‹ La Mode Pratique 3:(43) 337-344Chapitre 2 sur 8 · TOILETTES · texte numérisé non relu

TOILETTES

Figjire i. — Cette robe était faite en crêpe blanc, mais on pourra l'imiter en toute autre étoffe légère :

gaze, voile, mousseline de laine, éolienne, etc. — La garniture de paillettes sera d'un effet nouveau et permettra de transformer l’aspect d’une ancienne robe ; ces paillettes très légères, rondes ou ovales, existent en toutes nuances et coûtent environ .5 francs le mille ; on les fixera, en y adjoignant deux . ou trois perles de couleur assortie, ainsi qu’il est in-

DOBE de lainage épais couleur noix de coco , collet de même étoffe à revers de velours loutre, boutons de coroso, gilet drapé en bengaline vieux bleu clair

en velours vert-myrte. Chapeau de velours noir orné de plumes d'autruche.

d’une nuance s’harmonisant avec celle de la robe, mais franchement différente.

Malgré l’inconvénient que nous signalions tout à l’heure, on * voit encore beaucoup de jupes garnies en cercle, soit de bandes de J fourrure, soit d’une bande de ve- r/f

diqué dans Nos Conseils du Supplément du précédent numéro.

Le corsage, en étoffe froncée sur une doublure ajustée, peut fermer devant ou derrière ; nous conseillons de faire le col et l’empiècement mobiles afin de pouvoir porter le corsage montant ou décolleté ; ce col et cet empiècement seront alors disposés sur une doublure plate.

La jupe se compose de cinq lés biaisés en crêpe recouvrant un fond de jupe composé de sept lés biaisés.

La ceinture et les nœuds des épaules sont en ruban de satin n° 22.

Matériaux : 8 môtrès de crêpe en 80 centimètres, 12 mètres de , doublure en 50 ccnti- 1

mètres, 1 mètre de mousseline de soie, 4.- \ \

2 m. 50 de dentelle, y|jâ

i m. 50 de ruban n° 22. f

Figure 2. — L’ori- V*Ç*

ginalité de celle lette

Fig. 4.

'TOQUE pour jeune fille ou jeune femme en velours miroir bleu Japon garnie sur le coté 1 d'une touffe de trois têtes de plumes noires. (Modèle de Mme Meunier, 20, rue du 4-Scptembre.)

provient de la garniture ; celle-ci est faite d’une bande de fourrure large de 1 à 2 centimètres (mesure prise sur le cuir) qui entoure d’abord le haut du col, descend en biais sur la poitrine, contourne ensuite les hanches, 5 centimètres au-dessous de la ligne de taille, descend sur le côté droit de la jupe, puis remonte derrière jusqu'à environ 40 centimètres' de la ceinture, et revient ‘enfin former, sur le côté ■ - • gauche de la jupe, la même

. - *; garniture que sur le côté

L droit.

0° Pourra k“re cctte

robe de deux manières —

■■LI.V S s°«t avec le corsage séparé,

agrafant sur le côté et for- i»j mar.t une petite basque

/ plate très courte — soit '

:-/r ‘ffy comme une robe genre prin-

\\ ^ cesse ; la fente de la jupe

Il serait alors dissimulée par ^

t fffj la bande de fourrure de

fl Slflji/M gauche. — Dans les deux

/ < fffj cas, on donnera à la jupe

W/ÊÊT environ 4 m. 25 d’ampleur

h dans le bas ; elle sera for-

mlmw mée de cinq lés biaisés æ

d’après les indications don- yffmk

BH /M nées sur la planche de pa- .

trons du numéro 42. > ^

■23^ Le drap, la cheviote

'* cardée, le natté montagnard, ' 'jfjf

la zibeline pèlerin, etc., '

• conviendront comme étoffe ; ^ f fi

*>• le skung, le vizon, le cas- / j

j) . 1. . . . tor, l’astracan, le rat mus- / m

Bretelles, ceinture et qué, etc., comme fourrure. / m tours OU de satin noir. Matériaux : b m. 50 de \ W

lainage en 1 m. 10, 2 m. 50

lours, de broderie, ou d’un entre-deux de guipure cerné de deux étroites bandes •; de fourrure; soit enfin, d’un bord de velours, droit dans le bas, découpé dans , le haut et appliqué par un fin point de eg^j. chaînette sur y|4'. l’étoffe L-- robe

D’autres fois on adopte la combinaison inverse : c’est l’étoffe de la robe qui est découpée et appliquée sur une bande de velours coupée droite.

