, 27 centimètres plus loin, 1 m. 40 de long plus 27 centimètres de planche, soit 1 m. 67; le cinquième, 27 centimètres plus loin, 1 m. 40 de long: soit en tout 9 m. 67.
On n’oubliera pas de laisser quelques centimètres de plus à chaque cordon, afin de pouvoir faire le nœud de réunion plus facilement.
(-4 suivre.)
Fig. 19.
SUPPLÉMENT DU NUMÉRO DU n AOUT 1894.
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Nos Bébés
DOBE de nansouk ou de mousseline de iV forme américaine, demi-longue, empiècement composé de groupes de cinq petits plis séparés par un double point d’épines en feston ; elle est ornée dans le bas d’une broderie et de deux groupes de petits plis séparés par trois rangées de points d’épines (fîg. 39 du numéro 26) (Fin).
La manche de cette robe est ornée d'une broderie et serrée au bas par une coulisse ; elle est, par conséquent, d’une seule pièce, mais rien n’est plus facile que de la modifier et de la faire avec un petit poignet plissé lorsqu’on le désire; nous l’expliquerons d’abord d’une seule pièce.
Nous commencerons par mesurer la dimension de l’emmanchure, soit sur les patrons si on ne l’a pas modifiée ou sur la robe si on a recoupé l’emmanchure; cette mesure se prend en suivant les lignes GKO du dos et H KO du devant (coupes n 05 1 et 2); on additionne ces deux dimensions, et on prend la moitié de ce total; c’est cette moitié, désignée sous le nom de demi-contour d’emmanchure
que nous inscrivons soigneusement pour nous en servir.
Nous construirons la manche dans un rectangle ABCD (coupe n° 3), ayant comme longueur celle que doit avoir à peu près le bras de l'enfant, c'est-à-dire 20 à 21 centimètres, plus 3 centimètres pour répaulemcnt de la manche.
Ce rectangle aura les deux tiers du contour de poitrine comme largeur, c’est-à-dirç, si on a adopté les mesures indiquées dans le n° 26, 32 centimètres dans le premier cas, et 34 dans le second; cette différence est, comme on le voit, très peu importante,et rien n’empéche de la négliger.
En indiquant 20 à 21 centimètres comme ,
largeur de bras pour un enfant de cet âge, nous calculons très grandement; la manche étant serrée par une coulisse s’arrêtera nécessairement au poignet, et il vaut mieux la faire grande que juste, parce que les bras des petits enfants allongent très vite.
G. A partir de A nous mesurons un tiers du demi-contour d’emmanchure, plus 3 centimètres, et nous marquons G.
Nous partagerons la ligne AB en deux parties égales, et nous plaçons E; nous faisons la même chose pour la ligne CD et nous marquons F; nous réunissons E et F par une ligne qui divise le rectan -
Fig. 20. — Couverture de livre en étoffe ANCIENNE. (Voir la description p. 254, col. 3.) (Modèle de Mlle Pasguiers, 17, rue Pasquier.)
Fig. 24. —- Robe de dessous pour fillette, en nansouk,
GARNIE DE PLIS LINGERIE; BRODERIE ET POINTS ANGLAIS A L’ENCOLURE, AUX MANCHES ET AU BAS DE LA JUPE.
Fig. 22. — Coin de mouchoir au point de
FESTON. (Voir la broderie fîg. 32 et la description p. 255, col. 1. — Modèle de la maison Sajou, 74, boulevard Sébastopol.)
Fig. 21. — Alphaec.1* pour linge de corps, composition de Mme Ménard, 3 e prix de
NOTRE CONCOURS. (Sera continué.)
deux parties égales et qui est exactement parallèle, à AC et à BD.
Sur la ligne BD, depuis B, nous portons un tiers du demicontour d’emmanchure, plus 3 centimètres, etnous marquons H.
A 3 centimètres de lalettreE, dans la direction B, nous plaçons I.
Nous réunissons G et I par une ligne droite, au milieu de laquelle nous plaçons K.
De G à K nous élevons une courbe rentrant au milieu de 1 cent. 1/2.
De K à I nous élevons une courbe s’écartant au milieu de
1 cent. 1/2.
Nous réunirons I et H par une ligne droite, au milieu de cette ligne que nous indiquons par L; nous élèverons au-dessus du point L une perpendiculaire ayant 3 centimètres, à l’extrémité de laquelle nous marquerons M.
