CLOISON TRANSPARENTE
La cloison transparente ou septum lucidum (24, fîg. 128; 3, fig. 132; 4, 11g. 135) est une lame triangulaire, à bords curvilignes, tendue verticalement entre les parties antérieures des deux ventricules latéraux qu’elle sépare l’un de l’autre. — Elle présente deux faces latérales, deux bords , une base et un sommet.
Fig. 135. — Cinquième ventricule et partie supérieure des ventricules latéraux
(D’après Vicq. d'Azyr).
A, substance corticale; B, substance blanche ou médullaire sur laquelle on voit de petits points correspondant aux vaisseaux du cerveau coupés dans la préparation; C, sillon qui sépare les lobes antérieurs du cerveau ; D, sillon qui sépare les lobes postérieurs ; E, lamelles blanches et grises qui entrent dans la structure des circonvolutions ; 1, corps striés sur lesquels on voit de petites veines qui passent sous le tœnia semi-circularis ; 2, fibres transversales appartenant au corps calleux ; 3, prolongements antérieurs des ventricules latéraux; 4, parois écartées du septum lucklum ; 5. 5, espace compris entre les deux lames du septum lucidum ou cavité du cinquième ventricule, dont on ne voit que la moitié inférieure ;-6, pilier postérieur de la voûte à trois piliers ; 7, lame cornée ; 8, ergot de Morand ; 9, cavité digitale ou ancyroïde ; 10, coupe du bourrelet du corps calleux ; 11, extrémité supérieure de la corne d’Ammon ; 12, plexus choroïde.
Ses faces sont verticales et lisses, tapissées par la membrane ventriculaire. — Son bord supérieur, convexe et le plus long des trois, s'unit à
ZOD
la partie médiane de la face inférieure du corps calleux. — Son bord inférieur , concave, se lixe sur la face supérieure du trigone cérébral. — Sa base ou bord antérieur adhère à la portion réfléchie ou concavité du genou du corps calleux. Son sommet s’eflile et se termine au point où le trigone et le corps calleux se touchent.
Le pied du septum a été décrit depuis Vicq-d’Azyr sous le nom de pédoncule du corps calleux. Il forme la bandelette diagonale (Brissacd).
La cloison transparente est formée de deux lames juxlaposées (4, fig. 135), qui interceptent entre elles un petit espace dans lequel ou trouve une très petite quantité de sérosité : cette cavité, c’est le ventricule de la cloison, le cinquième ventricule de Cuvier (5, lig. 135), que l’on voit en enlevant d’un coup de ciseaux la partie médiane du corps calleux.
Fig. 130. — Coupe frontale à demi-schématique du cerveau d’un embryon de 3 mois
(D’après Mathias Duval).
1, paroi inférieure de la vésicule des couches optiques ; 2. cavité de la vésicule des couches optiques (ventricule moyen) ; 3, ses parois (couches optiques); 4, paroi supérieure de la vésicule des couches optiques; 0. fente de Monro;0, G, cavité des vésicules des hémisphères (ventricules latéraux) ; 7, refoulement de la paroi interne de la vésicule des hémisphères au niveau de la corne sphénoïdale ; 8, ébauche du corps strié (épaississement de la paroi de la vésicule des hémisphères) ; 9, ébauche de la corne d’Ammon ; 10, voûte; 11, région du septum; 12, région du corps calleux; 13, refoulement de la paroi interne des hémisphères par la piemère (fente choroïdienne).
On a admis une communication entre le ventricule de la cloison et la cavité du troisième ventricule au niveau de la dépression vulvaire (YTeussens, Winsi.ow, Tarin, Tiedemann, etc.), mais cette communication n’existe pas. Nous verrons plus tard, en eflet, que le ventricule de la cloison ne saurait être assimilé aux autres cavités ventriculaires du cerveau.
Entre le' corps calleux et le trigone il existe souvent une petite cavité, ventricule de Verga, qui communique parfois par un étroit conduit, aqueduc de Verga, avec le ventricule de la cloison (Tenchini).
