LES CHAMPIGNONS DE COUCHE
(Fin)
Le fumier. — Le meilleur fumier est celui des chevaux copieusement nourris, riche en crottin, fortement imprégné d'urine ; avant son emploi, il est mis en tas : on le laisse fermenter une quinzaine de jours pendant lesquels le tas est démoli au moins deux fois, mélangé, puis rétabli. On obtient ainsi un fumier de couleur brune, de consistance onctueuse dont toutes les parties également décomposées constituent un tout bien homogène.
Montage des meules ou couches. — Réduit à point par cette fermentation initiale, le fumier, transporté dans le local choisi, est dressé en meule adossée ou libre. Les meules adossées aux murailles ont la forme d’un quart de cylindre. Les meules isolées représentent un demi-cylindre ou un dos d’âne de 60 centimètres de large à la base sur autant de hauteur; elles sont préférables en ce sens qu’à cube égal de fumier, elles offrent, par rapport aux autres, une surface plus grande de culture. A mesure qu’on le place, le fumier est appuyé vigoureusement, de manière à former un tout compact.
Plantation du blanc, placage de la terre. — Au bout de quelques jours, si la meule accuse une température au-dessous de 25 ° centigrades on peut larder : c’est planter de place en place, dans la meule, de petits morceaux de blanc de champignon taillés en forme de lardons de 5 centimètres de large et 10 centimètres de long. Cette plantation s'effectue à 3 o ou 35 centimètres en tous sens. Au bout de deux ou trois semaines, si le blanc est bon, il s’en est échappé des filaments nouveaux qui ont pénétré plus ou moins la masse du fumier.
C’est le moment de plaquer sur toute la surface de la mneulc une couche de 2 centimètres de terre fraîche, légère, sableuse.
Les maraîchers appellent cela gopter.
Cueillette. — Au bout de trois à cinq semaines, quelques champignons sont déjà apparents. Pour cueillir, on 21’attcnd pas que le voile placé au revers du chapeau se soit •déchiré ; les champignons qui n’ont plus ce voile sont déjà trop avancés; et, sans être précisément toxiques, ils peuvent causer de légères indispositions.
Quand vous cueillez un champignon, imprimez-lui un ■mouvement comme pour le faire pivoter sur lui-méme, il viendra seul; si vous l’arrachez en tirant simplement à vous, vous entraînerez avec lui et perdrez tout un agrégat •de petits champignons à peine formés.
On récolte tous les deux ou trois jours. La production est soutenue pendant trois mois; après ce temps, on a vu des meules cesser de produire pendant deux mois, puis recommencer.
La végétation est entretenue par de légers bassinages •donnés une fois ou deux par quinzaine, à moins que l'humidité du local dispense de cette précaution.
Fig. t Qi
DOBE de bengalinc dmànde, fond de jupe et corsage de bengaline assortie rayée de noir; tour de cou en mous seline de soie noire avec pans bordés de dentelle blanche , choux de tulle blancs sur les côtés. Chapeau paillasson noir.
Au lieu de se servir pour les cultures subséquentes du blanc arraché aux meules épuisées par la production, il est préférable de larder, en juillet, une couche souterraine, cest* à-dire établie au fond d’une tranchée et couverte ensuite d’une épaisseur de terre de 3o centimètres qui empêchera la formation des champignons à la surface. 11 se forme dans cette couche .ce qu'011 appelle du blanc vierge, ainsi nommé parce qu'il n’a pas fructifié. Doué d’un pouvoir producteur plus puissant que l’autre, le blanc vierge, après avoir été extrait et taillé en galettes, est conservé dans un grenier; il vit de 3 à 5 ans.
Georges Bellaïr.
(A suivre.)
que bordent les bretelles de satin et un volant de guipure de 10 centimètres de haut, posé à plat sous ces bretelles. La ceinture est faite d’un ruban de satin n° 12, enroulé deux fois autour de la taille et noué du côté gauche.
Matériaux : 6 mètres de lainage en 1 m. 20, r m. 25 de guipure en 10 centimètres, 6 mètres de guipure en 20 centimètres, 10 mètres de ruban de satin n° 12, 60 centimètres de crêpe de Chine en 60 centimètres, 12 mètres de polonaise pour la doublure.