Les motifs en drap découpé semés au bas de la jupe à des intervalles réguliers, ou bien placés de la même façon sur les coutures, montant vers la ceinture, sont très employés.

Toutes ces choses peuvent être jolies si l’on en use sobrement, si l’on sait en tirer parti, choisir celle qui convient au genre et à la destination de la robe, aussi bien qu’à la taille de la personne qui doit porter cette robe. Malgré notre goût pour la simplicité, il nous faut reconnaître que les jupes garnies ne semblent pas toutes destinées à l’exportation,

ARURE de

D OBE de lainage mélangé rouge et noir ^ garnie d'étroites bandes d'astracan , empiècement et ceinture de velours noit\ Chapeau en paille de laine rouge garni de plumes et de nœuds de satin noir.

T* OSTUME genre tailleur en reps de ^ laine bois clair , gilet de meme étoffe . Col de velours marron à la jaquette, cravate marron. Chapeau de feutre noir garni de plumes. (Avec patron découpé.)

rière sous un chou de ruban. Deux mêmes choux et quatre coques de ruban simulant les « pattes » des bretelles complètent la garniture, que l'on pourra exécuter en ruban de velours ou de satin.

Matériaux : 5 à 6 mètres de ruban n° 12.

Figure 6. — Cette toilette a été vue à l'une des dernières journées de Longchamps ; la jupe, très ample, était bordée d'un double rang de grosses piqûres et mesurait environ 5 mètres de tour.

Le collet se composait de deux pèlerines taillées en rond, ornées aussi d'un double rang de grosses piqûres et croisées devant, à pldt ; un col-châle et des revers en velours complétaient l’ensemble un peu exagéré de ce vêtement ; nous conseillerons de faire les pèlerines moins ondulées, mais il serait dommage de renoncer aux revers, aux grosses piqûres et aux quatre boutons posés ainsi que le montre la figure.

Les zibelines mosaïques ou astrakinées, la bure zibeline, le drap satin soleil, etc. conviendront pour imiter ce modèle.

Matériaux : pour la jupe, 4 mètres de lainage en 1 m. 30, 9 mètres de doublure en 50 centimètres ; pour le collet, 2 m. 50 de lainage en 1 m. 30, 7 mètres de doublure de soie, 75 centimètres de velours.

pARURE de corsage faite de longues plumes d’autruches noires appliquées sur un empiècement de dentelle blanche ; col à coutures cintrées en velours noir, couvert de plumes.

/^> ORSAGE élégant en armure de soie brique garni de ^ guipure crème, bretelles, pans, ceinture et choux de ruban de velours noir. Manches courtes et bouffantes.

un poignet mobile pour chaque manche. — Cette façon sera seyante pour presque tous les genres de taille. On pourrait également s'en inspirer pour une robe de lainage uni ; on? erait alors l'empiècement en étoffe soutachée ou ornée d'applications de velours.

Matériaux : 4 mètres d'armure de soie, 4 mètres de doublure de soie, 1 mètre de laize de guipure, 4 m. 50 de ruban n° 9.

Figure 9. — Ce modèle fera une élégante toilette d’intérieur.

La jupe, faite avec neuf lés de soie biaisés, forme derrière quatre larges plis creux ; les personnes un peu fortes de hanches feront bien de rétrécir ces plis et de les monter plus en arrière que ceux de notre modèle.