Nous tracerons une courbe partant de I, passant par M et aboutissant à H.
Le bas de la manche se trace de la manière suivante :
A partir du point C nous mesurons le quart du demi-contour d’emmanchure et nous marquons O en relevant ce point de
2 centimètres au-dessus de la ligne CD.
A partir du point D nous mesurons le quart du demi-contour d’emmanchure, et nous marquons N en relevant ce point de 2 centimètres au-dessus de la ligne CD.
Nous réunirons G et O et H et N par des lignes droites indiquant la couture de la manche.
Nous tirerons des lignes droites de O à F et de N à F, et sur ces lignes nous élèverons des courbes s’écartant au milieu d’un demi-centimètre ; ces courbes nous donneront le bas de la manche.
Nous avons tracé le patron complet de la manche; celle-ci est terminée par une bande de
HHHH
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Rouge très foncé. Bleu foncé. Rose clair. Rose moyen. Vert clair. Vert mousse foncé. Rouge clair. Paille. Bleu clair.
Fig. 23 . — Tapisserie POUR DESSUS DE tabouret. (Voir l’ensemble fig. 27 et la description p. 255, col. 2.) (Modèle de la maison Sajou, 74, boulevard Sébastopol.)
broderie; nous mesurons la hauteur de la bande de broderie en observant seulement la dimension exacte qu’elle aura une fois cousue, et lorsque nous nous en sommes rendu compte, nous enlevons au patron de manche une bande ayant cette même hauteur. La coupe n° 4 représente cette modification, la partie enlevée est ombrée; nous aurions pu compter d’avance la hauteur de la broderie et la retrancher de celle de la manche, mais comme la hauteur de cette broderie peut varier suivant les matériaux dont on dispose, nous avons préféré tracer le patron sans en tenir compte.
Nous taillons les manches en mousseline semblables à la coupe n° 4, la partie ombrée étant supprimée, nous ajoutons dans le bas la broderie en la faisant plutôt soutenir que tendre, et nous faisons la couture de la saignée en réunissant GO et HN; nous terminons le bas de la manche par un faux ourlet de nansouk, haut d’environ 2 cent. 1/2 à 3 centimètres. On le bâtit soigneusement, et 011 exécute, pour le coudre à l’endroit, un point d’épines semblable à ceux qui ornent la robe. A partir de 1 centimètre au plus au-dessous du point d’épines (coupe n° 5 ), on fait un point de côté très fin qui réunit la manche et le faux ourlet encore une fois l’un à l’autre. La partie comprise entre le point d’épines et le point de côté forme une coulisse dans laquelle on passe un cordon, ou, ce qui est préférable* un petit ruban; ce ruban sort par deux œillets ronds ou longs en forme de boutonnières, faits à l'endroit de la manche et juste à l’opposé de la couture; la coupe n° 3 I représente la manche terminée et étendue comme si la couture de TF
la saignée n’était pas faite; mais celle-ci doit toujours se faire après p IG 2 $ Alphabet
qu'on a ajouté la broderie et avant de poser le faux ourlet; on pour linge de^ccui'ps^ . l’execute generalement en couture double, d abord a l’endroit, puis composition de Mme on coupe les bords le plus possible et on le refait à l’envers. Ménard 3 ° prix de
Lorsque les deux manches sont terminées, on les pose dans NOT re ’ concours.
T-y— 1—| —|—|— 1 1 emman - (Sera continué.)
UTTæ chure, de
façon que la couture de la saignée soit un peu au-dessous du point K du patron du devant; on pose à plat toute la partie qui se trouve dessous la manche, et on fronce l’ampleur de celle-ci de manière qu’elle soit répartie de chaque côté de la couture d’épaule; on peut poser la manche à l’envers et surfiler très soigneusement les bords de la couture, ou recouvrir ceux-ci d’un petit biais de mousseline ou de nansouk, ou bien la coudre d’abord à l’endroit et ensuite à l'envers, en faisant une double couture.
Si nos lectrices préféraient la manche à poignet, il n’y aurait qu'à enlever 3 ou 4 centimètres de longueur au patron de manche, soit en le traçant, soit après l’avoir tracé. 11 y a deux façons de faire le poignet; il se compose quelquefois d'une simple bande ayant 4 centimètres de hauteur, fermée par une couture qui se trouve dans le prolongement de la couture de la saignée. Dans ce cas, il est tracé comme dans la coupe n° 6.
