La momie sanglante
«La Momie sanglante », cefle œuvre imprégnée d'aromaltes funèbres et toute palpitante de désir comme un rosier au Soleil, pour qu'au festin éviomphal de sa jeunesse radieuse, il ose lever res haut la coupe de l'Amour incrustée d'astres et loastler hardiment la Mort, en songeant au yaffinement des anciens Égyptiens, “ qui n'ad- | mettaient point de festin sans squeleite, ou sans
un emblème quelconque de la brièveté de la vie.,,
Re de
“ Le #
Une crypte Égyptienne carrée où stagne un relent de résine, de gommes aromatiques et de bois de cèdre. On entrevoit confusément adossés aux murailles les formes humaines des sarcophages, dont les dorures Grülent sous la cendre verte de la pénombre. L'on entend un fracas d'éboulement vers le fond du caveau; aussitôt le plafond éclate sur l'encoignure droite, si bien qu'une vaste brèche s'ouvre sur la coulée onctueuse et
nacrée du Ni,
La clarté corrosive de la Lune qui, selon la légende créée
bar l'auteur, a brisé la muraille du caveau, envahit la crypte
et frappe, sur la gauche, le plus somptueux des sarcophages, dont le couvercle s’abat sous l'effort de la momie. Soudain
animée, la momie d'Ilaï, fille du roi Bocchoris (XXIV Dy-
nastie des Pharaons) se dégage des bandelettes de lin couleur
d’ocre et de rouille, toute luisante de sel et de gommes arabiques qui retombent autour d'elle, en formant une traîne vaguement dorée, où ses pieds s’embarrassent. La momie rougeûtre, dont les formes féminines s'ébauchent, ouvre ses paupières sous lesquelles resplendissent deux gemmes merveilleuses, décroise lentement ses bras aux ongles d’or, et s'avance parmi les cercles concentriques que sa traîne de bandelettes semble former dans
l'air louræ de nacre et de lait lunaire.
ILAÏ
Oh! combien l'air est lourd! Je suffoque!... et ces bandelettes de plomb, qui m'en délivrera? (e//e ouvre les yeux) Ah! c'est toi, 6 blanche Lune! 6 ma soeur, c'est toi qui ma reveillée? Merci, Ô Lunel! Je viens, je viens à toil... Attends-moi! Mais, hélas! je suis si faible et si lasse! Où suis-je? L'air est autour de moi, merveilleusement nacré et pailleté d’or bleuâtre! L'air est presque liquide ! Et mes pieds
foulent un sable lisse et humide.
Oh! dis-le moi, à Lune, suis-je dans les profondeurs du fleuve? Je me promène peut-etre sur les sables gemmés du Nil!
Ah! que je suis lasse et affaiblie par le sommeil! Mes pieds s'embarrassent dans ma traîne d'or. L'air me porte comme un feuille de nymphéa, qui flotte sur les ondes de ton lait pur, Ô ma blanche soeur |
Mais je viens à toi, car un flot de vie gonfle mes veines desséchées! Oui, je sens qu'une sève étrange ruisselle dans mon corps! Maïs d’où vientelle?.., de quelle source inconnue? car. (elle se frotte le front pour se ressouvenir) car. je n'ai plus mon coeur depuis longtemps! /e//e se late la poitrine) Oui... oui, mon sein est déchiré et béant!
En effet, je me souviens: — comme j’agonisais,
mes artères grandes ouvertes, en perdant mon sang
et ma vie, je me souviens que j'appelais à grands cris, de toute ma force, ma fidéle servante Ziboumehl.…. Ziboumeh |...
Où estelle? Où est-elle, ma Ziboumeh? Viens! Viens! Ta maîtresse s’est réveilléel!.. Ziboumeh! Ziboumeh! (e/Ze l'appelle) Voilà que je l'appelle d’une voix rauque et saccadée, comme en cette soirée terrible, dont j'ai compté les heures noires et rouges qui s'égouttaient telles des lourdes larmes de sang!
