Quelle Jérusalem nouvelle ?... etc
(A thalie, acte Ilf, scène vu.)
Dans ce cas, l'idée de la nouvelle Jérusalem se confond avec celle de la Vocation des Gentils. Celle-ci n'est pas étrangère aux prophètes de la fin du ii* siècle, puisqu'ils avaient vu Hyrcan imposer le judaïsme, d'abord aux tribus séparées et puis aux Iduméens. Leur Jéhova était déjà assez grand pour qu'ils aient pu se représenter les peuples acceptant sa loi. Mais ce fut bien autre chose sous Hérode, quand la propagande était déjà presque ce que nous voyons qu'elle est au temps de Philon. De là la manière dont elle éclate dans Zacharie^ et le Second Isaïe la développe avec toute son éloquence : « Le Saint d'Israël s'appelle le dieu de toute la terre. » Ensuite : « Voici que ce peuple que tu n'as pas connu, tu l'appelles, et des nations qui he te connaissaient pas accourent à toi (lv, 5). » Et surtout : « Que l'étranger qui s'est attaché à Jéhova ne dise pas : Jéhova m'exclut
et me retranche de son peuple. Et que l'eunuque ne dise pas : Je ne suis qu'une tige stérile. Car ainsi parle Jéhova sur les eunuques : Ceux qui observent mes sabbats, qui font ce qui m'est agréable, et qui sont fidèles à mon pacte, je leur donne dans ma maison et dans mon parvis une place et un nom qui valent mieux que des fils et des filles; je leur donne un nom perpétuel, qui ne mourra pas. Et les fils d'une terre étrangère qui s'attachent à Jéhova pour lui appartenir, pour aimer le nom de Jéhova et être ses serviteurs; tous ceux qui gardent le sabbat sans le profaner et qui restent fidèles à mon pacte; je les amène sur ma montagne sainte, dans les joies de la maison où on me prie ; leurs holocaustes et leurs sacrifices me sont agréables sur mon autel, et ma maison s^ appelle maison de prières pour tous les peuples (lvi, 3-7). »
Les trois premiers versets sont d'autant
LA MODERNITÉ DES PROPHÈTES. 22i
plus remarquables qu'ils sont un désaveu formel des prescriptions du Deutéronomej au chapitre xxiii, où il est dit expressément que Teunuque n'est pas admis « dans l'église de Jéhova », et qui repoussent également l'élranger et ses descendants, accordant seulement aux fils de l'Iduméen et à ceux de l'Égyptien d'être reçus à la troisième génération. Mais ce qui suit dans \e prophète est l'admirable expression du caractère qu'avait pris alors la propagande juive et par lequel elle s'est emparée du monde.
Si le monde^ en effet, a judaïsé à l'époque chrétienne, c'est parce que le judaïsme lui-même s'était jusqu'à un certain point déjnddisé^ en ce sens du moins qu'il prétendait gagner tous les hommes à sa croyance et devenir ainsi une religion universelle.
Je crois que c^est par ce beau passage que se terminait le livre du Second haie. Le morceau qui suit (lvi, 8 à lvii, 21), quirepré-
sente Israël livré, non seulement aux yices, mais aussi à toutes les pratiques de l'idolatrie, semble d'un autre temps et rappelle les prophètes du u* siècle. Plus loin, au chapitre lxiii, l'image de ce vengeur, tout couvert de sang, qui punit les crimes de ridumée, n'a pu se produire sous Tlduméen Hérode. J'expliquerai tout à l'heure ma pensée sur ces additions en général.
