‹ La Mode Pratique 3:(41) 321-328Chapitre 5 sur 5 · JJ 00 T · texte numérisé non relu

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Vieux rouge très foncé. Q Or.

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Mo Sfiode Maiù/ue,

quons

nous con seil - Ions à nos lectrices de marquer ces

diflë rentes lettres et les lignesqui vont suivre au crayon de couleur ou à l’encre, afin de ne pas être exposées à les confondre avec les lignes déjà tracées.

Nous mesurerons la distance qui sépare le point M et le point t et nous compterons 5 centimètres à partir de t sur une même ligne horizontale. Nous plaçons ainsi n , en ayant soin que cette lettre garde avec le bord inférieur du patron la distance /M ; nous réunissons par une ligne ayant 5 centimètres les- lettres t et h, et nous tirons une ligne droite de V à n. Il ne nous reste plus qu’à épingler de nouveau le devant sur une très grande feuille de papier (coupe n° 3 ); contre la ligne Eur2 du patron ainsi disposé, nous placerons la ligne FtirX du col, et nous l’épinglerons de façon que les patrons soient très plats. Si le col godait, on épinglerait F du devant et F du col, puis 2 du devant et k du col l’un contre l’autre et on laisserait le patron du col se placer à plat; puis on le fixerait . par des épingles; nous relevons tous les contours : la petite ligne FV est souvent la continuation très exacte du pied du col ; dans le cas contraire, on les raccorde, on continue à relever Vn, nt , fX, Xo, oa, aE sans oublier le pied du col, et la ligne Fz/r2 qui est très importante .

Lorsque toutes ces lignes sont relevées à la roulette, nous les repassons au crayon, et nous obtenons un patron qui est exactement semblable à celui que nous avons déjà fait, sauf la bande ourlée représentée dans la coupe n° 4 ; cette bande se trouve en dedans de la blouse lorsque tout est terminé, mais

il faut la tailler du même morceau que lecol. 11 est très important d’indiquer la ligne F urX sur le patron du col, et sur l’étoffe lors-

Fig. 25. — Pantalon en batiste de Cambrai vieux rose GARNI d’entre-deux ET DE DENTELLE CRÈME; NŒUDS DE SATIN VIEUX ROSE. (Voir la chemise assortie fi g. 31.)

col, et c’est cette nouvelle ligne qui nous servira pour tailler le devant; les points de départ F et X sont les mêmes exactement que les points F et 2X du devant, mais il peut arriver que la ligne dévie entre ces deux lettres, et c’est cette déviation qu’il est nécessaire d’indiquer ; nous la marquons au crayon de couleur ou à l’encre, et nous la suivons en la découpant avec des ciseaux, de façon à tailler notre patrbn sur cette ligne même. Nous supprimons ainsi toute la partie ombrée indiquée dans la coupe n° 5 .

Nous avons maintenant tous les paC trons nécessaires pour tailler notre blouse; ils sont au nombre de 4 : i» le dos; 2 0 le devant; 3 ° un patron de col très grand, celui que nous avons relevé en dernier lieu et qui est représenté par la coupe n° 5 ;

4 0 un patron de col plus petit, taillé en premierlieu.Ccs deux patrons de col sont exactement semblables dans le dos, mais le devant est différent; ils ne représentent, bien entendu, que la moitié du col.

Nous les mettons l’un sur l'autre; les lignes hEa , ao, oX doivent être exactement les mêmes ainsi que EF; et 7 iF du pied du col; les lignes Fz/rX doivent être également l'une

mètres, et de pouvoir passer ainsi notre crayon à travers ipapier pour marquer cette ligne. La coupc n° 7 représenta le patron ainsi préparé ; ce procédé est plus exact que i ,

qu onia taillera. Sans ce point de repère qui nous indi quel’endroit précis où il faut placer Fig. - 7 le col sur le bord du devant, il serait impossible de le bien poser.

Lorsque le col ne s’est pas exactement plaqué sur la ligne Fr«2 du patron et qu’on a dû seulement épingler les deux extrémités, on marque au crayon rouge la place exacte occupée sur le patron du devant par le coutour FnrX du

— Corsage en crépon de soie blanc rosé orné d’une veste de crème ; ceinture drapée et double épaulette de crépon.

sur l’autre, mais tandis que le petit col s’arrête sur cette ligne, le grand col continue et dépasse de toute la partie ombrée comprise entre les lignes Fi/rX, Xtu, mN et VF (coupe n° 6).