Le fleuve etait bleu, l’air du soir se véloutait de phosphore, dans la touffeur exténuante de l'été. Oh! comme alors, comme en ce jour néfaste, ma ‘voix rauque appelle sans espoir.
« Ziboumeh! Ziboumeh! Viens vite! Elle ne repond pas! Où est-elle? Je défaille!... Comme alors, mes veines sont desséchées, aplaties, et je chancelle
vers le fleuve, toute ruisselante de ma vie qui s’en
va par ondes rouges. Non, non, aujourd’hui je suis blanche et aride comme une peau de serpent dans la lumière de la Lunel... Ah voilà! Je me souviens! Bien des jours sont passés depuis ce jour. C'était la fête des rameurs, et Ziboumeh s'était longtemps attardée avec ses compagnes pour écouter les histoires du devin sur la HDi Mais, vers le soir, elle rentra.….. tremblante.. et je m’abandonnai dans ses bras, en lui disant: « Promets-moi de faire ce que je te commande. Quand je serai morte, tu tireras mon coeur de ma poitrine ouverte... Jure-moi de le faire, Ziboumeh!... écoute! Tu te serviras pour cela de la cuillère d’or dont se servent les embaumeuses... Puis, tu envelopperas mon coeur dans une feuille de byssus bien soigneusement, et tu le porteras à mon bienaimé |...
« Oh! Ziboumeh! Je te remercie d’être venue bien
vite, car si tu avais tardé encore un instant, je serais
morte. Et alors? alors il n'aurait pas su la déchirante vérité que je cache en mon âme. Il aurait ignoré l'amour torturant qui me consume. Car c'est de lui que je meurs! »
Nubar, mon Nubar.…. c'est lui que j'aime! (Æ7/e se passe la main sur le front) Je me souviens de tout, de tout. En chancelant, je m'approchai du fleuve, et Ziboumeh me soutenait par derrière, en m’embrassant les seins. Oh! que ses bras étaient lisses et chauds... J'étais touté froide, et je tremblais, secouée par les sanglots qui déchiraient sa poitrine. Alors, levant mes bras vers toi, ma soeur, Ô Lune, je chantai, d'une voix faible, un hymne en ton honneur.
Je savais de belles paroles que Nubar m'avait apprises et qui tristement s’effeuillaient sur ma bouche agonisante comme les pétales d’une rose tuée par
le Simoun, (Æ7/e se frotte le front pour se ressouvenir).
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« O Lune! C’est à toi que j'offre le martyre de mon coeur et le sacrifice de ma joie! Car tu voulus que mon corps restât pur... Et c'est pour t’obéir, à Lune, que je lui refusai mes beaux seins duvetés, impatients d’être pris et mordus et mangés à plaisir !.… Je te sacrifie ses lèvres printanières, qui tour à tour, s’étiolaient et refleurissaient sous mes ‘baisers, plus odorantes et rouges! Je te sacrifie les larmes lentes et pensives de ses yeux... ses larmes, plus lentes et plus pensives que les étoiles qui te font cortège! »
Je ne me souviens plus des autres strophes…
À cet instant, Ô Lune, tu fus bonne pour moi! De ta voix blanche enveloppante et nuancée comme le parfum du jasmin, tu me promis la joie future d’être ineffablement unis tous deux, au pays bleu de tes nuages, qui flottent comme des îles d’extase et dé
silence sur les mers de l’Infini!
* Tu fus bonne pour moi alors, 6 Lune, ô ma
soeur |
. (hallucinée) Mais j'ai dormi si longtemps, en cette salle, que jai oublié la suite de cette histoire; et j'ai des vallées noires dans ma mémoire |
Nubar... Nubar, doit être ici, ou du moins tout prés! (Ælle se tourne à droite. puis à gauche, fouillant des yeux la penombre) Car je sens, je sens l'odeur âcre et chaude de son corps puissant de guerrier!.…. Ziboumeh! dis-moi, qu’as-tu fait durant mon
sommeil? Où es-tu donc? Elle ne vient pas. Mais
= Toi
il viendra. Nubar viendra certainement et je l'at-
tendrai!