Le rectangle ABCD a 4 centimètres de hauteur; il est assez large pour que l’enfant puisse passer librement la main; on peut lui donner pour cela une dimension de 14 a 16 centimètres tout terminé ; la ligne EF partage le poignet en deux parties égales; à 1 centimètre de C nous plaçons G, et à 1 centimètre de D nous plaçons H. Nous réunissons A et G et B et H par des lignes qui nous indiquent la poignet, qu’on peut e à l’essayage si et arrondir légèrement dans le haut. Le poignet de ce modèle peut êt~e orné au milieu de deux rangées de points d’épines .formant un losange, au milieu duquel on exécute un jour, comme nous l’avons fait pour l’empiècement.
e De chaque côté de ce point d’épines nous exécuterons de
Jaune d’or.
'Uô
Fig. 26. — Chemise de jour en datiste garnie de Valenciennes, d’engrêlures et d'entre-deux, RUBAN DE SATIN ROSE. (Modèle de Mlles Sicard et Bernard, 17, rue Malebranche.)
petits plis diriges vers le bas du poignet, c'est-à-dire vers la main. Si l’on n’est pas sûr de faire le point d’épincs rigoureusement droit, il vaut beaucoup mieux commencer par les plis: nous taillerons la bande du poignet sur 12 centimètres; nous en marquerons le milieu par un fil de bâti rs (coupe n° 7); nous calculerons sur l’empiècement l'espace occupé par un point d'épines en losange et nous reporterons la moitié de cette mesure de chaque côté de la ligne rs,
nous marquerons 01/, et ie ; nous calculerons la dimension
Fig.
exacte des plis de l’empiècement, qui auront probablement de 3 à 4 millimètres tout terminés; suivant la dimension choisie, nous multiplierons ces 3 ou 4 millimètres par 3 et nous obtiendrons ainsi 1 centimètre ou
1 cent. 1/2, distance que nous reporterons au-dessus de la ligne 01/, pour tirer le premier fil; ce ni est indiqué dans la coupe n° 7 par la ligne 1-2 ; nous exécuterons tout de suite ce pli en ayant bien soin de lui donner la môme largeur que ceux de l’empiècement. Lorsqu’il sera terminé, nous examinerons à quelle distance il arrive de la ligne ou marquant le bord du point d’épines : ce sera sans doute 1 ou
2 millimètres; nous répartirons cette petite distance au-dessous de la ligne ie, et nous tirerons le fil du premier pli suivant cette indication, il sera par conséquent tout près de la ligne ie et nous l’indiquons par les chiffres 3-4.
Il ne reste plus qu’à tirer les autres fils îvi centimètre ou 1 cent.
1/4 les uns des autres suivant la dimension adoptée ; on exécute ensuite les plis et on s’arrête lorsque le poignet a 4 centimètres de hauteur; il est inutile de continuer les plis de façon à obtenir une plus grande hauteur. On termine le point d’épines ; on pose le patron sur la bande, et on taille en laissant 1 centimètre en dehors de tous les contours; on fait la couture, et on pose la manche au poignet, à plat
3 centimètres environ de chaque côté de la couture de la saignée, puis en répartissant également l’ampleur, on peut terminer le poignet par un ourlet dont les points se dissimulent sous un des plis ; il ne reste plus qu’à poser la broderie ou la dentelle en la fronçant légèrement.
On fait aussi quelquefois le poi gnet d’une autre manière: le patron est absolument le môme que dans le cas précédent, seulement la ligne EF, au lieu d’être du côté du coude, est exactement sur le prolongement de la couture de la saignée de la manche, et les lignes biaisées BH et AG du côté du coude; on ne les coud pas
ensemble, le poignet restant ouvert, on le borde sur tout son contour d’un biais de nansouk auquel on donne comme largeur trois quarts de centimètre sur son contour inférieur HG, et sur celui du dessus du poignet ligne BH (côté de l’ouverture) celui du dessous, ligne AG, a un biais un peu plus large à cause de la croisure. La manche se pose, dans ce cas, à plat 3 cent. 1/2 de chaque côté de la couture de la saignée, qui se place sur la lettre E; le milieu de l’ampleur qui reste se fixe sur l’endroit, où on réunit les deux bords du poignet; on les laisse ensuite séparés sur toute la hauteur des lignes AG et BH ; l'un des bords est muni de brides et l’autre de boutons.