Ï1 faut mettre ces deux cols l’un sur l’autre comme nous l’expliquons et vérifier soigneusement s’ils sont semblables sur les contours indiqués. Le plus petit est destiné à doubler l’autre, et il est préférable de réparer une erreur sur le patron plutôt que d’être obligé de la faire à l’essayage ou à l’apprêtage.

Lorsque nous avons terminé cette rectification, nous donnons quelques coups de ciseaux sur la ligne F urX du grand col, afin d'y faire des fentes tous les 2 ou 3 centi-

f IG. 26. Coin de taie d’oreiller EN BRODERIE Richelieu. Composition de Mme Delandemare, 3 e prix de notre concours.)

Fig. 28. — Broderie pour devant de classe

roulette qui ne marque pas toujours sur les étoffes employées pour les costumes de petits garçons.

Lorsque nous donnons des explications de coupe, nous avons l’habitude de tracer d’abord tous les patrons et d’expliquer ensuite comment on doit s’en servir; nous ferons une exception à cette règle, en nous occupant tout de suite de la manière de tailler la blouse.

Le dos n’a pas de couture au milieu, il se place la ligne ECL sur le pli de l’étoffe; quand il s’agit de tissus rayés comme les serges de fantaisie ou les coutils, il faut bien veiller que le milieu du dos soit exactement droit fil, et il est préférable de le tailler à plat;on pose le patron sur l’étoffe et on l’épingle en laissant la ligne ECL feoupe n° 8) suivre exactement une des rayures; on trace tous les contours au crayon et on coupe en laissant 1 cent. 1/2 en dehors des coutures; sauf dans le bas où on laisse 2 cent. 1 /2 afin d’avoir l’étoffe nécessaire pour l’ourguipure i et>

Si l’on n’avait pas expérimenté le patron de la blouse, il serait préférable de laisser 3 ou 4 centime très en dehors du contour G DK, afin de pouvoir élargir à l'essayage si c’était nécessaire; cette éventualité ne se présentera pas si les mesures ont été bien prises, et l’explication exactement suivie ; nous taillons ensuite les deux de vants , en mettant la ligne DM droit fil ; ce qui subsiste des lignes du rectan gledoit également se trouver droit fil ; nous mar -

quons tous les contours au crayon; nous faisons des fentes au papier du patron, tout l e long de la ligne Fyw,tous les 2 ou 3 centimètres environ, afin de pouvoir passer un crayon par ces fentes et d'indiquer cette ligne ; tous ces ■différents contours doivent,bien entendu, Att-n. sur Yenvers de lctoffe dans le cas où pn ern 1 arques crayons de couleur ou autres pour les indicé ° 1C t CS Si on les trace à l’aide d’un fil de bâti ^ Uer * , pêche de le faire à l’endroit, mais on est obli^* , n em "

courir à la roulette pour l’indication de !•» iî^ e „ re “

ta ligne F™.

Fig. 29. — Ailes pour chapeau

{Modèk de ta maison Nibart, 19. ruc ^ Choiseut).

En taillant le devant, nous conseillons de laisser i centimètre en dehors du contour d emmanchure, HNP, 2 centimètres à l’épaule et sur le bord Fwr2; ? à 4 centimètres de

!) à M, parce que les bords, de la couture qui assemble les ;eux devants de la blouse ne se coupent pas, et restent oujrts très largement à l'clivers; 2 cent. 1/2 de M à Q pour Y-urlet du bas; et 4 à 5 centimètres de J à Qsur le contour de la couture, afin e pouvoir élargir au besoin à l’essayage, lorsqu’on aura expérimenté le patron, n pourra laisser 1 centimètre seulement de P à Q, s’il n’y a pas besoin 'élargir.

Nous nous occupons ensuite de aller le col et sa doublure, qui doivent tou jours être en môme tissu ; celleci est semblable au plus petit des deux patrons de col que nous avons tracé tout à l'heure; le

grand patron nous donne Yendroit du col; nous commencerons par celui-ci. 11 est inutile de tailler le patron entier du col ; on se sert du demi-patron, tel qu’il est représenté par la coupe n° 7 ; il est d’un seul morceau, la ligne JiEa se plaçant sur le pli de l’étoffe ; mais la moindre déviation du pli ou du patron entraînerait une déformation du col, et nous préférons beaucoup le tailler à plat; le carré ABCD (coupe n° 10) représente l’étoffe; la ligne hEa doit être exactement dans le droit fil ; c’est très facile dans les étoffes rayées, on n’a qu’à la placer au milieu d’une raie-; dans les étoffes unies on peut indiquer le droit fil par un fil de bâti ;

nous insistons beaucoup sur ce point parce que le devant du col se trouve en biais, et qu’il est très important qu’il ait le même biais à droite et à gauche pour bien tomber-, dans les étoffes rayées nous ne conseillons pas de tailler le col dans le travers de l’étoffe; il est plus joli dans le même sens que le dos de la blouse ; ceci n’est pas du tout absolu, puisqu’on recouvre généralement le premier col d’un second col de coutil qui le.cache complètement sorte qu’on ne voit pas le sens des rayures.