CONFORMATION INTÉRIEURE DU CERVEAU
Le septum existe chez tous les Mammifères. On le voit aussi chez 'I autres \ ertébrés, notamment les Oiseaux, mais comme ceux-ci n’ont pas de corps calleux, la fente entre les lames n’est pas close et il n’y a pas de ventricule de la cloison. C’est la disposition qu’on rencontre chez I homme lorsque le corps calleux vient à faire défaut. Le septum, en effet, 1 és u 1 te de 1 adossement des parois des deux vésicules hémisphériques, (‘utre lesquelles persiste un reste de la fente primitive ou scissure inter hemisphorique, le ventricule de la cloison, après la formation du corps calleux d une part, et la soudure de la paroi interne des hémisphères entre les deux cornes frontales des ventricules latéraux, d’autre part.
137. — Coupe frontale à demi-schématique du cerveau d’un embryon humain de 4 mois
(d'après Mathias Duval).
L paroi inférieure de la vésicule des couches optiques; 2, cavité de cetle vésicule (ventricule moyen); 3, couches optiques; 4, voûte du 3e ventricule; C, ventricules latéraux; 7, corne d’Ammon ; 8, corps strié; 9, trigone cérébral; 10. septum lucidum; 11, sa cavité; 12, corps calleux; 13, toile choroldienne du 3e ventricule et plexus choroïdes des ventricules latéraux.
De cette origine découle la structure de la cloison transparente. Comme cette cloison n’est autre chose qu’une portion enclavée, isolée de l’écorce du cerveau, les lames qui limitent le ventricule de la cloison, autrement dit, les parois du septum, sont constituées par les mêmes parties qui composent l’écorce des hémisphères. En effet, l’une et l’autre des deux lames du septum sont constituées de dedans en dehors, c’est-à-dire du ventricule de la cloison vers le ventricule latéral par : 1° une couche de substance grise dérivant de la couche grise de l’écorce ; 2° une couche de substance blanche dérivant du centre ovale. En outre, un double revêtement. complète l’analogie. C’est en dedans un revêtement de tissu conjonctif représentant la pie-mère, et en dehors, du côté de la cavité du ventricule latéral, un revêtement épithélial appartenant à la membrane épendymaire. Le ventricule de la cloison (5e ventricule) se développant corrélativement avec le corps calleux et le trigone, n’est donc pas homologue aux autres ventricules. Il a une signilication morphologique toute différente, que la lecture des figures 136 et 137 fera facilement comprendre.
CONFORMATION INTÉRIEURE DU CERVEAU
§ IV. — Ventricule moyen ou 3' ventricule.
Le troisième ventricule, ventricule moyen ou ventricule commun de Vésale (12, fig. 139, 21, fig. 140, 5, fig. 141), est une petite cavité en forme d’entonnoir aplati latéralement placé entre les deux couches optiques représentant la partie centrale de la cavité de la vésicule cérébrale antérieure qui s’est considérablement rétrécie par suite du grand épaississement de ses parois latérales sous la forme des deux couches optiques. Dirigé très obliquement de haut en bas et d’arrière en avant, son sommet répond au tuber cinereum et sa base à la toile choroïdienne. 11 communique en avant avec les ventricules latéraux par les trous de Monro (G, G, fig. 144), en arrière avec le quatrième ventricule par l’aqueduc de Sylvius (F, fig. 140).
Fig. 138. — Troisième et quatrième ventricules, mis ù nu en enlevant la toile choroïdienne après section horizontale du cerveau et du cervelet.
a, corps strié (noyau caudé) ; b, couche optique, et entre les deux la bandelette cornée; c, c, piliers antérieurs du trigone; d, commissure moyenne ; e, glande pinéale avec ses rênes; f, f, tubercules quadrijumeaux > 4, quatrième ventricule au-dessus duquel on aperçoit la valvule do Yieussens; 3, septum lucidum et ventricule de la cloison.
On lui considère une paroi supérieure ou base, un sommet, deux parois latérales, un bord antérieur et un bord postérieur.
Base du troisième ventricule. — Elle répond à la toile choroïdienne et au trigone qui s’étend au-dessus ; elle est limitée de chaque côté par les pédoncules antérieurs ( habénœ ) de la glande pinéale qui séparent la face supérieure de la face interne de la couche optique. En réalité, elle est constituée par une toile épithéliale qui en forme le plafond, membrane du toit, constituée par l’épendyme et qui double la toile choroïde et adhère de chaque côté à
Debierre. — 17.