L’ampleur de la manche se répartit également. On termine le poignet en posant une dentelle ou une broderie, d’abord tout le long du bord du poignet qui supporte les brides, celles-ci étant, bien entendu, dissimulées en dessous de la dentelle ou de la broderie, qui se continue sur le bord inférieur du poignet, mais sans remonter du côté des boutons.
La coupe n° 8, qui représente la manche et le poignet rend l’explication plus claire.
L'encolure de la petite robe se termine par un biais de nansouk et par la broderie froncée, comme le représente le dessin.
Une Maman.
7. — Tabouret sculpté recouvert de tapisserie (Voir cette tapisserie fig. 23 et la description p. 255, col. 2.)
Fig. 28. — Rond en frivolité pour fond d’assiette a bonbons et a gateaux secs.
(Voir la description p. 255. col. 2.)
Explication des Ouvrages
p OUVERTURE de livre en étoffe ancienne (fig. 20). — Cette couverte: ^ est en étoile ancienne, brochée de grandes fleurs; on pourra la o
Fig. 29. — Paon pour écran
pier en soie, de teinte plutôt foncée, pour qu’elle ne se défraîchisse pÊ trop vite. Elle est bordée, tout autour, d’un galon d'or ancien posé à plu- L’intérieur est en satin et les bords intérieurs sont munis de pochette dans lesquelles on introduira la couverture du livre.
On fixera dans le haut de la couverture, entre l’étoffe et la doublure
Olevue* dô
Fig. oo. Pantalon en batiste garni d’un il a i s plissé et d'un volant brodé; engrêlures ET NŒUD DE RUBAN ROSE. (Modèle de Mlles Sicard et Bernard, 17, rue Malebranche.)
ONAIS. (Voir la description p. 256, col. I.)
On trace d’abord, à l'aide de points devant, les contours du dessin, puis on remplit l’espace entre deux tracés, par des points devant, en allant et en revenant aussi souvent qu’il est nécessaire, pour que la broderie exécutée ensuite soit bien ronde et bien en relief; on exécute alors le point de feston ou le plumetis.
D O ND en frivolité pour fond d’assiette à bonbons et gâteaux secs (fig. 28). — Un rond central fait de 3 tours à 2 fils avec 1 jour à l’aiguille au milieu (ce rond peut être remplacé par l’une des roues à 1 fil données précédemment).
Un i cr entre-deux de 3 tours à 1 fil.
Des roues de 2 tours séparées d’un côté par des ronds isolés, de l’autre par des trèfles, le tout à 1 fil. Un 2 0 entre-deux semblable au i cr .
Rond central, i cv tour à 2 fils. — 4 doubles nœuds, 1 picot, etc.; après le 16 e picot fermer en nouant ensemble les bouts des fils et les couper.
Deuxième tour à 2 fils. —
Un feston composé de 1 double nœud, 3 picots séparés l’un de l’autre par 1 double nœud,
1 double nœud, rattacher
dans l’intervalle d’un fes ton au festo n sui vant,après l’un des picots du tour précédent, en ayant soin que tous les picots des différents tours du rond central se trouvent tournés vers l'extérieur du rond ; après le 16 e feston joindre les deux bouts du tour en nouant les fils, et les couper.
Trois iè m c tour à 2 fils. —
2 doubles nœuds,
5 picots séparés l’un de l’autre par 1 double nœud, 2 doubles nœuds, rattacher dans rintervallc d’un feston à l’autre après le picot de tête (2 e picot) d’un feston du tour précédent, terminer ce 3 e tour comme les deux autres.