Nous supposons donc que la ligne hEa est épinglée droit nous étendons notre patron bien à plat, et nous le mainons par des épingles, nous indiquons tous ses contours, '.e la ligne FnrX au crayon ojj par des fils de bâti, sans biier le milieu hEa qui doit être marqué très exactement;

lorsque la première moitié est tracée, nous enlevons notre patron, nous le retournons et nous l’épinglons de nouveau en observant: 1° que le bord hEa doit être exactement sur

la ligne précédemment tracée; 2 0 que les lignes des contours doivent se raccorder très exactementaux points fi et a.

Lorsque nous avons fini de le tracer, nous le coupons en laissant 1 cent. 1/2 en dehors des contours.

Le col qui forme la doublure sc taille de la même manière que le précédent; nouscommençons par épingler la ligne hEa exactement droit fil (coupe n° 11), c’est le point essentiel; nous marquons tous les contours de la première moitié du col, puis ceux de la seconde et nous taillonsen laissant 1 cent.

1/2 en dehors des contours.

Lorsque nos deux cols sont coupés, nous les bâtissons l’un sur l’autre; le plus sûr est de les maintenir ensemble par des épingles placés sur les contours qui sont les mêmes pour les deux col6, c’est-à-dire d’abord sur la ligne du milieu fi Ea, puis sur leslignesao, oX, F urX; Iecol qui forme la doublure s’arrête sur cette ligne, ou plutôt 1 cent. 1/2 au delà, puisque nous avons laissé Je centimètre 1/2 en dehors

des contours , tandis que l’autre col continue; la figure de Fig. 3 o. — Corsage recouvert de mousse- coupe n° 12 reljne de soie coulissée paille, manches, présentelesdeux col et ceinture-corselet en velours cols bâtis l’un

AUBERGINE. ÉPAULETTES DE DENTELLE SUT l’autre. 11

crème. faut placer les

épingles sur lès

contours, comme nous l’avons dit, mais passer les fils de bâti qui maintiennent les deux cols assez loin de ces contours pour qu’ils ne gênent en rien l’assemblage et la terminaison du col.

Dans la coupe n° 12 un trait double indique l’effet produit par les deux cols superposés; les deux cols sont placés l’un sur l’autre, envers contre envers; quand ils sont maintenus par des fils de bâti, on enlève les épingles.

Nous insistons sur la nécessité de bâtir les lignes hEa des deux cols l’une sur

l’autre, comme nous avons insisté sur

celle de les placer

exacte ment dans le droit fil du

tissu; la

bonne réussite du col dépend surtout

de ces deux points.

Nous bâtissons les cou turcs d’épaule et du dessous de bras de la blouse, et

pou-

l’es-

nous vons

sayer à l’enfant, en la fermant provisoire ment dans le bas de M à t ou un peu audessus de cette der nière lettre; il faut laisser la fente assez grande pour que la blouse entre as sez facilement.

Aussitôt l’es sayage terminé, on débâtit la couture

provisoire M t qui nous gênerait beaucoup dans

l’assemblage du col.

Les cou turcs d’épaules et du dessous de bras étant terminées et repassées, nous nous occupons de coudre le col à la blouse; deux cols sont toujours bâtis l’un à l’autre; nous les plaçons de façon que le point h du col en doublure soit sur le milieu de l’encolure du dos point E de la coupe n° 1 ; c’est encore une chose très importante à observer, car une erreur de 1 demicentimètre fait dévier le col d’une manière sensible ; le mieux serait de ne pas retirer le fil de bâti que nous avons passé en marquant les contours, sur le milieu du dos, ligne ECfi de la coupe n° 1; comme nous avons l’indication très précise du milieu du col, puisque

Fjg, 3i. — Chemisé en* èatIsté de Camijbaî ViëuX rôsë garvïê d’entre-deux et de dentelle crème; Na:uos de satin vieux

ROSE* (Voir le pantalon assorti fig. 25.)

