ÉDIT
Digiti
l'Ji TRAITÉ DES OPKRATfONS DE BANQUE.^
Le comptoir d'escompte de Paris est la première des banques françaises qui ait mis des ressources considérables à la disposition du commerce extérieur. Ses agences dans llnde, en Chine, au Japon, dans les Antilles, disposent d'une somme h peu près égale au capital de l'établissement et lui fournissent une grande partie de ses gains. Les affaires de ce genre sont aléatoires, mais elles donnent des produits abondants, conune le comptoir en a fait l'expérience. Les années 1864 et 1865 lui ont infligé des pertes qui ont été bientôt couvertes par des bénéfices. Pendant l'exercice 1874, les opérations de ces agences s'élevaient à 978 millions, et donnaient aux dividendes une somme d'environ 1,200,000 fr. Mais la grandeur même de ces opérations commençait à les rendre embarrassantes, par la difficulté de conduire d'une façon uniforme des affaires faites sur diverses places, à de grandes distances, avec des usages et des exigences variables et un personnel nombreux. Ces difficultés ont fait mettre en question l'existence de ces agences, et suggéré qu'il vaudrait peutêtre mieux les liquider que les conserver.
Le comptoir d'escompte a aussi payé son tribut aux opérations d'émissions de titres, et ces émissions, faîtes à la commission, ont contribué pour une part importante et trèsremarquée aux bénéfices des actionnaires.
Voici le bilan du comptoir d'escompte de Paris au 31 décembre 1874.
CâpiU) 80,000.000
Béoerve sUtnlaire tO,000,000
Complet d'espècfs U.S8i,ltl 86
Effets ^enl.^ à i'cDcaif^cmcDt : 7, 532, SOI 04
Comptes de Paris 9,9A8.8SB SO
» dP proTrincc n.î»fi«,01î 06
m deltiranger 3,5«3,5I0 71
Compte» spéciaux 8,U9,9S0 3S
Accepiutioiis et effets & payer 8.75S,785 88
Coupons dlters à pajer 5,T94,41* 6B
i)i\i<lrnde du Comptoir, re^tSDt&payer 6*,9»5 69
DIvideodedu Comptoir icr février 1878 S.SOO.OOO ■
Prolits «l Perl»;», compte nouveau.... 674, Î6î 74
tut, 193,018 14