Premier entre-deux à 1 fil. — Commencer par l’entre-deux de petits ronds qui est au milieu ; alternativement 1 petit rond à droite et 1 petit rond à gauche : 3 doubles nœuds,
1 picot très long, 3 doubles nœuds, fermer le rond. Après l’entre-deux de petits ronds faire le i cr tour de l’entre-deux; ce tour est exclusivement composé de ronds à picots qui ne sont pas rattachés entre eux ;
2 doubles nœuds, 8 picots séparés l’un de l’autre par un double nœud, 2 doubles nœuds, rattacher avec 1 picot de tête d’un des petits ronds de l’entredeux du milieu, fermer le rond ; rattacher dans l’intervalle d’un rond à l’autre avec le picot de tête du petit rond suivant de l’entrc-deux du milieu; après avoir rattaché ainsi sépa¬
Fig. 3i. — Cache-corset en nansouk avec guimpe
DE BATISTE BORDÉE DE DENTELLE GUIPURE; RUBAN DE SATIN ROSE N° 3 , PASSÉ DANS UNE ENGRÊLURE ET NOUÉ SUR L’ÉPAULE. (Modèle de Mlles Sicard et Bernard, 17, rue Malebranche.)
rément 3 petits ronds du milieu alternativement aux fils d'intervalle des ronds du i er tour et à ces mêmes ronds, on en rattache 2 à la fois, puis 3 séparément, 2 à la fois, etc., c’est par ce moyen qu'on fait tourner l’cntrc-dcux. Le 3 e tour de l’entre-deux se fait de même, mais il est rattaché régulièrement à chaque petit rond de l’entre-deux du milieu, tantôt par le fil d’intervalle des ronds, tantôt par les ronds euxmêmes.
Roues à j fil. — Elles sont composées de 4 grands ronds et 4 petits ronds à picots, alternés :
Premier grand rond. — 5 doubles nœuds, 12 picots, 5 doubles nœuds, fermer le rond.
Petit rond. — 4 doubles nœuds, rattacher au dernier picot du grand rond précédent, 5 picots, 4 doubles nœuds, fermer le rond; rattacher le 2 e grand rond à la hauteur du i cr picot avec le dernier picot du petit • précédent; après avoir rattaché le dernier petit rond à la hauteur du i cr picot, avec le dernier picot du'grand rond précédent, faire 4 picots et à la hauteur du 5 e picot rattacher au I er picot du i cr grand rond, fermer la roue en nouant ensemble les deux bouts du fil et les couper. Pour le milieu on exé cutc un rond : 1 double nœud, 8 picots séparés l'un de l’autre par 1 double nœud, terminer par 1 double nœud, fer mer le rond, nouer et couper les fils; on place ce rond au milieu de la roue, bâtie (l’envers en dessus) sur plusieurs doubles de papier, on joint à l’aiguille , au moyen de barrettes en fil tourné, les picots du rond et les fils d’intervalles des ronds du
Fig. 3 a. — Broderie du coin de mouchoir au point de feston fig. 22.
(Voir la description p. 255, col. 1. — Modèle de la maison Sajou, 74, boulevard Sébastopol.)
u n signet t ait d un étroit ruban de moire ou d’une ganse de soie terminée par un gland.
( ' ' m otichoir au point de feston fig. 22 et 32 ). — Cette broderie
u s exécute au point de feston et au plumetis.
'TABOURET sculpté recouvert de tapisserie
(fig. 23 et 27). — Ce tabouret en bois sculpté est recouvert d’une tapisserie faite au point de croix avec les .nuances de soie ou de laine indiquées dans la légende.
On peut exécuter ce bouquet entièrementsur canevas ou sur une étoffe quelconque recouverte d’une étamine servant de tissu auxiliaire, et dont on tirera les fils une fois la broderie terminée.
da diode dm tique
Recettes de Cuisine
Fig. 33.
roue centrale, on procède comme pour les roues du tour, c’est-à-dire qu’après avoir bâti la roue à l’envers sur du papier, on exécute à l’aiguille les barrettes représentées par le dessin.