Ah! quelle joie de le revoir! Une force étrange redresse mon corps et colore mes joues. Je suis ivre du désir de le voir, et trempée d'amour... Ziboumeh |! viens vite oindre les nattes de mes cheveux avec de purs aromates! Puis, comme la dernière fois, caresse-moi lentement les tresses une à une, avec tes mains délicates aux longs doigts fuselés qui savent apaiser la .
fièvre de mes veines. Oh! je brüle, je brule d'une
angoisse voluptueuse !.. Prends vite un peigne d’or, et
doucement épuise mes cheveux, un à un, en effleurant
leurs racines... C'est si doux, tu le sais!
({lai se regarde dans un miroir en s'avançant vers le fleuve)
1 3 . L r A ce moment, la lune apparait déclinante, dans la brèche vaste, vaguement colorée d’une rougeur qui s'accroit à mesure qu'elle entre dans les vapeurs du fleuve, dont la coulée onctueuse
s’empourpre legérement.….
Oh, comme je suis rouge! C'est toi, ma soeur, Ô Lune, qui me teint de pourpre! Tu veux donc me farder et m'embellir?.. Et pour quelle fête? Suis-je
déjà vieillie, et ridée ?
Oh, que je suis distraite!.. Ma vue se brouille, je me suis trompée... C'est le soir qui tombe, et voilà pourquoi le Nil s’embrase peu a peu. C’est le soleil couchant, là-bas, dans les vapeurs qui montent du fleuve... comme alors, comme à la derniére heure où
j'ai bu pour la dernière fois, ses baisers...
J'étais assise, sur la terrasse de mon palais.
et le Nil fumait comme les grands bassins de pourpre bouillante où les teinturiers de mon père colorent mes robes de fête! L'air s'emprégnait de sang de plus en plus... je men souviens! Le vent de la nuit, je le sentais contre ma face, comme l'aile sursautante et membraneuse d'un vampire! Et Nubar apparut tout à coup, enjambant le parapet, magnifique et pareil aux Dieux vêtus de feu et tout souillés de sang qui luttent dans la tempête sur la mêlée des nuages!
Oui... Nubar!.. c'était Nubar! Il s'agenouilla devant
moi, les mains tendues, en soupirant: « C’est la dernière fois, Ilaï, comprends-tu? la dernière fois! .. On me poursuit. Le roi ton père a déchaïîné contre moi toutes ses milices comme des meutes ! Je suis traqué.… j'ai traversé les lignes des guetteurs et des guerriers en sentinelle!.… J'ai déchiré mes mains sur la pointe des orilles.. J'ai couru sans répit, sans souffle, les reins cassés par la fatigue, vers toi... vers toi! et mon coeur dansait dans ma poitrine, détaché, encombrant comme une lourde chaîne! et je sentais la Mort, la Mort d’airain, à mes trousses, qui emboitait férocement mon pas... Et cela... cest bien peu de chose, Ilaï, pour te revoir! et rendre mon souffle en un dernier baiser sur tes pieds blancs...
ela Mort, vois-tu, la Mort me tenaillait les bras dans ma course sauvage! Et moi, je m efforçais de la mordre à grands coups de dents... car je la sen-
tais derrière moi, sur mes épaules et sur mes mains
2, we ÆT LR AL dis Far EC ru r
sans la voir! Mes dents, hélas! machaient le vide... je courais comme la foudre, pour fuir la Mort infatigable! Et maintenant je n’implore qu’un instant de repos. Ne bouge pas, Ilaïl.. Je resterai ainsi à tes pieds! »
Nubar se tut, la voix brisée par un grand sanglot; puis il se mit à m'embrasser les genoux, crain-
tivement, come un enfant... Et moi, laissant retomber
ma tête en arrière sous le poids de ma chevelure, .