Le corsage-blouse est en mousseline de soie froncée sur une doublure ajustée ; il est serré à la taille par une ceinture en surah Liberty large de 25 centimètres et passée dans une boucle-coulant. — Les manches bouffantes sont en même soie que la jupe ; une petite veste figaro en dentelle irlandaise complète cette toilette.

On pourra employer, au lieu de soie, un joli lainage broché à dessins grands mais légers, et prendre, pour le corsage, un voile ou une mousseline de laine unie. La petite veste serait faite alors soit en même lainage que la jupe, soit en bengaline entourée d'un entre-deux de guipure, soit en velours.

Matériaux : 12 m. 50 de soie brochée, 14 m. 50 de doublure de soie, 3 mètres de mousseline de soie en 1 m. 20, 3 mètres de surah Liberty, un boléro en dentelle ou en guipure.

Le corsage peut fermer devant, dans les fronces, ou sur l'épaule et sous le bras gauche ; le dos est tendu à plat, mais avec quelques fronces à la taille.

L'astracan qui garnit la jupe, avait été taillé en larges festons, d'apris patron ; on obtiendra un moins joli effet en employant une étroite bande de fourrure que Ion disposera d'après le modèle; on pourra aussi remplacer la fourrure par des applications de velours ou de drap découpées d’après patron.

Matériaux : 6 mètres de lainage en 1 m. 10, 2 m. 50 de satinette et 9 mètres de simili en 50 centimètres ; pour la jupe 1 m. 25 de velours, 12 â 13 mètres de fourrure large de 1 à 2 centimètres comme cuir.

Figure 4. — Ce modèle conviendra aussi bien pour jeune fille que pour jeune femme. Il fera une coiffure habillée, convenant pour le théâtre, si on l'exécute en velours de nuance claire : rose-ibis, bleu-turquoise, vert-amande, etc.

Matériaux : 40 centimètres de mousseline raide, 1 mètre de velours, une touffe de plumes d’autruche.

Figure 5. — Voici encore une ingénieuse garniture qui permettra de. renouveler l'aspect d'un ancien coisage. Elle se compose de deux bretelles en ruban n° 12 fixées à une ceinture ; cette ceinture croise devant et s'agrafe der-

ïOBE pour fillette , en bengaline feuille-morte , guimpe ^ plissée , manches et ceinture en surah Liberty mais .

(Document photographique de la maison Reutlinger, 21, boul. Montmartre.)

Figure 7. — La jupe, large dans le bas d'environ 4 mètres, est montée derrière en deux gros plis creux ; le gilet est ajusté par une pince et tient à un dos en doublure ; on pourra, si l'on est frileuse, ajouter une ouatine entre l’étoffe de ce gilet et sa doublure.

La jaquette, à basques à peine ondulées longues de 30 centimètres environ, peut se tenir ouverte ou se fermer à la taille par un bouton.

Le dos est complètement ajusté ; le dos et le petit côté du dos sont séparés ; le petit côté du dessous de bras est réuni

c'est-à-dire que la couture de réu-

au devant par une pince, nion ne se prolonge pas jusqu'au bas de la basque. — La doublure des manches doit être tenue aussi large que le dessus.

Ce genre de costume conviendra aussi bien pour une personne d'âge moyen que pour jeunes femmes ; celles-ci le compléteront par une grosse cravate écossaise en martre à tête naturalisée ; le col Souwaroff ou le col-châle en skungs, en astracan seront préférables pour les personnes d'âge moyen.

Matériaux : 7 mètres de lainage en 1 m. 10, 70 centimètres de satinette pour le dos du gilet et 6 mètres d'alpaca, 4 mètres de doublure en 50 centimètres pour la jaquette, 40 centimètres de velours en biais pour le col.

Figure 8. — Le plastron-empiècement agrafe dans le dos et est fixé sur le corsage au moyen d'épingles de sûreté dissimulées sous les choux de ruban ; le dos est semblable au devant. On emploiera, pour ce plastron-empiècement, soit de la laize de guipure, crème, ocre ou Isigny, soit de la broderie

Fig. 9.

