SUPPLEMENT DU NUMÉRO DU 17 NOVEMBRE
Fie. 22. — Guêtres en
DRAP NOIR POUR ENFANT ; BOUTONS DE DRAP J SOUS- PIEDS ET BOUCLES EN CUIR NOIR. (Avec patron tracé. — Modèle des Grands Magasins du Louvre.)
la
Fig. 20.— Jupon en batiste blanche garni d’entredeux DE GUIPURE ALTERNANT AVEC DES GROUPES DE PETITS PLIS LINGERIE; VOLANT DE BATISTE BORDÉ DE GUIPURE. (Modèle de la maison Sicard et Bernard, 17, rue Malebranche.)
bien. Ilnefautdonc pas oublier de reporter sur le patron les corrections qu’on a pu faire à l’essayage.
Lepeignoirque nous décrivons a trois plis au bord de chaque devant; ces plis sont maintenus à l’encolure et à la taille; on ne les fixe pas dans le bas. Il se ferme, au moyen de boucles et d’agrafes, ou de boutons, et de boutonnières faites dans une sous-patte dissimulée sous les plis; ceux-ci regardent le milieu du devant et sont par conséquent dirigés les uns et les autres vers la fermeture.
Nous coupons deux lés d’étoffe ayant la troisième mesure, c’est-à-dire la hauteur de la personne mesurée depuis le coin de l’épaule touchant l’encolure
de 10 centimètres pour le faux ourlet du bas, la couture ’ de l’encolure, et surtout
Coupe et Assemblage
J^OBE d’intérieur en crépon de laine vieux rouge; empiècement bordé de deux rangs de dentelle bise ; nœuds et ceinture en ruban de satin n° 12
assorti à la teinte de la robe (fig. 18). — Le dos de cette robe peut se faire avec un pli Watteau ; le collet bordé de dentelle, étant ouvert exactement comme sur le devant, et le pli prenant naissance au pied du col officier: le croquis n° i représente cette disposition.
Lorqu’on désire supprimer le pli Watteau on taille le dos d'une manière un peu différente : nous l’indiquerons à la fin de l’explication, dans le prochain numéro. Trois mesures sont nécessaires pour arrondir la robe de chambre.
i° Longueur du dos depuis la nuque jusqu'à terre ; on suit exactement le dos en rentrant le centimètre au creux de la taille.
2° Longueur de jupe depuis ligne de taille, à Vendroit le plus saillant de la hanche jusqu'à terre.
Cette mesure est exactement la môme que celle prise sur le côté lorsqu’on monte une jupe. La place de la hanche est facile à déterminer:
on compte pour la trouver le quart du tour de taille en
plaçant l’extrémité du centimètre sur le milieu du dos ; on s’arrête à l’endroit où la mesure aboutit. La hanche se trouve par conséquent juste à la moitié entre le milieu du dos et le milieu du devant.
3 ° Longueur du devant depuis le commencement de la couture d'épaule touchant l’encolure jusqu'à terre; on suit exactement le devant en rentrant le centimètre au creux de la taille comme l’exige la cambrure de celle-ci.
Nous taillerons la robe de chambre en nous A servant d’un patron de corsage allant bien; si on ne s’en était jamais servi, il faudrait appliquer avec soin les mesures vérificatives (numéro 2 de la Mode Pratique); faire la correction des épaules presque toujours nécessitée par le rapport qui existe entre la hauteur du dessous de bras et la longueur du dos, rapport que nous expliquons dans le numéro 2 (1892); vérifier le tour de taille en mesurant chaque pièce du patron sur la ligne de taille, vérifier le tour des hanches en mesurant le bord inférieur de chaque patron; on ne compte pas, bien entendu, la profondeur des pinces en vérifiant ces deux mesures; enfin le contour de poitrine en mesurant horizontalement le devant depuis le bord du devant en face de Q jusqu’à Q; le petit côté du devant depuis E jusqu’à 2 centimètres au dessous de H; le petit côté du dos depuis 2 centimètres au-dessous K jusqu’à 6 centimètres au-dessous de E ; le dos sur une ligne horizontale tirée 6 centimètres au-dessous de K. Ces différentes lettres se trouvent indiquées dans les figures de epupe du numéro 1 de 1892. Il est préférable de faire les corrections d'avance sur le patron de corsage qui sert à couper le peignoir, afin que celui-ci nait pas besoin d'ôtre retouché.
Dans le cas où l’on craindrait de ne savoir rectifier le patron, on pourrait découper un corsage dans un morceau d’étoffe hors d’usage, et l’essayer afin de se rendre compte des corrections néces saires.
Si notre explication du numéro 1 de 1892 et celle du numéro 2 ont été bien
suivies, elles seront peu nombreuses; nous recommandons de construire le patron avec 20 centimètres de basque; cette dimension est indispensable pour couper le peignoir; si le patron était Fig. 24. — Ceinture de flanelle blanche bordée court de basque, il faudrait commencer par l’allonger avant de d ’un lacet de fil. (Avec patron tracé. - Modèle des s’en servir. Grands Magasins du Louvre.)
Nous insistons aussi sur le tour des hanches qui doit être bien exact. S’il était trop étroit, les corrections deviendraient difficiles. Enfin, il faut prendre au centimètre la longueur qui existe entre le creux de la taille et l’endroit le plus saillant de la hanche et inscrire cette mesure pour s’en souvenir.
Il est très facile de réussir le peignoir si on le coupe à l’aide d’un patron de corsage qui va
tT”
Fig. 25 . — Gilet de flanelle blanche se boutonnant
SUR LE CÔTÉ, POUR HOMME. (Avec patron tracé. — Modèle des Grands Magasins du Louvre.)