CONFORMATION INTÉRIEURE DU CERVEAU
1 angle supéro-interne des couches optiques ( tœniœ ventriculi tertii), en se continuant avec la membrane ventriculaire, comme nous l’apprend le développement du cerveau.
Sommet du troisième ventricule. — Le sommet ou plancher du troisième ventricule, encore appelé infundibulum, répond au tuber cinereum et à ta tige pituitaire qui, eu réalité, n’est que le reste de l’évagination inférieure de la vésicule cérébrale intermédiaire, hypophyse , et en continuité directe avec le lobe postérieur de la glande pituitaire. Cette tige peut exceptionnellement rester creuse chez 1 adulte, et alors elle est tapissée d’un épithélium cylindrique à cils vibratiles. (Luschka). La paroi antérieure de l’infundihulum représente la lame terminale de la vésicule cérébrale antérieure de l’embryon.
Fig. 139. Isthme de l'encéphale. 3e ventricule et corps opto-striés vus par leur face supérieure.
(Le cervelet a subi une coupe horizontale).
1, genou du corps calleux; 2, noyau caudé ; 3, tœnia semi-circulaire; 4, couche optique; 5, glande pinéale; 6, corps denté du cervelet; 7, valvule de Vieussens; 8, tubercules quadrijumeaux; 9, pulvinar de la couche optique ; 10, corne d'Ammon sur le plancher du ventricule latéral mis à découvert ; 11, cavité de la corne sphénoïdale du ventricule latéral ;
12, ventricule moyen; 13, piliers antérieurs de la voûte et cloison transparente; 14, corne frontale du ventricule latéral (Photogravure).
Parois latérales. — Les parois latérales du ventricule moyen sont parcourues de chaque côté par l’habénule (frein) de la glande pinéale qui partage la paroi du ventricule moyen en deux étages, l’un supérieur, l’autre inférieur. L’étage supérieur appartient aux couches optiques et se trouve revêtu d’une couche blanche appartenant au stratum zonale ; l’étage inférieur, au contraire, est formé d’une lame de substance grise, se continuant en bas avec la substance grise du tuber cinereum et la lamelle sus-optique.
L’étage inférieur est limité en bas par le sillon de Monro (14, fig. 150) qui s’étend de l’anus au trou de Monro.
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Les deux parois latérales du ventricule moyen qui sont formées en grande partie par la face interne des deux couches optiques sont réunies 1 une a l'autre vers leur partie centrale par un pont transversal, quadrilatère ou triangulaire (Henle, Sciiwalbe) de substance grise, commissure médiane , commissure molle ou commissure grise du cerveau (22, fig. 140, d, tig. 138, et 10, fig. 141). On a vu cette commissure double ; par contre, elle peut faire défaut (Wenzel, Meckel, Longet, etc.).
Fig. 140. — Isthme de 1 encéphale vu par sa face supérieure, 3e et 4e ventricule, corps
opto-striés.
1, sillon médian postérieur de la moelle épinière; 2. verrou ; 3, pyramide postérieure du bulbe ; 4, sillon intermédiaire postérieur; 5, faisceau de Burdach ; 6, sillon collatéral postérieur; 7, cordon latéral; 8, plancher du 4e ventricule; 9, fovea anterior; 10, locus ceruleus ; 11, baguette harmonique; 12, barbes du calamus ; 13, aile blanche externe; 14, aile blanche interne ; 15, aile grise, cendrée ou intermédiaire ; 10, pédoncule cérébelleux supérieur ; 17, valvule de Vieussens ; 18, cloison transparente percée de son ventricule; 19, piliers antérieurs du trigone sectionnés et rabattus en avant; 20, commissure blanche antérieure; 21, cavité du 3e ventricule; 22, commissure grise ou moyenne ; 23, triangle de l’habénule ; 23' commissure blanche postérieure ; 24, glande pinéale ; 25, piliers postérieurs de la gl. pinéale ; 26, freins de la gl. pinéale : 27, tubercules quadrijumeaux antérieurs ; 28, tubercules quadrijumeaux postérieurs ; 29, nerf pathétique ; 30, ruban de lieil ; 31, couche optique ; 32, bandelette cornée; 33, veine striée; 34, tœnia semi-circulaire; 35, noyau caudé ; F, flèche qui traverse l’aqueduc de Sylvius.