jouvris toutes grandes mes paupières cuisantes pour repandre toutes mes larmes... Et je sentais mon âme transpercée de part en part par les cris et les crocs des hyènes!.. Les hyènes affamées du désespoir! Oh, les morsures douloureuses de leur crocs, écartelant mon âme! Nubar sanglotait à genoux, et les bouffées rouges qui venaient du couchant nous léchaïent d'in-
nombrables langues de feu, comme l’haleine d’un in-
cendie, et la chaleur croissait étrangement. L'air suffocant semblait étoffé de flammes épaisses qui épuisaient nos poitrines, J'entendais les dents de Nubar qui claquaient d'effroi.. Ses dents avaient des stridences bizarres comme les instruments de mes musiciens négres!. Je me souviens que son angoisse m'étreignit tout à coup à la gorge, si violemment que je lui criai: « Nubar, mon bienaimé, ne pleure plus ainsi, ne tremble pas ainsi... car je meurs de ta douleur! » Il repondit d’une voix éteinte: « J'ai peur de l’Étre formidable qui respire là, dans ce coin sombre! » Nous tremblâmes tous les deux sentant sur nous la nuit fatale qui nous enterrait violemment, comme les pelletées d’un fossoyeur, coup sur coup!
Les ténébres semblaient durcir sur nos têtes des
neuds plus puissants que les neuds des amarres!.….
Alors, parmi la réverbération des eaux rouges
Et NE
qui nous enlaçaient en une marée de feu... malgré e L2 pe L2 e 4 e VA ss moi, je minclinai vers Nubar, lentement attirée par ses prunelles, plus humides et plus douces que les prunelles du lama! Oh! elles m’attiraient vers lui, ses prunelles soudain agrandies comme des fleuves langoureux au crepuscule, dont les eaux vertes semblent s'attendrir et déborder d'ivresse en plein azur! Et Nubar disait d'une voix sourde: « Ilaï, Ilaï, ne senstu pas sur ton cou frais et soyeux un brutal joug de bronze qui te courbe vers moi?» E tandis quil e a+ ° 4 ) parlait, mes yeux hallucinés voyaient réellement l'eau brulante et rouge du Nil qui envahissait ma chair et gonflait mes seins. — « [laï, Ilaï, disait-il, donne moi tes lèvres, tes lèvres encore une fois, pour en nourrir mon coeur! Et puis, je m'en irai bien loin, le front courbé vers la terre, à travers les déserts aveuglants
en portant le soleil féroce de mon destin, attaché
sur mon dos, comme un meule embrasée!… Tes lévres fraiches et lisses, comme les plages, que les
marins baisent au sortir des naufrages!.. Tes lèvres,
hurla-t-il en sanglotant, et puis je m'en irai par delà
les portes de la Mort! »
Pauvre Nubar! Rien ne put me soutenir en ce moment. le joug de bronze me courbait inviciblement vers, ses lèvres, sur les gouffres bleuâtres et dorés de ses yeux! Et je voyais trembler ma frêle image dans ses yeux, comme une étoile perdue sur une mer orageuse.
La nuit fauve avait tout envahi: la terrasse, les escaliers géants du palais, les colonnades de porphyre et le paysage lointain. Le Nil rouge nous enveloppait de brumes écarlates.. « Ilaï, Ilaï... le fleuve maudit est tout prés de nous. Là, là... ses ondes scélerates
rongent déja ma peaul…. Donne-moi tes lévres...
l’oasis de tes lèvres fraiches. pour y vivre encore une heure, car je sombre dans un océan de feu !.… C'est le fleuve même de notre amour forcené qui 4] 1 | U , mélange nos corps et nous soulève! Où m'emportera-t-il?.. Je vois un torrent de flammes qui coule de ton coeur béant; un torrent de tendresse infinie et d'amertume ruisselle hors de ta chair et m'’entraîne...