Mais je dois revenir encore sur les dixsept chapitres que j'ai étudiés jusqu'ici, pour y considérer, non plus ce qu'ils nous apprennent sur les événements particuliers de ce temps, ou même sur la situation générale d'Israël, mais le développement <ie cet esprit religieux qu'on peut appeler chrétien, et qu'on sent déjà dans les prophètes du 11* siècle, mais qui prend ici un accent encore plus vif et plus tendre. Les premières paroles du livre : « Consolez, consolez mon peuple, » en donnent tout de
suite le ton (xl, l)i Et immédiatement après, vient un verset qui a passé dans l'Évangile : a Une voix crie : Frayez dans le désert la voie de Jéhova *. » Un peu plus loin :
« L'herbe se dessèche, la fleur tombe, mais la parole de Jéhova subsiste à jamais (xl, 8). » Ou encore : « Les cieux s'évanouiront comme une fumée, et la terre s'usera comme une étoffe, et ainsi périront ses habitants; mais ma promesse et ma justice dureront toujours. » (li, 6. Comparez Matth.^ xiii, 31.)
Jéhova est « comme le berger qui conduit son troupeau; il prend dans ses bras les agneaux et les porte dans son sein ; il aide à marcher les brebis pleines » (xl, W.
Comparez Matth.^ xii, H). Jéhova est déjà le bon pasteur [Jean^ x, 14).
« Cieux, répandez votre pluie et que les nuées nous versent la paix; que la terre
1. Matth.y m, 3 ; mais révangéliste a déplacé les mots : dans le désert.
s'ouvre; que le salut germe et qu'on voie pousser la justice » (xlv, 8). Cet admirable verset n'a pas été reproduit dans le Nouveau Testament, mais TÉglise chrétienne s'en est emparée et le répète tous les ans dans l'office de Noël : Rorate^ cœlij désirer.
« Sion a dit : Jéhova m'a abandonné, le Seigneur m'a oublié. Mais est-ce que la femme oublie son nourrisson? Est-ce qu'elle laisse à l'abandon le fruit de ses entrailles? Et quand elle oublierait, moi, je ne t'oublierai pas » (xLix, 14). Jéhova est là plus que paternel.
c( Qu'ils sont beaux sur les montagnes, les pieds de celui qui annonce la bonne nouvelle, du messager de bonheur qui apporte le salut, qui dit à Sion : Ton dieu est roi! (lu, 7.) » C'est le verset que Paul applique à ceux qui prêchent l'Évangile {Rom., X, 15) et qui revient dans je ne sais combien de sermons.
« Allons, vous tous qui avez soif^ venez, voici Feau. Quand vous n'auriez pas d'argent, venez, prenez, nourrissez-vous, venez, prenez, sans argent et sans payer, du vin et du lail. Pourquoi donnez-vous de Targent pour ce qui n'est pas du pain? votre peine pour ce qui ne rassasie pas? Approchez, écoutez ma voix et mangez ce qui est bon ; nourrissez-vous d'une graisse délectable.
Prêtez l'oreille et venez à moi ; écoutez, et vous trouverez la vie* » (lv, 1). C'est ce louchant appel qui a inspiré celui de l'Évangile : « Ve-
1. Par quelle erreur, âmes vaines, Du plus pur sang de vos veines Achetez-vous si souvent, Non un pain qui vous repaisse^ Mais une ombre qui vous laisse Plus affamés que devant I
Le pain que je vous propose...
C'est ce pain si délectable Que ne sert point à sa table Le inonde que vous suivez.
Je l'offre à qui veut me suivre :
Approchez. Voulez-vous vivre?
Prenez, mangez et vivez.
(Racine, Cantiques ^ 4.)
nez à moi, vous tous qui êtes surchargés et accablés, et je vous soulagerai » {Matth.yXi^ 28)..
a Cherchez Jéhova, pendant que vous pouvez le trouver; invoquez-le, pendant qu'il est proche » (lv, 6). El dins Matthieu : « Cherchez et vous trouverez » (vu, 7).
« Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont au-dessus de vos voies et mes pensées de vos pensées» (lv, 9). Paul dit à son tour : « profondeur de la sagesse de Dieu ! Combien ses conseils sont incompréhensibles etcombien ses voies inexplicables! » {Ro?n., XI, 33.) Et cela est devenu un des lieux communs de la prédication chrétienne.