La commissure grise est absente 6 à 7 fois sur 100 (Ten'CBini) ; elle peut être double (Tenchini, Viller, etc.). Chez les Mammifères elle n’existe pas, mais elle est remplacée par la soudure des coucbes optiques. Aussi, eu égard à celte disposition et à sa structure
qui ne contient que du tissu névroglique, a-t-on fait de la commissure grise une formation à caractère atavique (Voy. F. M. R. Viller, Rech. anal. sur la commissure grise (Thèse de Nancy, 1887, et Tenchini, Ateneo medico parmense, 1887).
Fig. 141. — Coupe horizontale du cerveau : 3e ventricule, commissure blanche antérieure.
1, genou du corps calleux ; U, cloison transparente ; 2, ventricule latéral ; 3, tète du noyau caudé ; 4, couche optique; 4’, pilier antérieur du trigone; 5, ventricule moyen; S' vulve; 6, veine; striée ; 6', bras antérieur, 7, genou, et 8, bras postérieur de la capsule interne; 9, commissure blanche passant sous le noyau lenticulaire ; 10, commissure grise; 11, freins de la glande pinéale ; 12, noyau de l'habénule ; 13, triangle de l’habénule ; 14, glande pinéale ; 15, tubercules quadrijumeaux postérieurs; 16, frein de la valvule de Vieussens; 17, commissure bl. postérieure; 18, pédoncules postérieurs de la gl. pinéale; 19, ergot de Morand; 20, corne sphénoïdale du ventricule latéral ; 21, corne d'Ammon ; 22, queue du noyau caudé; 23, avantmur ; 24, globule pâle ; 25, cloison interne du noyau lenticulaire ; 26, insula de Reil ; 27» capsule externe; 28, segment intermédiaire du noyau lenticulaire; 29, cloison externe du noyau lenticulaire ; 30, fibres blanches traversant les segments du noyau lenticulaire ; 31, segment externe du noyau lenticulaire (putamen); 32, centre ovale; 33, écorce grise; 34, grande fente interhémisphérique.
Bord antérieur. — Il représente une ligne brisée, formée successivement de trois étages qui sont de haut en bas : les piliers antérieurs du trigone et la commissure blanche antérieure, la lame grise des nerfs optiques ( lamina terminalis) qui s’étend du bec du corps calleux et de la commissure blanche antérieure au bord antérieur du chiasina optique, le chiasma optique et la partie antérieure du tuber cinereum. Entre le chiasma et la lame sus-optique existe un petit cul-de-sac appelé recessus opticus (10, lig. 143) qui n’est qu’un reste de la fente qui, du cerveau intermédiaire, se prolonge dans le pédoncule optique (Mihalkowicz).
La commissure blanche antérieure (20, lig. 140, 9, fig. 141, 13, lig. 146) est un cordon blanc cylindrique de six à huit centimètres de long, étendu transversale-
CONFORMATION INTERIEURE DU CERVEAU
ment d’un hémisphère à l’autre. Sa partie moyenne, saillante dans le troisième ventricule, répond en arrière à l’angle de séparation des piliers antérieurs du trigone et limite avec eux une dépression triangulaire à base inférieure, la dépression vulvaire ou vulve , point au niveau duquel les anciens anatomistes, par erreur, établissaient une communication entre le troisième ventricule et le ventricule de la cloison (5’, fig. 141). — En se portant en dehors, elle décrit une courbe en fer à cheval, qui suit un trajet à peu près parallèle à la bandelette optique. Dans ce trajet, elle traverse d’abord la tète du noyau caudé vers sa partie inférieure, puis elle passe de chaque côté sous le noyau lenticulaire du corps strié et s’étend en rayonnant en éventail jusqu’à la pointe du lobe sphénoïdal où elle se termine en des points correspondants aux extrémités des cornes antérieures du corps calleux. En passant sous le noyau lenticulaire, elle détermine une empreinte en demi gouttière à laquelle Gjutjolet a donné le nom de canal de la commissure antérieure. — Les libres de la commissure blanche antérieure vont se terminer dans les circonvolutions temporales et les lobules fusiforme et linguiforme. La commissure blanche joue donc par rapport aux circonvolutions temporales des deux hémisphères le rôle que joue le corps calleux par rapport aux circonvolutions de la partie supérieure des mêmes hémisphères. Mais, outre ces libres commissurales hémisphériques, la commissure antérieure contient des libres olfactives.