Fig. ?2. — Coin DE taie d’oreiller EN BRODFRIE Richelieu. (Composition de Mlle J. Théron, |« prix de notre concours.)

Jxi Mtode Muliyuô

la ligne hEa de celui-ci a dû être indiquée par un fil de bâti, il n’est pas difficile de bien réussir avec ces deux points de repère.

L’endroit du col formant la doublure doit toucher l’endroit de la blouse, et la couture qui les réunit se fait à l’envers; on la bâtit en plaçant la ligne hFurX du col sur la ligne EFwr2 de la blouse; ces deux lignes ont dû être indiquées d’une manière très précise en taillant l’étoffe. Le point F du col se trouve au niveau de F delà couture d’épaule; lorsqu’on a bâti le col sur le côté droit de la blouse, on le bâtit sur le gauche; il doit se terminer à égale distance du bas M sur les deux côtés de la blouse; s’il y avait la moindre erreur à ce sujet, c’est qu’on n’aurait pas placé le milieu du col sur le milieu du dos, ou bien qu’on aurait fait tendre un côté plus que l’autre; dans les deux cas, il faudrait débâtir et recommencer.

La couture se fait à la machine ; il ne faut pas la recouper sauf dans le bas, près du point O' où le col se termine. On maintient ensuite le grand col sur l’envers de la blouse par un fil de bâti passé au delà du contour Fm?* 2X ou sur ce contour même ; dans ce dernier cas, le fil maintient ensemble la ligne FwrX du grand col et la couture que nous venons de faire.

Lorsque le grand col est bâti bien à plat sur l’envers de la blouse (le côté des boutonnières se trouve à l’envers de la blouse), on le rentre sur son contour Vw, qu’on bâtit sur Je contour Wn de la blouse. Si tous les contours des patrons *ont été bien indiqués, il est impossible de faire d’erreur à ce sujet.

Le fil de bâti qui est passé sur la ligne Yn du grand col, doit être fait à petits points afin de bien maintenir le rentré du col; il doit se voir à l’endroit de la blouse; on fait depuis le point V dé l’épaule une piqûre à la machine, à l'endroit de la blouse en suivant le fil de bâti Vu; cette piqûre coud définitivement le grand col sur la blouse. De h k F sur l’encolure du dos, on le rabat à petits points de côté.

Si la ligne Yn du grand col ne pouvait pas suivre exactement dans le bas la ligne Yn de la blouse, on suivrait une de ces lignes seulement; l’erreur à ce sujet ne peut pas être considérable.

Il nous reste maintenant à fermer le bas de la blouse; nous le bâtissons depuis M, jusqu’à 5 centimètres environ au-dessus de t; on peut ne le bâtir que 3 ou 4 centimètres au-dessus de t si on le désire; cela n’a pas d’importance; cette petite couture se fait à l’envers de la blouse; on l’ouvre au fer et on n’en coupe pas les bords qui ont souvent 3 ou 4 centimètres; il faut faire bien attention de ne pas prendre dans cette couture l’extrémité du grand col; lorsque la couture est ouverte, on rentre celui-ci de n à f,'et on fait une piqûre à Yendroit de la blouse sur cette ligne; le col se rabat à points de côté sur la couture de la blouse dans la petite partie de cette couture se trouvant au-dessus de t\ nous terminons en rentrant la blouse depuis l’endroit où la couture se termine jusqu’au point 2 ; on finit la couture du col formant la doublure; onia replie sur son contour exact; nous replions le col de la même façon, et nous les maintenons ensemble par une piqûre faite à l'endroit de la blouse ; le bord du col ne doit pas dépasser la blouse.

Nous n’avons plus qu’à replier le grand col sur son contour exact de X à 0, de 0 à a; nous replions la doublure de la même façon, en ayant soin de bien former les angles 0, et nous faisons une piqûre à l’endroit du grand col, à 3 millimètres environ du bord.

Les deux cols doivent être bâtis à très petits points pour qu’ils ne se dérangent pas lorsqu’on fait la piqûre à la machine, et le bord du petit col ne doit arriver autant que possible qu’à 1 millimètre du grand col afin qu’on ne l’aperçoive pas.

L’ourlet de la blouse se fait ensuite; puis on passe le caoutchouc; certaines personnes font l’ourlet en maintenant le caoutchouc à l’intérieur parce que ce n’est pas toujours très facile de le passer lorsque l’ourlet est terminé. On peut mettre sur le côté gauche de la blouse une petite poche à la hauteur de la poitrine; cette poche est représentée par la coupe n° 1 3 ; les dimensions varient légèrement suivant l’âge de l’enfant; de trois à six ans, on lui donne 11 centimètres de hauteur et 8 centimètres de largeur toute terminée.

