CHAPEAUX DE PLAGE
ien que la saison soit maintenant très avancée, nous avons tenu à reproduire les trois modèles récompensés afin de répondre aux désirs des personnes qui s’intéressent à nos
sur le devant. Le bord de la dentelle devra aussi dépasser un peu le volant de satin.
On posera ensuite la torsade de ruban que l’on terminera par deux petits choux plats (voir fig. 21). Puis on s’occupera du grand nœud.
Celui de notre modèle se composait, d’abord de deux grandes coques longues chacune de 20 centimètres, s’étendant à droite et à gauche sur le double volant formant passe, puis de trois autres coques } longues chacune de 1 5 centimètres, et enfin de
concours.
Nous en g a geons d’ailleurs vivement toutes nos lec trices à retenir, pour l’année proc h a i n e, l’idée de garniture des i cr et 3 ® prix
(fig. 17, 1 S, 21 et 24); la première est jolie et seyante au possible, la seconde très ingénieuse et très pratique.
Aucune des deux ne « date »; il n’y aura donc qu’à modifier la forme du nœud (fig. 17) et celle des choux (fig. 24) suivant les nouvelles tendances de la mode.
Quant au second prix (fig. 20 et 26), il peut être entrepris tout de suite comme chapeau de demi-saison, ou comme chapeau d’hiver pour la rentrée en ville.
Fig. 24. — Autre aspect du chapeau fig. 18 de ce NUMÉRO. (Voir la description p. 286, col. 2.)
r. — Autre aspect du chapeau fig. 17 de ce numéro (Voir la description p. 285, col. 1.)
quatre pans cou pés en « queue d’h iro n delle », longs chacun de 12 à i 5 centimètres.
On a ug mentera ou on diminuera la longueur de ces coques suivant son goût personnel, et surtout suivant le genre de physionomie de la personne qui portera le chapeau.
Certains visages demanderont un nœud moins enlevé et plus plat.
Le nœud préparé, on l’épinglera sur le chapeau, on essaiera celui-ci,on rectifiera s’il y a lieu, et l’on fixera définitivement le nœud. On posera la coiffe en dernier.
Fig. 26. — Autre aspect du chapeau fig. 20 de ce numéro. (Voir la description p. 285, col. 2.)
Le second prix (fig. 20 et 26) sera d’une exécution facile. Il se composait aussi d’une calotte en paille, échancrée en rond derrière, et bordée en avant d’une sorte de petite passe composée de deux rangs de paille. Cette petite passe formait un godet de chaque côté, puis venait rejoindre la calotte.
De ce point de jonction partait un unique rang de paille qui descendait pour former une petite patte dite « oreillette » (voir fig. 26), contournait le derrière de la calotte, et rejoignait l’autre côté de la petite passe, après avoir, naturellement, formé une seconde cc oreillette ».
La vraie passe du chapeau était très ingénieusement composée avec un large ruban de moire blanche à rayures noires, formant, de place en place, les plis creux doubles si fort à la mode en cc moment. Une aigrette colonel s’échappant d’un nœud de velours complétait la garniture.
Ce modèle fera, nous l’avons déjà dit, un ravissant chapeau de demi-saison, et pourra môme se porter tout l’hiver si on prend une calotte en feutre.
Si l’on veut un chapeau de demi-saison, nous conseillons de prendre une calotte en paille unie, noire, mordorée, bleu-marine, etc. Le nœud de velours sera de môme nuance que la calotte.
Le ruban formant la passe sera assorti aussi, mais avec rayures de nuance différente ; un ruban uni serait d’un moins joli effet.
Si l’on veut un chapeau d'hiver, on pourra, à la rigueur, préparer soi-môme'la calotte en drapant un « plateau » de feutre sur une forme en toile gommée. Le ruban de la passe sera pris soit en moire soit en satin avec rayures de velours.
Il faudra pour exécuter le chapeau :
i° Une calotte dans le genre de celle du modèle ;
2° Trois mètres de ruban large de 11 centimètres, de belle qualité afin d’avoir la fermeté nécessaire ;
Vf
Fig. 27. — Alphabet
POUR LINGE DF. CORPS, COMPOSITION DE Mme
Ménard, 3 ® prix de
NOTRE CONCOURS. (Sera continué.)
Fig. 25 . — Broderie du voile de FAUTEUIL FIG. 3 I . (Voir l'explication p. 286, col. 3. — Modèle de la maison Sajou, 74, boulevard Sébastopol.)
3 ° Un mètre de ruban de velours large de 9 centimètres;
4° Une aigrette colonel de môme nuance que le ruban ci-dessus ;
5° 5o centimètres de florence pour la coiffe.
On prendra d’abord les 3 mètres de ruban, on les pliera et on les coupera en deux; on aura ainsi deux fois 1 m. 5 o de ruban.
On appliquera ces deux longueurs de ruban envers contre envers , on marquera le milieu de la longueur, et on commencera par former, avec ce milieu, un pli creux large de cinq grands centimètres; on doublera ce pli de chaque côté afin d’obtenir l’effet montré par la figure 20. Ce premier pli fait, on formera un second pli semblable à droite, puis un troisième à gauche. Les quatrième et cinquième plis creux — ceux des côtés — seront un peu moins larges, et auront seulement quatre grands centimètres de largeur pour le dessus.
Les cinq plis creux une fois bien formés, on les disposera autour de la calotte en les épinglant seulement; il restera certainement quelques centimètres de ruban de chaque côté; on formera avec ces quelques centimètres les deux plis couchés que l’on voit sur la figure 26; ces plis couchés devront
Fig. 28. — Alphabet pour
LINGE DE CORPS, COMPOSI¬ TION de Mme Ménard, 3 ®