En vérité, ne faut-il pas bien de la complaisance pour admettre que de pareilles idées ont été exprimées dans de pareils termes, soit au temps de Sennachérib, soit à répoque de Cyrus ?
On a vu que tout ce qu'on lit sous le nom d'Isaïe, depuis le chapitre xl jusqu'au chapitre Lxvi inclusivement, est une addition au texte du Premier Isdie^ addition qui forme une composition à part, la mieux suivie certainement qu'il y ait dans aucun livre prophétique. Cela fait présumer qu'il peut se trouver ailleurs d'autres additions moins considérables, et je crois qu'il s'en trouve en effet : les unes suggérées par des événements postérieurs à la date de l'œuvre principale où on les a placées, les autres qui peuvent être d'une date quelconque, mais qui, étant éparses et ne s'étant pas pro-
228 LA HODERrflTÉ DES PROPHÈTES.
duiles sous un nom qui les recommandât à rallention, n'ont pu se conserver que quand on les a jetées dans un recueil déjà existant. Ce sont des additions de ces deux espèces qui forment les derniers chapitres rassemblés sous le nom d'haïe. Le chapitre Lx n'est guère qu'une répétition des chapitres lu et liy. Aux chapitres lxy et lxyi, le prophète s'indigne contre ceux qui mangent de la viande de porc; ce trait, dont on ne trouverait l'équivalent dans aucun autre prophète^ me parait d'un âge inférieur religieosement à celui où on se sentait placé jusque*là.
En revanche, il se trouve encore dans ces chapitres tel trait qui rappelle l'accent du Second haïe : <c C'est loi qui es notre père ; Abraham ne nous connaît pas et Israël ne sait qui nous sommes : notre père, e'est toi> Jéhova » (lxiu, 16). C'est déjà le Pater Hosier.
LA MODfiaNlTÉ DES PROPHÈTES. t1t%
Un verset d'un lout autre caractère se trouve tout a la fin du recueil (lxvi, 24) :
« Ils soriiront, dit Jéfaova, et iis verront les corps morts des hommes qui se sont révoltés contre moi; car leur ver ne meurt pas, et le /eu qui les consume ne s'éteint pas. » Il y a là une haine féroce, qui ne peut s'excuser que parce que les Juifs souffraient beaucoup sans doute à l'époque où ils parlaient ainsi. Il cstiriste que l'Évangile ait cru devoir recueillir encore ces paroles et les mettre dans la bouche de Jésus lui-même {MmXy ix, 43).
Je parcours maintenant, en cherchant des additions, les Sintres prvphèies , On est tenté ^'en reconnaître une dans le Premier Imïe^ aux quatre derniers versets du chapitre xxin au sujet de Tyr. Il n'est pas impossible, je l'ai dit, de les rapporter au temps du premier Hyrean ; mais on comprendra encore mieux, si ces quatre versets ont été ajoutés au lemps d'Hérode, la révolution qu'ils annoncent, et
rinlervalie qu'ils font lout à coup franchir au lecteur. Et ce qui appuie cette conjecture, c*est que les Psaumes^ dont la date est aussi, selon toute apparence, celle d'Hérode, reviennent plusieurs fois sur cette conversion de Tyr et des villes qui en dépendent.
( Voir aussi ZaeAariV, ix, 2-7.)
Dans Jérémie^ je ne vois pas que tel passage attire particulièrement l'attention; mais on ne peut s^empêcher de remarquer que le nom de Juif on Judéen^ qui ne se rencontre jamais dans les prophètes du ii** siècle, se présente au contraire souvent dans celui-là, mais seulement dans les derniers chapitres, et pas une seule fois auparavant. Or c'est surtout dans cette dernière partie du livre que Jérémie est donné comme mêlé de sa personne aux événements qui aboutissent à la ruine de Jérusalem. 11 y a là de quoi donner à réfléchir sur la valeur de ces récits. Voir plus haut mes réflexions sur Zacharie, viii, 23-
Mais rétude des chapitres xxxviii-xlvui d'Ézechiel est particulièrement inléressante à ce point de vue. Les deux premiers contiennent la description fameuse d'une aventure extraordinaire. Gog, prince de Magog, deux noms d'ailleurs inconnus \ parli du fond des régions du nord et traînant une multitude de peuple à sa suite, vient porter la guerre sur la terre d'Israël, où il est vaincu et tué. Les commentateurs n'ont pu trouver une explication plausible de ces chapitres.