DOBE de soie brochée aubergine claire, ceinture souple en satin Liberty noir nouée sur le coté et tombant en longs pans. Corsage de mousseline de soie noire, veste de dentelle crème.

(Document photographique de la maison Reutlinger, 21, boulevard Montmartre.)

blanche, soit encore des bandes de broderie chinoise, du tulle pailleté, etc.

Le ruban, large de 4 à 5 centimètres, pourra être en velours ou en satin ; les pans qui tombent sur la jupe sont facultatifs.

Le corsage est tendu à plat dans le dos et froncé devant ; les bouffants de manches sont surmontés de deux épaulettes rectangulaires en même étoffe ; nous conseillons de faire en outre

Fig. 12.

D OBE princesse en veloutinc noire, plis de chaque côté de la jupe '*'■ dessinant une sorte de tablier. Collet de veloutine assortie doublé de peau de soie glacée mandarine , ruche de mousseline de soie.

(Document photographique de la maison Reutlinger, 2i, boul. Montmartre).

TiMïvrique^

II. — Blouse en mousseline de soie coquelicot garnie de guipure blanche. Ceinture ev velours rouge. Jupe de drap coqueli-

IV. — Redingote en drap mordoré ajustée derrière, droite devant et entièrement doublée de sati?i nacre. Col et revers Directoire. Jupe de drap mordoré ornée d'une haute broderie en soie de même teinte (toilette portée par Mme Sarah Bernhardt).

Figure 10. — Nous donnons ce modèle pour répondre aux demandes des mamans un peu lassées de la forme droite dite américaine et désireuses cependant de conserver le genre Greenaway toujours très en faveur.

La jupe, doublée, est faite avec quatre lés de soie légèrement biaisés et montés en fronces sur une doublure de corsage intérieure.

Cette doublure de corsage est ajustée et ferme derrière ; elle est recouverte d'une guimpe froncée en gros bouillonnés, et formant ruche à l’encolure. La guimpe est encadrée par des petits côtés et des devants repliés en reversbretelles. Une large ceinture pareille à la jupe, faite avec l'étoffe taillée en biais ou droit fil, est posée à la hauteur du coude ; cette première ceinture ferme

derrière. Elle est recouverte par une seconde ceinture en sufah Liberty, que l’on agrafe devant sous le chou du côté gauche. — Les manches, d’un seul morceau, sont serrées au poignet par quatre rangs de bouillonnés.

Le velours anglais de nuance neutre, plutôt foncée, et le surah Liberty de nuance claire sont tout indiqués pour l’exécution de ce modèle ; un lainage uni, soyeux et souple, ou encore un lainage écossais, conviendraient également.

Matériaux : 6 mètres de bengaline, 4 m. 50 de doublure de soie, 2 mètres de satinette pour la doublure du corsage, 4 mètres de surah Liberty.

Figure 12. — Cette façon ne conviendra que pour les personnes possédant une très jolie taille. Elle demandera, en outre, une coupe irréprochable

et ns pourra être entreprise que par une personne habile et expérimentée.

Le collet sera d'une exécution plus facile ; il se compose d'une première pèlerine que l’on fera descendre jusqu’à la hanche si l'on doit porter le vêtement à pied, puis d’une seconde ornée de biais, et enfin d'une gr sse ruche en mousseline de soie. — Cette façon serait pratique et jolie p^’ir une mante longue, une sortie de bal ou de théâtre ; un simili ou une soie avec ouatinc, du zénana de nuance claire conviendraient comme doublure.

Matériaux : pour la robe, 13 mètres de veloutine, 13 mètres de doublure de soie. — Pour le collet descendant jusqu’à I4 hanche : 6 tu. 50 de veloutine,

2 mètres d ouatine 6 m. 50 de doublure en 50 centimèt.es.

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