nAON brodé pour écran japonais (fig. 29). — Cet écran sera * en soie brochée claire à fond rose ou or pâle. On brodera le paon au passé, avec de la soie bleu paon pour la tète, le cou et la poitrine; vert doré pour le dos, brune de deux tons pour les ailes. La queue sera de trois tons de vert et les yeux des plumes d’un beau vert émeraude avec le milieu bleu-turquoise ; l'arbre en soie brune de trois nuances ainsi que les branches, et les feuilles vert tendre et vert-réséda
PREMIÈRE LEÇON DE DENTELLE AUX FUSEAUX (Fin)
Fond de Valenciennes (fig. 33 ). (Voir le patron sur la planche de patrons tracés du numéro 22). — Planter 4 épingles dans les trous du haut du patron, suspendre 2 paires de fuseaux à la i ro et à la dernière et 4 paires aux 2 autres épingles; passer les paires les unes’ dans les autres afin qu’elles ne se séparent pas quand les épingles seront ôtées. Avec les deux i rcs paires de fuseaux, une natte formée de 4 demi-passées (les nattes de la Valenciennes peuvent être de 4, 6 ou 8 demi-passces); avec la 3 e et la 4 0 paire de fuseaux, une natte semblable; avec la paire de fuseaux sortant à droite de la i™ natte et la paire sortant à gauche de la 2 e natte, une double passée au point <2, croiser les fuseaux de la paire de gauche de la i ro natte, croiser de môme ceux de la paire de droite de la 2 e natte; avec la paire sortant à gauche de la double passée et la paire de gauche de la ire natte, une natte de 4 demi-passées, planter une épingle au point b entre les 2 deux fuseaux de la paire de gauche sortant de la natte, continuer la natte vers la droite (4 demipassées); avec la paire sortant à droite de la 2 e natte et la paire sortant à droite de la double passée <2, une natte de 4 demi-passées; avec la 5 ° et la 6 e paire de fuseaux, une natte de 4 demi-passées, môme natte avec la 7 0 et la 8° paire ; la 9 0 et la io° paire; la 11° et la 12 0 paire, le point C comme <2, continuer la natte vers la droite avec la dernière paire et la paire sortant à droite de C.
Planter une épingle entre les fuseaux de la paire de droite de celte dernière natte au point G, continuer la natte vers la gauche (4 demi-passées) exécuter le point d comme à, les points ef et g, comme a. Les nattes de valenciennes sont souvent employées pour le bord des dentelles torchon.
Entre-deux ou fond de mariage, ou point de rose (fig. 35 ). (Voir le patron sur la planche de patrons tracés du numéro 22). — Planter une épingle dans le i cr point de gauche du patron, y suspendre deux paires de fuseaux, tordre une fois chaque paire, mettre une paire de fuseaux à cheval sur le fuseau de droite de la 2 e paire et piquer une épingle au 2 e point, entre les 2 fuseaux de la 2® et les 2 fuseaux de la 3 e paire, tordre la 3 ° paire, en ajouter une 4 0 paire au 3 ° point comme on a ajouté la 3 ° paire au 2 e point; ajouter de môme une paire à chacune des épingles suivantes en descendant vers la droite, ce qui fait en tout 10 paires de fuseaux.
tour delà roue; on débâtit la roue quand elle est ainsi terminée.
On joint les roues les unes après les autres par les picots de tôte des grands ronds de droite et de gauche, on les réunit par les picots de tôte des grands ronds du haut et du bas, après les picots de tôte du i or et du 2 0 entredeux.
Les petits ronds placés entre les roues dans le haut et rattachés avec les petits ronds des roues et les picots de tôte des ronds du i cr entre-deux, sont faits sur le môme modèle que les ronds du centre des roues. Des trèfles sont rattachés à la fois aux picots de côté des grands ronds des roues, aux petits ronds des roues et aux ronds du 2 e entredeux; ils se composent de 3 ronds (non rattachés ensemble) ainsi faits : 4 doubles nœuds, 5 picots, 4 doubles nœuds, fermer le rond, on rapproche les 3 ronds, aussi près l’un de l’autre que cela est possible, on réunit les bouts du fil par un nœud serré, on coupe les fils.
Pour le jour en fil tourné, qui garnit le milieu de la
Tordre une fois la 2® paire de fuseaux à la sortie de la 2° épingle et la 3 e paire à la sortie de la 3 e épingle, avec ces 2 paires une demi-passée, tordre une fois les 2 fuseaux qui se trouvent à droite de la demi-passée et une fois les 2 fuseaux qui se trouvent à gauche, planter une épingle au point <2, une demi-passée, tordre une fois les fuseaux de droite, une fois les fuseaux de gauche; faire les points bc et d comme <2; avec la paire sortant à gauche du point <2, et la i re paire, une demi-passée, planter une épingle e, passer le fuseau de droite de la paire sortant à gauche du point <2, par-dessus le fuseau de droite de la i r « paire de fuseaux, ramener le fuseau de gauche de la paire sortant du point a sous l’épingle e en le faisant passer 502/5 le fuseau de gauche de la i ro paire et sur le fuseau de droite de la paire sortant à gauche de a , tordre une fois les 2 fuseaux de droite sortant de e et les 2 fuseaux sortant à gauche du môme point; avec la paire de fuseaux sortant à droite du point a et la paire sortant à droite de e, faire/ comme a ; tordre chaque paire avec la paire sortant à gauche de b, et la paire sortant à droite de /, faire g comme <2, continuer de môme les points hijkl, exécuter le point m comme e, etc.