La difficulté disparait si on suppose qu'ils ont été ajoutés au texte d' É zechiel kï époque de l'invasion des Parthes en Judée, où ils n'avaient pas encore paru, et où Antigone les appela vers l'an 40 avant notre ère. Gog est le Pacorus des historiens grecs et de Josèphe. La bataille où il fut vaincu et tué
i. Chacun des deux se trouve une fois dans la Bible (Genèse, x, 2 et I Chron,, v, 4), mais sans aucun rapport avec ce qu'ils signifient dans ÈzéchieL
232 LA MODEBNITÉ DES PROPfiÈTBS.
(par les Romaios) n'eut pas lieo précisément en Judée, mais a côté, dans ce qu'on appelait la Cyrrhestique (Plut., Antoine, 34). De plus, en Judée même, les Parthes avaient livré à Hérode plusieurs combats où ils furent défaits et où ils laissèrent des morts [Antiq.j i4, 13, 8). Ce sont ces événements que \e prophète traduit avec une imagination dont les hyperboles répondent à la fois aux habitudes du genre et à l'impression qu'avait dû faire sur les Juifs une invasion si inattendue et que les Juifs étaient incapables de repousser par eux seuls.
Plus tard, quand Pacorus fut oublié, car cette espèce d'inondation n'eut qu'un temps bien court, ces deux chapitres ne durent paraître qu'une vision sans réalité présente, que l'avenir seul accomplirait, un avenir qui se confondait avec Tattente de la fin du
monde. C*est ainsi que dans VApocalypsey après le règne de mille ans, on voit Gog et
LÀ MODeBNITË DES PROPHÈTES. 233
Magog\ qai assiègent la ville des saints avec des armées innombrables, mais qui sont dévorées par le feu du ciel (xx, 7).
Les neuf derniers chapitres du livre qui porte le nom d'Ëzéchiel sont remplis par le plan purement idéal d'une restauration du Temple, d'autant plus grandiose qu'elle ne coûte rien à Técrivain. C'en est assez pour conjecturer tout d'abord que ce morceau a été écrit à l'époque où Hérode a pensé à rebâtir le Temple, et avant que cette reconstruction ait été exécutée. Et ce qui confirme celte conjecture, c'est la place que tient dans ces chapitres le Chef, nasi^ qui n'est pas grand prêtre et n'offre de sacrifices que par la main des prêtres (xlvi, 2), mais qui fournit les victimes et qui a droit ainsi que ses fils à des honneurs et a un domaine qui le mettent tout à fait à part (xlv, 7-17 et xLvi, 16). Ces pages donc n'ont pu être
i. Et non plus Gog, prince de Magog.
écriles au ir siècle sous les Asmonées, mais seulement sous Hérode.
Il est à remarquer que d'après Josèphe {Anliq.^ 10, 5, 1), Ézéchiel avait laissé deux livres de prophéties. Je crois comme Huet que ce ir livre se composait de ce que je regarde comme une addition. Seulement Huet ne comprenait dans cette addition que les neuf derniers chapitres, tandis que j'y comprends les onze derniers \
J'ai déjà dit un mot de la Prière qui forme le chapitre m d'Habacuc : c'est encore une addition du temps d'Hérode. On le reconnaîtrait rien qu'à ces mots : ton Oint (verset 13), pour désigner le prince des Juifs, expression qui ne se rencontre pas avant celte époque.