Tout le ciel est rouge du reflêt de mon désir! »
LME A, Elle s Pr sur un rcbea de pierre, en
RESTE is au Nil F2 où la Te s ne à trau
"ei 3 4 que je tombe de fatigue à chaque past. É Dr
Des sages prétendent que tu te colores de sang pour annoncer aux femmes la mort de leurs amants! (avec un sursaut) Mais c'est faux! Car Nubar est vivant ! Oh, Lune! dis-moi, l’as-tu vu? Où es-t-il à cette heure? Est-il toujours le plus beau et le plus intrépide des guerriers? M’aime-t-il toujours comme
autrefois, avec sa belle bouche insatiable de baisers ?
(en s'affaissant elle tremble de sentir sous ses doigts des hiéroglyphes en relief sur le couvercle du tombeau, elle regarde à la clarté rouge et se relève épouvantée, devenue
| effrayante de paleur).
Mort! Mort! Nubar est mort! Ce n'est pas vrai, je n'y crois pas! (e//e se couvre le visage) Quelle horreur! Nubar mort depuis mille ans! suis-je folle? Il y à mille ans que je dors. et loin de lui... et sans
le revoir! J'ai donc marché dans les labyrinthes de la
Mort, touffus de fantômes. sans Lehcontrer mon bienaimé! Est-ce possible? Que tu sois maudite, mille fois maudite, 0 Lune! Car tu m'as trompée !.. (ÆUle sanglote) Oh, pourquoi donc venais-tu me caresser la chevelure tous les soirs, avec tes longs doigts couleur de perle, si délicatement que mes seins se gonflaient d’une ivresse exquise?.. Oui, c'est toi la coupable, c'est toi qui grisais mes lèvres entrouvertes avec tes longs baisers tous parfumés des fleurs amoureuses dont tu avais bue l’âme en tes voyages le long des nuits, sur les campagnes ténébreuses |... Nubar en connaissait trop, hélas! la troublante saveur!
C’est toi qui alanguissais ma chair de volupté
en me caressant le corps des pieds à la tête. Et je
demeurais longtemps noyée dans tes rayons, où passent
et repassent tes mains exsangues et veinulées d’amé-
thyste nt
AS : Et tout à coup, je me souviens! je me souviens. tu agitais sur mon visage le suaire blanchâtre du remords, plein de vermine, en me tendant ta face d'ivoire, devenue tout à coup pareille à celle des Morts |
C'est toi la coupable! Magicienne infamel.…. Quand je chantais sur ma terrasse, c’est toi, Ô Lune, qui rendais ma voix aussi suave qu un encens pur, qui s'évapore vers les étoiles !.…
Toutes les fois que Nubar m'embrassait les genoux en me suppliant d'amour, tu bondissais violemment entre nous, en gesticulant de tes bras souples... pour séparer nos lévres. et tu tendais ta face pareille à celle des Morts |...
Alors, en tremblant, nous désenlacions nos doigts, qui avaient fondu ensemble avec délices, notre moelle,
et notre sang |...
aie
Presque aussitôt après. oh, stupide ironiel.… ton corps blanc de magnolia, Ô Lune, ton corps à demi nu et parfumé de jasmin s’ épanouissait à miracle d’entre le suaire hideux du remords! Et le suaire, plein de vermine, se muait en un voile d’or! Alors, repliant tes bras de nacre, Ô Lune, sous ta tête pâle, dans les tresses ondoyantes de ta chevelure... comme une baïigneuse aérienne, tu t'abandonnaiïs dans
le grand fleuve de clarté bleue, ruissellant à pleins
bords dans le firmament !.…
Oh, ses larmes ! Ses sanglots douloureux |... Oh, que ses larmes éclaboussent et souillent ton
visage de pureté !.….
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