Fig. 23 . — Oiseaux pour garniture de chapeau.
(Modèle de la maison Nibart, 19, rue de Choiseul.)
qu’on ne les a pas faits tous les deux pour le môme côté.
raccourcissement produit par la ceinture *de ruban lorsqu’elle ajuste un peu le peignoir.
Nous faisons au bord du premier lé trois plis couchés ayant environ 3 centimètres de largeur chacun tout terminés,
et assez profonds. Ils se recroisent légèrement l’un sur l’autre.
Nous bâtissons ces plis jusqu’au bas du lé ; lorsque le premier pli est fait au bord, la lisière repliée en dessous, il est nécessaire de rapporter' la sous-patte sur laquelle on fait les boutonnières.
On peut, pour l’éviter, laisser entre le premier pli et la lisière du lé de devant un espace de 5 ou 6 centimètres que nous replierons en dessous des plis pour former la sous-patte du côté des boutonnières. Nous la laisserons dépasser de 2 ou 3 centimètres du côté des boutons, c’est-àdire sur le devant gauche; ceux-ci sont cousus sur cette partie qui dépasse.
La sous-patte des boutonnières doit se terminer à 1 demi-centimètre du bord du pli afin de rester invisible. Le peignoir étant boutonné, la fermeture doit se trouver complètement dissimulée par les plis.
Il faut fixer solidement l’étoffe repliée qui forme la patte des boutons afin qu’elle ne puisse pas se déplier et dépasser les plis. Il nous paraît inutile de rapporter la sous-patte, puisque l’étoffe est en 1 m. 10 et nous donne par conséquent la largeur nécessaire pour la faire comme nous venons de l’expliquer s’il s’agit d’une taille moyenne.
Lorsque les plis du premier devant sont bâtis, nous exécutons ceux du second en les faisant exactement pareils et en lôs bâtissant aussi d’un bout à l’autre du lé. On met les deux devants bord à bord sur la fermeture pour s’assurer
pas
Fïg. 21. — Chemise d homme en flanelle blanche a petites rayures noires; boutons DE NACRE (Avec patron tracé. — Modèle des Grands Magasins du Louvre.)
Lors que les plis sont terminés, nous relevons le patron du corsage, et nous enlevons le papier compris dans chaque
pince en -
suivant avec des ciseaux les contours de celles ci; nous mesurons l’emmanchure ; nous plaçons notre patron sur les plis, le coin de l’encolure E les touchant (coupe n° 2). Nous négligerons la cambrure de la taille, et le fil marquant le bord du devant ira du point E au point M en ligne droite, et continuera dans la
Fig. 26. — Gilet en flanelle blanche pour* enfant; feston A L’ENCOLURE ET AUX MANCHES; PETITS BOUTONS DE NACRE. (Avec patron tracé.— Modèle des Grands Magasins du Louvre.)
Ja, C/l/ode ^Bziilçuô
Fig 27. — Nœud de plumes d’autruche noires.
Fig. 28. — Chapeau rond, fond en velours TENDU; BORDS EN FEUTRE MÉLUSINE.
Fig. 29. — Chapeau rond avec volant
ONDULÉ SUR LA PASSE. pince
Le petit côté du dessous de bras sera placé contre le devant en les faisant rejoindre à l’endroit le plus saillant de la hanche. La mesure que nous avons prise au début entre l’endroit et la ligne détaillé sera reportée sur le patron depuis la ligne de taille; on
m srr «OL imih
. ’imn
mi
W ^ ert mousse. Q Crime, g] Rouge moyen. | Rouge foncé.
h ig. 3 o. — Bande de tapisserie pour brise-bise. (.Voir la description p. 368, col. 1.) \
Fig. 3 i. — Chapeau rond orné d’un volant en mélusine.
même direction en suivant le bord du pli. Nous rapporterons les pinces dans le bas comme la coupe n° 2 si la personne n’a pas beaucoup de ventre..
Dans le cas contraire, nous les laisserons s’écarter. Cette manière de les rapprocher agrandit et déforme
l’cm m a n chure que nous avons mesu rée tout à
l’heure.
Nous lui rendrons sa di-
marquera un petit cran à l’endroit où elle aboutit (coupe n° 2) et on fera rejoindre le petit côté un peu audessous de ce cran, au point désigné par la lettre V (coupe n° 2).
Il est essentiel d’observer que les deux côtés de l’espèce de pince ainsi formée, c’est-àdire VR du devantetVO du petit côté, doivent être rigoureusement égaux , puisqu’on les as-
la nuque à terre, plus 3 o centi mètres dansle Cas où ondésirerait une petite traîne; si on fait la robe complètement
ronde, il suffit de mettre 10 centimètres en plus de la mesure au lieu de 3 o. Ces deux lés nous serviront pour tailler le dos, le petit côté du dos et le pli Watteau ;
nous
coupe¬
rons
bord
mension et sa direction primitive en faisant au patron une petite pince d’emmanchure désignée par A dans la coupe n° 2. Cette pince ne doit pas exister à l’étoffe; elle sert simplement à modifier le patron; celui-ci doit goder le moins possible, on ne peut
guère le mettre
com plète ment à plat, à cause de la
rejoindre les patrons à ce cran point X; les patrons se croisent au besoin au-dessous de X.
Il est essentiel que les deux côtés de l’espèce de pince ainsi formée contre le dos et le petit côté du dos soient égaux, moins 1