1. Si on croit que le verset xix, i3 à' Ézéchiel se rapporte & la ruine des Asmonées, il faudra encore regarder ce verset, et peut-être tout le chapitre (qui ne tient en rien à ce qui précède ni à ce qui suit), comme une addition.
Le livre de Daniel n'était pas compté par les Juifs parmi les livres à^^ prophètes . 11 ne faut pas se lasser de le redire, puisque rÉglise catholique le leur a assimilé *. Il ne ressemble d'ailleurs à aucun autre, en ce sens que les prophéties qui y sont contenues sont d'un tout autre caraclère. Elles y ont, particulièrement au chapitre xi, la précision d'un procès-verbal, auquel il ne manque que les noms propres, et qui suit les rois macédoniens qui ont dominé sur la Judée, depuis Alexandre jusqu'à Antiochus
1. Elle a pu s'y croire aulorisée par Matth.^ xxiVy 15, et Josèphe parle de même {Aniiq.f 10, 11, 7).
l'Épiphane. Aussi la critique n'a-t-^lie eu aucune difGcullé à reconnaître que cet écrit ne pouvait être du temps de Cyrus, et Porphyre avait déjà constaté que nécessairement récrivain avait vu Antiochus et ses violences contre les Juifs. Mais c'était encore le faire trop vieux, et on va voir qu'il ne peut être antérieur au règne d'Hérode^ ni même à sa mort.
Nabuchodonosor voit en songe une statue, dont la léte est d*or, la poitrine d'argent, le ventre de cuivre et les jambes de fer ; seulement, aux pieds, le fer est mêlé d'argile.
Tout à coup une pierre vient la frapper, qui n'est pas lancée de main d'homme; et rencontrant les pieds d'argile, elle la fait tomber; tout est brisé. Puis la pierre grossit et devient une grande montagne, qui remplit toute la terre. Il est clair que les quatre métaux représentent les quatre empires qui se sont succédé a partir des Babyloniens, en
LÀ MO0RRNITÉ DES PROPQÉTES. 237
comptant comme deux empires distincts celui des Mèdes et celui des Perses; le cfuatrîème est celui des Macédoniens» Il est clair aussi que la pierre est l'empire romain, qui est l'empire du monde.
Au chapitre vu paraissent quatre bêtes, qui représentent aussi quatre empires. Ici la quatrième est l'empire romain, la seconde représente a la fois les Mèdes et les Perses* Mais il n'y a pas moyen de ne pas reconnaître Rome dans la quatrième bête, ainsi décrite : «Voici un quatrième animal, terrible, formidable et extrêmement fort ; il avait de grosses dents de fer; il mangeait, brisait et foulait le reste sous ses pieds; il était différent de toiés les autres d'avant lui » (vu, 7). El plus loin : « Il dévorera toute la terre » (vu, 23).
La quatrième bête portait dix cornes. Ces cornes sont les chefs suprêmes des Juifs, ks Asmonées, les seuls princes qui comp-
23d LA MODERNITÉ DES PROPHÈTES.
tenl aux yeui des Juifs à cette époque, depuis que les royaumes de Syrie et d'Egypte n'existent plus. Ils sont exactement au nombre de dix, si on y comprend Judas le Maccabée, que Josèphe compte comme grand prêtre, quoiqu'il ne paraisse pas l'avoir été (i4w/i^., 12, 10, 6),L'écrivain a le droit de les rattacher à l'empire romain, puisque le Premier livre des Maccabées et Josèphe nous les représentent comme s'appuyant sur Rome, dès le temps même de Judas (I Macc. viii, 1, etc.). On comprend dès lors aisément que la petite corne qui s'élève du milieu des grandes est le parvenu Hérode. Il arrache trois cornes, c'est-à-dire les trois derniers Asmonées. Et c'est alors que la petite corne prend une figure humaine et une bouche insolente.
Son histoire se répèle au chapitre viii, avec des variantes*; il y est dit qu'elle