Ces libres olfactives sont de deux ordres : les unes, fibres transversales simples, réunissent l’un à l’autre les deux lobes olfactifs (bulbes olfactifs chez l’homme) ; les autres, fibres entre-croisées , se rendent d’un lobe olfactif au lobe temporal du côté opposé, et constituent un véritable chiasma olfactif analogue au chiasma optique. Ces libres croisées proviennent de la racine moyenne du nerf olfactif, qui s’unit au tubercule olfactif situé dans la paroi de l’espace perforé latéral, puis pénètre dans la tête du noyau caudé pour gagner la commissure antérieure. Cette décussation partielle des libres olfactives dans la commissure explique les faits d'anosmie unilatérale et croisée, qui surviennent en conséquence d'une lésion unilatérale siégeant dans l’hémisphère cérébral du côté opposé.
Chez l'homme, la commissure antérieure varie beaucoup de volume selon les sujets; chez lui comme chez les animaux anosmatiques, elle est surtout une commissure interhémisphérique qui unit les deux lobules linguiformes des hémisphères (Popoff).
Au contraire, chez les osmaliques, c’est surtout une commissure olfactive. Aussi la commissure antérieure est-elle particulièrement volumineuse chez ces derniers animaux.
Enfin, aux points de jonction des parois latérales et du bord antérieur du ventricule moyen, on voit deux orifices, trous de Monro , qui font communiquer les ventricules latéraux avec le troisième ventricule. Circonscrits, nous l’avons déjà dit, par les piliers antérieurs du trigone et l’extrémité antérieure des couches optiques, ces trous laissent passer les deux extrémités de la toile choroïdienne qui se réunissent aux plexus choroïdes (6, 6, lig. 144).
CONFORMATION INTÉRIEURE DU CERVEAU
Les ventricules cérébraux ne communiquent entre eux que par les trous de Monro, et avec l’espace sous-arachnoïdien (pic par le trou de Magendie, les trous de Luschka et la fente de Bichat. Mais partout la paroi ventriculaire est continue, réduite il est vrai en partie à l’épithélium épendymaire.
Bord postérieur. — Le bord postérieur du ventricule moyen, oblique en lias et en avant, présente de haut en bas : 1° la base de la glande pinéale avec ses pédoncules moyens ; 2° un cordon blanc transversal, la commissure blanche postérieure, qui se perd de chaque côté dans l’épaisseur des couches optiques ; 3° une dépression au fond de laquelle on voit l'ouverture antérieure de l’aqueduc de Sylvius auquel les anciens anatomistes ont donné le nom d’anus (16, lig. 143) par opposition au prétendu orifice vulvaire placé en face; — 4° une partie blanche formée par le pont de Varole ; — 6° la lame perforée interpédonculaire ; — 6° la base des tubercules mamillaires; — 7° la partie postérieure du tuber cinereum.
La commissure blanche postérieure (17, lig. 141) ne paraît pas être, comme on le croyait encore naguère, une commissure interhémisphérique. 11 résulte en elle! des recherches de Pàulowsky (1N74) et de Darkschewitsch (1885) que le faisceau en question est essentiellement constitué par des fibres qui partent de différents points de l’hémisphère, se ramassent en un cordon blanc arrondi (commissure blanche postérieure) en s’entrecroisant en même temps avec leurs homologues du côté opposé, et descendent ensuite dans la calotte du pédoncule où elles vont se terminer dans le ruban de Reil, selon Pàulowsky, et dans la bandelette longitudinale postérieure suivant Darkchewitsch, où elles entreraient en relation avec les noyaux des nerfs moteurs de l'œil, et en particulier le noyau accessoire de l’oculo-moteur commun ou noyau de Darkschewitsch. — Bechterew, à son tour , est parvenu en suivant le développement de la commissure, à la subdiviser en deux faisceaux, l’un dorsal qui se termine comme l’a indiqué Darkschewitsch, l’autre rentrai qui irait se perdre dans la formation réticulaire du pédoncule.
Toute la substance grise du plancher et des parois latérales du troisième ventricule est issue de la base de la vésicule cérébrale intermédiaire.