L’ourlet du haut a de 2 à 3 cent. 1/2, de sorte qu’il faut tailler la poche sur 14 à i 5 centimètres de hauteur. Elle se fixe au costume par des piqûres ou des points d’épine suivant ce qu’on emploiera pour maintenir les plis des manches au poignet.

La blouse se ferme par un petit ruban passé dans un œillet fait de chaque côté de la blouse, à Yendroit de celleci, au point ou se termine le col en doublure et à 1 centimètre ou 1 cent. 1/2 du bord. La coupe n° 14 représente la blouse toute terminée avec l’indication des œillets. Le ruban n’est pas fixé et se place à volonté ; la blouse avec le foulard plié est indiquée par la coupe n° 14.

Nous verrons dans le prochain numéro comment on taille la manche, et on plie le foulard qui passe sous le col lorsqu’on désire en mettre un.

Avant de terminer cette explication, nous insistons encore sur la nécessité de ne pas couper la couture qui réunit la blouse et le petit col; il faut lui laisser au moins 1 cent. 1/2; cette étoffe laissée au delà de la couture empêche le costume de trop s’ouvrir sur le plastron; c’est une des conditions de parfaite réussite; oh est obligé de la couper près du point X pour terminer facilement.

(A suivre.)

Mme d’O.

Explication des Ouvrages

r>OL(.ET en moire mouillée (fig. 21). — Ce collet coupé en ^ rond est très ondulé dans le bas. 11 est en moire mouillée aubergine, doublé de zénana mauve et garni d’un coi de

guipure noire dont les pointes sont fixées au vêtement par quelques points de « modes ».

On pourra copier ce collet en drap de toute teinte et le doubler de ouatine et de faille ou de similie-soie, ce qui sera aussi chaud et moins cher que le zénana.

On garnira l’encolure de plumes d’autruche, comme notre modèle, ou de fourrure : skungs, labrador* chèvre de Mongolie, renard, etc., à moins qu’on ne préfère un simple col officier, recouvert de guipure assortie aux pointes.

p>ANDE de tapisserie pour grand classeur (fig. 23 ). — Cette U bande est destinée à la planchette de devant d’un classeur de très grande taille.

Toutes les planchettes seront recouvertes d’une étoffe de soie de couleur claire en harmonie avec les tons employés dans la tapisserie. Celle-ci sera exécutée en soie d’Alger, de préférence à la laine : l'effet de l’ouvrage une fois terminé

sera beaucoup plus fin et plus élégant, et l’augmentation de prix relativement minime.

DRODERIE pour devant de classeur (fig. 24 et 28). — Pour exécuter ce classeur on choisira une monture en bois d’assez grandes dimensions, de manière que le classeur puisse servir à mettre des journaux ou des revues de taille moyenne.

On recouvrira toutes les planchettes du classeur en satin mauve (l’étoffe se fixe sur le bois au moyen de colle), puis on en dissimulera les bords sous un galon d’er ancien ; sur la planchette du devant on collera l’étoffe qui aura été préalablement brodée.

Cette broderie s’exécute sur fond de satin mauve bleuté avec de la soie d’Alger dédoublée noire pour toutes les parties indiquées en noir et jaune d’or éteint pour les fleurs: les points noués et les parties du cœur indiquées plus claires sont en soie jaune verdâtre clair.

Fig. 33 . — Figures explicatives se rapportant a la coupe des toilettes décrites.

Costume marin en serge bleue (fig. 4 du n° 34). — Coupe n° 1 ; construction du col ; coupe n° 2 : construction du pied du col ; coupe n° 3 : col marin réuni au pied du col ; coupe n<> 4 : moitié du col mis à plat ; coupe n° 5 : pied du col, coupe du plastron ; coupe n tt 6 : moitié du col marin ; coupe n° 7 : moitié du col avec boutonnières ; coupe n° 8 : dos de la blouse ; coupe n° 9 : devant de la blouse ; coupe n° 10 : col marin complet placé sur l'étoffe ; coupe n° 11 : col de toile ; coupe n° 12 : col marin double ; coupe n° 13 : petite poche ; coupe n° 14: blouse entière montrant la place des œillets et du lacet de soie; coupe n° 1 5 : blouse entière avec le foulard passant sous le col marin.

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