Dans le fond de rose les paires de fuseaux se disjoignent au commencement et se rejoignent à la fin de chaque point.
Mme Amélie Ollivier.
Si le four est bien chaud , on laisse une demi-heure ou 1 heure s'il n'est pas très chaud.
Vrai raisiné de Bourgogne. — Prenez i 5 livres de raisin de vigne que vous égrenez dans une bassine, laisse^ faire 2 ou 3 bouillons sur le feu , puis passer le jus à travers un linge , ou faites égoutter sur un tamis. Jeiez dans le jus 2 ou 3 charbons ardents , laisse { reposer jusqu'au lendemain.
Versez doucement alors le moût dans une bassine , pour laisser au fond la partie trouble que Von jette.
Fig. 36 . — Figures explicatives de l’article « nos bébés. »
Robe de nansouk ou de mousseline (fig. 39 du n° 26). — Coupes n°» 1 et 2 : devant et dos indiquant l'emmanchure ; coupe n“ 3 : construction de la manche'; çoupe n° 4 : manche avec hauteur de broderie indiquée ; coupe n° 5 : manche terminée et étendue ; coupe n° 6 : poignet ; coupe n® 7 ; poignet avec bâti des points d’épines ; coupe n° 8 : manche et poignet.
Tarte aux raisins meringuée (recette allemande). — Prendre un peu moins d’une demi-livre de farine , 2 poignées de sucre en poudre et un peu de sel; ajoutez un œuf entier , 2 autres jaunes d'œuf et un demi-quart de beurre coupé en morceaux ; bien mêler avec les mains pendant 6 ou 7 minutes , pas plus, sans cela la pâte durcirait, puis étendre au rouleau et garnir le rond à tarte; la pâte doit être large et le bord se forme en rentrant dans les échancrures du tuyautage qui garnit le moule.
Ranger les raisins et les saupoudrer de sucre. • Battre en neige épaisse 3 blancs d'œuf; ajouter à la neige, toujours en battant , 1 jaune d'œuf, puis une poignée de sucre en poudre, puis 2 ou 3 pincées de farine, qu'il faut bien éparpiller pendant qu’on bat , pour quelle ne forme pas de grumeaux.
Fig. 34. — Autre aspect des toilettes.
Figure 8. Figure i. Figure 16.
Cela forme une bouillie épaisse que Von verse à la surface du gâteau, qui doit être mis ensuite vivement au four.
Fig. 35 .
Ajoutez alors des poires (peu importe la qualité , mais à cause de la saison, la poire de messire-Jean est généralement choisie), prenez aussi du melon (partie entre le jauneet l’écorce), une betterave, coupée en tranches minces, des ' prunes noires si on veut, le tout en suffisante quantité pour que cela baigne un peu dans le jus; mettes un peu decannelle attachée dans un linge pour la retirer et pouvoir l’enlever, et faites cuire 10 heures à petit feu en ajoutant peu de sucre, 1/4 environ par livre ou moins si le l'aisin est doux.
Pumpkin pie (tarte au potiron) ( recette anglaise). — Prenez une livre de potiron bien frais et bien jaune, cou pe^-le en petits morceaux, faites-le cuire avec un peu d’eau jusqu’à ce qu'il devienne tout à fait tendre et qu'il soit réduit à un demi-litre environ de volume ; écrasez-le alors en le passant dans une passoire.
Pendant qu’il est encore chaud, mêlef-y 1I4 de livre de beurre, laissez refroidir.
Quand la mixture est tout à fait froide, introduisez-y 6 œufs bien battus, 2 grandes cuillerées de cognac, une cuiller à dessert de cannelle en poudre (ou un peu moins pour notre goût français), une pointe de noix muscade et une tasse à thé de crème douce ou de bon lait.
Garnissez votre moule à tarte d’une pâte légère dont la recette suit, c’est la même pâte que pour la tarte au raisin r versez votre purée de potiron sur la pâte, et faites cuire à four modéré.
Saupoudrez de sucre avant de servir.