Figure 13. — La forme de notre modèle était en spartcric, recouverte de tulle grec disposé en torsade tout autour du chapeau et drapé sur le fond. Trois ailes noires piquées dans la torsade, l’une au milieu, les deux autres de chaque côté, formaient toute la garniture de cette capote très simple et facile à cxécutei soi-même soit en tulle grec, comme le modèle, soit en crêpe anglais.
Les brides, encadrant l’écliancrure du chapeau derrière, étaient croisées sous le menton et attachées par de petites épingles à tête de jais mat.
Matériaux : une forme semblable au modèle, trois ailes, 50 centimètres de tulle grec noir, 1 m. 50 de ruban de satin n° 9 pour les brides.
Figure 14. — Cette boucle de ceinture en métal oxydé gris foncé avec motif fleur de lis coûte 6 fr. 50.
Figure 16. — La jupe taillée à petits lés est monté; en plis creux dans le dos et garnie de 3 rangs d’entre-deux pailletés de 10 centimètres de large environ, bordés d’un étroit dépassant de velours.
Le corsage cuirasse, plat devant et dans le dos, est serré à la taille par une ceinture en ruban de velours n° 9 attachée devant par une boucle. Il est orné d’un empiècement pailleté et d’une petite basque ondulée montée sur la ceinture.
Il sera plus seyant pour certaines personnes de froncer le corsage autour de l’empiècement, depuis la couture d’épaule, et de draper en gerbe l’ampleur à la taille.
On simplifiera cette robe en supprimant un ou deux entre-deux à la jupe, ainsi que les cordons de paillettes du corsage.
Matériaux : 14 mètres de soie côtelée, 12 mètres de faille pour la doublure, 80 centimètres de ruban n° 9 pour la ceinture, 10 mètres d’entre-deux pour la jupe.
12 mètres de cordons de paillettes pour le corsage.
Le fumier. — Montage des meules ou couches. — Plantation du blanc, placage de la terre. — Cueillette. — Culture à l’air libre. — Production, conservation du blanc reproducteur.
Les procèdes culturaux ne diffèrent point de ceux que noirs avons décrits, sauf que chaque meule est recouverte d’un lit de paille dit chemise; cette chemise abrite les champignons du soleil et de la sécheresse, néanmoins les bassinages sont indispensables, on les règle, d'ailleurs, selon l'état pluviométrique de la saison.
D’autre part, il suffit de a larder » de blanc toute couche servant aux melons, aux salades, aux ananas, etc., pour en obtenir des champignons.
Production et conservation du blanc reproducteur —
Culture à l’air libre. — Dehors, on peut entreprendre, 'la culture du champignon, mais seulement de mai en octobre.
SUPPLEMENT DU NUMÉRO DU i 5 SEPTEMBRE 1894
Notre Concours spécial
CAPOTES GREERA WA Y
L f. modèle fleures ± et o du numéro, qui a obtenu le premier prix de notre concours, était en mousseline de soie blanche püsséc accordéon, recouverte de tulle brode; une guipure écrue dentelée des nœuds et des torsades de ruban de satin complétaient la garniture. Si l'on fait ce chapeau pour l'hiver, on prendra au lieu de mousseline de soie, du surah crème rose ou bleu pâle, également plisse accordéon.
Les matériaux nécessaires pour l’exécution du modèle que nous reproduisons, sont les suivants : ...
3 m. 5o de plissé de mousseline de soie, haut de io a 12 centimètres; on achètera ce plissé tout fait;
2 m. 5 o de tulle brodé (ou de dentelle mètres ; ...
60 centimètres de guipure à dents (larges chacune de 10 centimètres à leur base, ce qui donnera six dents pour le tout^
D mètres de ruban de satin n° 12 (large de o centimètres);
3o centimètres de gros tulle blanc gommé , large de 80 centimètres;
i mètre de florence blanc, de belle qualité.
On commencera par préparer, avec le tulle gom-
légère) haut de io à iacenti-
Fig. 20. — Robe d'enfant en piqué blanc oarnie